‹ La peinture en EuropeChapitre 248 sur 501 · Intérieur (G · texte numérisé non relu

Intérieur (G

Au milieu, un paysan, tourné de profil vers la gauche, vêtu d'une veste brune, d'un pantalon bleu et coiffé d'un chapeau gris, est assis, d'une main tenant un broc, et de l'autre tendant un pain à un enfant que porte dans ses bras une mère assise, vêtue d'un corsage vert, d'une jupe noire et d'un tablier violet, un bonnet blanc sur la tête; au second plan, sur une table, une serviette et des aliments, et debout, un homme en vêtements gris, coupant du pain et regardant le petit enfant; au fond, au-dessous d'une fenêtre, trois convives attablés et un quatrième debout ; sur une chaise, un pot de bière ; à gauche, une haute cheminée et un escalier. Sur des planches, des instruments de ménage.

H., 0,37; L., 0,34. B. — Fig. pet. nat. — Acheté 270 francs, en 1823, à M. Spruyt, de Gand. — Collection Van don Hecke-Baut de Rasmon.

Dyck (.Anton van). — Flamand, 1599-1641. * 401. — Le Christ en croix (11).

Au milieu, le Christ en croix, vu de face, la tète inclinée sur l'épaule droite. A gauche, saint Doiiinique, en robe blanche et manteau noir, debout, les bras étendus, cojitemple le Sauveur. A droite, sainte Catherine de Sienne, en robe grise, manteau noir, voile blanc, entoure de ses bras le pied de la croix, au bas de laquelle, au milieu, est assis sur une pierre un ange nu, auprès d'une lampe allumée, tenant une torche renversée entre ses jambes; au ciel, en haut, à gauche, deux petits anges. On lit sur la pierre : Ne P.\tris Svi M.vnibvs Terra Gr.vvis

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VAN DïCK.

H., :î,!0; 1.., '2,l'.\. T. — Ki^'. {^r. nat. — Suivant certains critiques, le peintre exécuta ce tableau vers IG29, on l'honiieur des roli},'ieux doniiiiicains, pour obéir à un V(eu de son père ([ui avait été soi};né dans sa dernière maladie i)ar des religieux do cet ordre. Mai* M. (îuiffrey le croit antérieur de trois années. Les défauts qu'on y reconnaît s'expliqueraient ainsi i)ar rinexi'érieiice de l'artiste encore bien jeune. — « Ce tableau est, en elVet, un des plus rail)les et des moins bien ordonnés du maître. La ci imposition en est vide et froide et les dilVénMits personnaj,'es ne se rattacliezit i)as les uns aux autres. » (GuiKKKK.v, "77.) Lors de la siippression du couvent, il fut mis en vente. Acheté 0,000 florins sur une mise à prix de 10,000, il fut rendu au couvent. Transporté à Paris de ITIM à 181."). — Gravé, aux frais d(>s relij^'ieux, par Bolswert (la planche fut payée, dans la suite, "i.'iô florins;, i)ar Nit(jla> l.auwers et par Normand (Landoni.

* 402. — Jean Malderus, cinquième évêque d Anvers (H).

11 est assis, dt^ face, les doux mains appuyées sur les bras de .son fauttHiil, le visai^e tourné vers la droite; teint eoloré, yeux noirs, l»arhiclie ijrisonnante, rocliel blanc, carnail violet, barrette noire; une eroix d'or pend au-dessous de .son caniail; de la main i^aucln* il tient un li^re noir à tranehe «lorée.

IL, 1,1S; [.., O.UÔ. 1{. - l''i^'. A mi-corps, ^x. nat. — Trouvé, en 1H12, dans l'ancicti ]ialais éi)iscopal. — Blk<;i;k (p. (Jô) croit <pic ce ixtrtrait est une copie dont l'original, <l'après Rubens, est au palais de Windsor.

""' 403. — Le Christ déposé de la croix (H).

Dans une grotte», à gauche, le Christ est assis sur .son linceul, de trois quarts tourné vers la droite. La Vierge, assise au second plan, de face, en robe gris foncé et voile gris clair, les yeux au ciel, soutient contre son sein la tète de son fils dont le bras gauche s'allonge sur son genou droit; à droite, la Madeleine, agenouillée, en juj)e jaufU', corsage grenat, baise la main gauche du Sauveur; au second plan, s'avance saint Jean, de profil, (mi manteau rouge. En bas, à gauche, les clous, lécriteau, la couronne d'épines et l'éponge dans un bassin de cuivre.

H., 3,03; î.., 2,2:1. T. — Fi^. frr. nat. — Provient du maître-autel de l'éj^lise du Hépuinage, à Anvers. Transporté à Paris de HOl à ISlô. — « Dans cette toile, les formes sont conçues avec une j^randeur inirticulièn», les tètes sont nol)les et la touche est d'une lar^'cur maî,'istrale. >■ (Waa(;en, II, 2IG.;

* 404. — Le Christ au tombeau (I).

A l'entrée d'uiu' grolle, a gauche, la Vierge t^st assise, vétiu' d'une robe grise, d'un capuchon brun et d'un manteau bleu, de trois quarts tournée vers la droite. l(>s l>ras ouverts, les yeux au ciel; sur ses genoiLX repose la tète du Christ, étendu sur son lincetd. Saint Jean, au second plan, au milieu, en robe rouge, de face, tient la main gauche du Sauvtnu- doid il montre la blessure à deux anses, à droite,

(lo profil; luii s'agenouille, (•acliaiit .sç)n visage, et l'autre, debout, se penche, l(*s mains jointes.

H., 1,M; I.., 2,07. T. — Fif,'. gr. nat. — Grav»'; par Bolswcrf, par lingot, par Normand (Laiidon) ; la lôte de la Vierge seule, à rcau-i'ortc jjar Danse. — Commandé au peintre, en 16:M, par César-Alexandre Seaglia, ablié de StalFarde, qui en fit don aux KécoUcts ; eeux-ci en ornèrent la chapelle de Xotre-Dame-des-Sept-Douleurs dans leur église. Transporté à Paris de 1794 à 1815. A subi de fâcheuses restaurations. — Le I/juvre possède une première pensée de ce tableau traitée en esquisse (n" VàiY-ij et Munich une répétition avec variantes.

405. — Portrait de César-Alexandre Seaglia, abbé de Staffarde (I).

Il est d(;bout, vu de face, nu-tOte, le bras droit sur le sorlc d'une colonne. Chevelure brune, moustaches et barbe blondes. Vc^tu d'une soutane noire et d'un manteau noir dont il retient les plis de sa main gauche. Adroite, une draperie jaune relevée; sur le piédestid, au-dessus des écussons de Seaglia, une inscription en Ihonneur du prélat, et la date de sa mort, 21 mai 4 641.

H., 1,89; L., 1,11. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Pontius, à mi-corps. — Provient de l'église des Récollets. Transporté à Paris de 1794 à 1815. — Bukger {Anvers^ p. C6) doute de l'autlienticité de ce portrait, qu'il considère comme une copie dont l'original, de dimensions plus grandes, était à Londres dans la collection de M. Thomas Baring. — « La tête est distinguée, les mains sont fines et dignes de Van Dyck ; mais comment supposer que le maître, qui mourut à Blackfriars, près Londres, le 9 décembre 1641, ait fait dans ses derniers jours une répétition d'un portrait destinée à une chapelle des Récollets? »

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