‹ La peinture en EuropeChapitre 329 sur 501 · Samson insulté par les Philistins (G · texte numérisé non relu

Samson insulté par les Philistins (G

Dans le vostibiilo d'un palais, Samson, vêtu d'une tuniquo jaun<\ sa chcviduro coupée jonchant le sol, à côté do son turban et de soir aii<rette, les pieds liés par des cordes (jue tirent deux enfants, (»st coiflé d'une n»arotte par un hoinnie qui secoue en même temps les chaînes dont ses mains sont chari2;ées. A droite, un porte-étendard et un nain coilté d'un chapeau à [)lume, brandissant une lance. A gauche, Dalila, assise, en robe bleue, un chien à ses côtés, est caressée par un vieillard et se moque du captif; une vieille femme compte sur une table l'argent que vient de lui donner un chef philistin accompagné d'un nègre et d'un soldat; au premier plan, un valet fouille dans un meublc! recouvert d'un tapis. Au premier plan, sur une draperie bleue, un ])lal on cuivre, une aiguière et des ciseaux. Au fond, une estrade, d'où regardent deux personnages; sur l'escalier, deux musiciens suivis par plusieurs soldats et par la populace qui manifeste sa joie; au plafond est tendue une étoffe. ^

Signé, au premier plan, à droite : J. Steen (J. et S. entrelacés).

H., 0,6() ; L., 0,83. T. — Fig., 0,18. — Coll. Van don Hecke-Baut de Rasnion. — Achoté 81() francs, en ITO-l, à M. Spruyt, de Gand. — Il existe une répétition de ce tableau qui lit partie des collections Van Hoek. et J. Taylor. — « Ce tableau est de la meilleure manière de Jean Steen. Il y est spirituel et bouffon, caustique et rieur. On ne peut rien voir de plus vivant, de plus amusant et de plus vrai ; les personnages sont si complets qu'ils agissent, qu'on les entend parler. Dans le procécb'', le peintre est très personnel. A peine découvrirait-on quelques coins insignifiants rappelant certains Adriaen van Ostade. » (E. Leclehq, Gazette des Beaux-Arts, IX, p. 18. i

* 339. — La Noce de village (G).

Dans une salle, à droite, près d'une table, est assis un cavalier vu de dos, en pourj)oint gris et inaideau jaune, (pii cause avec une fenHiie, en jupe grise et corsiige rouge; on aperçoit entre eux la tète de la mariée. Au second plan, une femme qui cherche à empêcher de boire son mari, debout contre la muraille. Plus loin, près d'ime haute cheminée, monté sur une table, le ménétrier jouant du violon; au milieu, trois danseurs et une femme en robe foncée et bonnet blanc; au fond, un paysan et une paysanne qui viemuMit d'cMitrer. Au premier j)lan, ii gauche, un cavalier debout, en pourpoint noir à crevés, coitié d'un chapeau à plume, prend sur un escabeau un broc et s'apprête à boire en regardant la mariée; dans le coin, un buveur s'entlort près d'un escalier, en haut duquel un homme entr'ouvre une porte; une servante prend un pot d'(''lain accroché au mur; au milieu, un chien couché

pW'S (liiii Itioc; au j)I;i(on(l, h mic ])()Ulr(' Iiorizoïitalc, une braM<-ii(3 icuillco.

Signe, au luilk'u, sur l'cscaHiM- : I. Steen.

H., 0,44 ; I.., Gl. B. — Fif,'.,0,lô. — Aiunoiine collection Erard, de Paris.— Acheté 11,880 francs, en 1861, à M. Van don Sclirieck, de Louvain.

Teniers (David) le Jeune. — Flamand, 1610-1690.

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