Vue cV un port en Italie (G
Signé, à gauche : Gio. Batta. Weenix.
H., 0,R4; I,., 1,40. P. — Coll. Van den Hecke-Baiit de Rasmon. Acheté 31 louis, on 1805, à M. Spruyt, de Gand.
Weyden (Rogikr van der) ou de la Pasturk. — Flamand,
* 3S3. — Panneau central. — L'Eucharistie {(),
Dans la grande in^f d'une église, le (Ihrist cloué sur la croix, an pied de laquelle Marie-Madeleine est agenouillée, de trois quarts tourné*^ vers la gauche, en robe violette doublée de fourrure et voile blanc, les yeux levés au ciel, les mains jointes; à gauche, la Vierge, en manteau bleu et voile blanc, s'évanouissant entre les bras de saint Jean, en costume rouge, tournés tous deux vers la droite; leur faisant vis-à-Ais, une sainte, vue de dos, en robe rouge, corsage à manches jaun(\s, voile blanc. Au fond, derrière une grille devant l'autel, surmonté d'un retable doré et d'une statue de la Vierge, le prêtre, revêtu d'une riche dalmatique, vu de dos, élève l'hostie; à sa droite, un la'iqu(> portant une hallebarde et une épée, en costume rouge, son chapeau attaché sur son dos, et un chantre, en dalmatique rouge; à sa gauche, près d'un pilier, deux mendiants et trois fidèles.
* 394. — Volet de droite. — Le Baptême, la Confirmation, la
Confession (C).
Dans la nef d'une église, vue de profil, trois groupes différents, chacun sous une arcade ogivale. Le premier se compose de deux hommes, de deux femmes et d'un prêtre, groupés autour des fonds l)aptismaux. Au ciel plane un ange, vêtu de blanc. Dans le second, des fidèles, un prêtre, un enfant agenouillé, et trois autres enfants, déjà confirmés.
qui s'éloignent. Au ciel, un ange en jaune. Dans le troisième groupe, un prôtre en chasuble, coiffé d'un capuchon, devant lequel est un fidèle qui se confesse ; à son côté, une femme à genoux, vue de dos. Au ciel, un ange en rouge. Chacun de ces trois anges dé[)loie une banderole sur laquelle est inscrit un texte relatif au sacrement représenté par le groupe au-dessus duquel il vole.
* 395. — Volet de gauche. — L'Ordination, le Mariage, V Extrême-Onction (C).
Dans la nef d'une église, vue de face, sous trois arcades ogivales : à gauche un prêtre, vêtu d'une chasuble blanche, est agenouillé devant un évêque mitre; au ciel, un ange en pourpre; au milieu, un prêtre, en chasuble blanche, unit deux époux ; au ciel, un ange en bleu ; à droite, un moribond est couché dans un lit, au pied duquel prient un prêtre, un homme et une femme ; au ciel, un ange en violet. Au premier plan, à gauche, une femme, assise à terre, lit dans un livre ; un chien est à ses côtés.
Pan. cent., H., 2 m.; L., 0,97. — Volets, H., 1,20; L., 0,63. B. — Aux angles du cadre sont deux écussons : celui de l'évêché de Tournai et celui de Jean Chevrot, évêque de Tournai, de 1437 à 1460, sans doute le donateur du triptyque. Autrefois, à Dijon, dans la famille de M. Pirard, l'ancien premier président du parlement de Bourgogne, aux héritiers duquel il fut acheté, en 1846, par M. Van Ertborn. Bien que Cr. et Cav. semblent nier l'authenticité de ce triptyque, Burger le considère, au contraire, comme le chefd'œuvre du maître, celui qui représente le mieux sa manière et d'après lequel on peut le reconnaître. « Les détails de l'architecture et la sculpture qui ornent la nef centrale, les figurines des plans reculés, tout est peint avec une finesse correcte et s'harmonise dans l'ensemble. Les tètes sont animées d'une passion extrêmement dramatique ou ont une pieuse sérénité : elles sont toutes marquées d'une individualité dont on garde le souvenir. Les anges si délicats, jetés en l'air comme des oiseaux qui volent, ont une élégance particulière à Rogier van der VVeyden, bien qu'il les ait empruntés aux van Eyck, qui semblent les tenir de l'école de Cologne ; car on les rencontre presque pareils dans les tableaux de meister Wilhelm et de meister Stephan. » (Burger, Anvers, p. 30, et Revue gervianique, 28 février 1861.) L'authenticité de cette œu\Te magnifique est généralement admise aujourd'hui, et M. H. Hymans la rapproche justement du grand triptyque du musée de Madrid, commandé, en 1455, par Jean Robert, abbé de Saint-Aubert, à Cambrai, et qui représente aussi, dans une de ces parties, les Sacrements. {R. v. M., I, 104.)