‹ La peinture en EuropeChapitre 364 sur 501 · La Sainte Vierge (C · texte numérisé non relu

La Sainte Vierge (C

Sous un |)orti(|uo orné do sculptures représentant, l'une le sacrifice d'Abraliarn, l'autre^ David portant la tète de Goliath, la Vierge, drapée dans un manteau amarante, un bandeau orné de perles retenant sa chevelure brune, sur laquelle est posé un voile de gaze, est assise sur un siège très ouvragé. Sur ses genoux l'Enfant Jésus, auquel un ange, agenouillé à droite, vêtu d'une robe l)lanche et d'une riche dalmatiqu(; rouge et or, une viole à la main gauche, offre de la droite un fruit ; à gauche, deux anges debout, l'un en robe jaune, l'autre en robe violette, chantent, tenant dans les mains un livre sur lequel sont tracées les lettres A. S. Au-dessus du trône, deux guirlandes de feuilles, retenues à droite et à gauche par des enfants; par trois arcades cintrées, on aperçoit au fond, dans le paysage, un château fort et une ferme sur le bord d'une rivière.

H., 0,79 ; L., 0,55. B. — Coll. Van Ertborn. — Ce tableau, qui offre de nombreuses ressemblances avec une peinture que possède M. "Weld Blundel, à Ince-Blundel (Angleterre), et la Noce de Cana au musée du Louvre (n" 19:37)', a été successivement attribué à Van der Goes, Jean de Mabuse et Gérard David. Il est certain qu'on y peut remarquer de nombreuses affinités avec ce dernier maître dans la facture et dans les expressions des visages ; mais, comme le fait judicieusement remarquer M. Weale {Gaz. des Beaux-Arts, F"^ série, t. XX, p. 499), « la touche en est différente, le contraste de couleurs brillantes et intenses encore plus frappant et les carnations plus blanches ». Peut-être est-ce l'œuvre d'un de ses élèves, d'Adriaen Ysenbrant, par exemple.

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