U Adoration des Bergers (D
II., 2,51 ; L., 1,96. B. — Fig. gr. nat. — C'est là sans doute la ÎVdIirité que le peintre exécuta, en 1559, pour l'autel des Jardiniers, dans la cathédrale. — « Ce tableau, qu'il faut considérer comme un des plus importants dans l'œuvre du peintre, est surtout remarquable par l'expression. Les têtes sont fines et douces ; les accessoires, les animaux s(jnt peints avec une largeur savante. On peut regretter cependant que le coloris abonde en gris roux, en tons neutres, et paraissent si elfacés et si neutres. » (P.vul Mantz, Ilisl. des peintres.)
* 114. — Saint Luc peignant le portrait de la Vierge (D).
Au milieu, le Saint, \êtu d'un ample manteau rose, assis, la tète de trois quarts tournée vers la j^auelie, peint. Au second j)lai), un élève, les manches retroussées, broie des couleurs ; à gauche du chevalet, le bœuf symbolique, portant au front le blason de la confrérie des peintres.
H., 2,02; L., 1,97; B. — Fig. gr. nat. — Provient de l'ancienne Chambre des peintres. — Sous les traits de saint Luc, le peintre a représenté son ami Rykacrt-Aertz ; il s'est représenté lui-même sous les traits de l'apprenti.
Fouquet (Jehan). — Français; vers UlS-vers 1483. - 132. — La Vierge et l'Enfant Jésus (C).
Sur un fauteuil dont le dossier et les bras, en manjueterie, sont ornés de perles, est assise de face la Vierge, de teint pâle, au front J>ombé et très découvert. Elle est vêtue d'une rol)e grise dont le corsage délacé laisse voir son sein gauche, d'un manteau blanc ii (l()id)lurc d'hermine, et coilîée dune couronne enrichie de pierres précieu.ses et d'un voile de gaze; elle baisse les yeux vers l'Enfant Jésus, assis tout nu
sur sou i<oiion gau<'li(', <l(^ trois (|iiarts lourué vers h\ 'S€\ur\\(\ Aiiloiir (Ju fauteuil, six aui,'os rouges, trois de elia(|ue coté, l'un au-dessus de l'autre, sur un fond bleu rempli de chérubins de mémo couleur.
H., 0,91 ; I.., 0,81. B. — Fig. à nii-janib(^ gr. nat. — Gravé par Gaujoaii ^Gonsk, Ait yotinque). — Derrière le panneau on lit : « La Sainte Vierge, sous les traits d'Agnès Son;!, maîtresse de Charles Vil, roi de France, morte en 1450. Ce tableau, qui était dans le chœur de Notre-Dame de Melun, est un vœu de maître Kticnne Ciievalier, un des exécuteurs testamentaires d'Agnès Sorel.., 1775..., Gaulthier, avocat. » (Voir comtb de Labordk, la Renaiaxance des arlA à la Cour de France, I, p. 691 et 727.) Ce panneau était la partie; centrale d'un tript)que exécuté pour la cathédrale de Melun et destiné à orner le tombeau d'Etienne Chevalier, trésorier du roi; des deux volets, l'un, représentant le donateur et son patron, appartient à M. Brentano; l'autre, oii était pointe vraisemblablemont Catherine Buté, femme du donateur, a disparu en 1793. — « La figure de la Vierge a (juelque chose de la manière douce et élancée de Memliiig qu'elle fait pressentir; l'Enfant Jésus est aussi gracieux que ceux de Van Eyck. » (Cr. et C.w., Il, 123.) — « Agnès Sorel n'ayant pas eu d'enfant, on peut cf^njecturer que, sous les traits du petit Jésus, Fouquet a représenté son tils. » (Gon.se, Art guthique, 380.)
Francken (Ambroisr) le Vieux. — Flamand, 1545-1018. 125. — La Multipiicalion des pains (D).
H., 2,80; I.., 2,13. B. — Fig. gr. nat. — Peint, eu 1598, pour l'autel des meuniers et des boulangers de la cathédrale.