POURTOUR DU CHOEUR
1"'^ chapelle dite de la Trinité :
Balen (Hendrick van) lk Vieux. — La Sainte Trinité au milieu d'une gloire entourée d'anges.
Réplique d'un tableau de Rubi>ns que possède la Pinacothèque de Munich. Gravé en n~7 par Wcissenbahn. (N° 749 du catalogue.)
Noort (Adam van). — Saint Pierre présentant à Jésus le poisson qui contient la pièce d^argent du tribut.
Tableau donné, en 1841, par M. A. van Camp.
Schut (Cofweiu.e) . — Le Sauveur, descendu de la croix, est étendu sur les genoux de la Vierge et de saint Jean.
4* chapelle (de la sainte Vierge), dite chapelle de Rubens.
La constriiction, qui avait été spécifiée par le maître lui-même, fut décidée le 14 mars 1642 et confiée au maître maçon Antonin MaicA.
Au maître-autel :
* Rubens. — La Sainte Famille.
A droite, sur un trône en pierre, dont le dossier en feuillage forme une niche, est assise la Vierge, en manteau et voile blancs, de trois quarts tournée vers la gauche, portant sur ses genoux l'iinfant Jésus, (jui donne sa main gauche à baiser à un cardinal agenouille, au second plan, de trois quarts tourné vers la droite, vêtu d'un camail rouge et
(l'un rocliot blanc; derrière lui, au second plan, deux femmes, dont on ne voit que la tôte, et, au premier plan, la Madeleine!, un manteau noir drapé sur la partie inférieure du corps, la main droite sur sa fX)itrine nue et portant de la main gauche un vase de parfums. A i^auclie, montant les marches d'un escalier et se dirigeant vers le groupe divin (ju'il contemple, saint Georges, armé en bataille, une écharpe rouge autour dos reins, tenant de la main gauche un étendard; à ses pieds, le dragon, la gorge traversée par sa lance; à droite, au premier plan, vu de dos, agenouillé sur un livre, et tournant le visage vers la gauche, saint Jérôme, une draperie rouge sur l'épaule droite et le bas du corps; à sa gauche, un ange, debout, lui présente un livre ; au ciel, des anges portant une couronne et des palmes ; au fond, une balustrade. Paysage à l'horizon.
H., 2,21; L., 1,95. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Pontius, Remoldus Eynhoudts, Jos Wildiers, etc. Le musée de Weimar possède un dessin pour la tète de saint Jérôme. Transporté à Paris en 1794 et exposé dès 1799 au musée des arts, ce tableau fut renvoyé en 1801 à Anvers et placé à l'école centrale du département des Deux-Nèthes ; il ne fut restitué à l'église qu'en 1815. Suivant la tradition, sous les traits de Marie-Madeleine, Rubens aurait représenté Isabelle Brandt; la femme à son côté serait Hélène Fourment, le cardinal aurait les traits de son père, et lui-même se serait peint en saint Georges. Aucune preuve sérieuse ne peut être donnée à l'appui de cette légende ; la ressemblance des deux femmes du maître avec les saintes n'est pas nettement accusée, et il n'existe aucun portrait authentique du père de Rubens. Il est présumable que les motifs pittoresques ont seuls guidé le peintre dans le choix du sujet et dans son exécution. M. Max RoosES (1,277.) reproche à cette composition de manquer d'unité : « Ces fougueuses figures d'hommes à côté des placides figures de femmes font un contraste frappant, mais sont entièrement étrangères à l'action principale et n'y appartiennent ni de corps ni d'esprit. Le saint Jérôme a un mouvement si violent et un geste si peu approprié à la circonstance que l'on ne comprend point ce que le peintre a voulu exprimer par cette pose déplaisante ; la Vierge est belle, mais la Madeleine déplaît par sa pose rigide et son expression sans vie. » L'appréciation nous semble sévère ; il est impossible de ne pas admirer, avec M. Max Rooses lui-même, l'art incomparable et la science merveilleuse de la palette avec lesquels est composée cette œuvre de la dernière manière du maître. « C'est le Rubens des meilleurs jours, avec plus de naturel, de précision, de caprice, de richesse dans son coloris, de puissance sans effort, avec un œil plus tendre, vme main plus caressante, un travail plus amoureux, plus estimé, plus profond... Il y a, dans la vie des grands artistes, de ces œuvres prédestinées, non pas les plus vastes, ni toujours Içs plus savantes, quelquefois les plus humbles, qui, par une conjonction fortuite de tous les dons de l'homme et de l'artiste, ont exprimé, comme à leur insu, la plus pure essence de leur génie. Le saint Georges est de ce nombre. » (Fkomenti>-, p. 129.) Rubens s'est représenté plusieurs fois en saint Georges. Voir, par exemple, le tableau de la National Gallery, dont une copie est au Prado ; et une réplique de l'atelier de Rubens, provenant également d'Espagne, dans la- collection de M. Max Wassermann, à Paris.
Au-dessus de la porte :
Rombouts. — Triptyqtie.
Panneau central. — Marifujc de sainte Catherine. Volets. — Saint François.
EGLISE SAINT-JACQUES (ANVERS
Cliché Hei'uians.
Typogravurc Boussod, VaUdoa et C
Ru BEN S.
La Sainte FamilU.
KGLISE SxVINT-JACQUES. 297
5^ chapelle, dite de saint Charles Borromcc :
Jordaens (Jacques) le Vieux. — Le Saint invoquant la Vierge en faveur des pestiférés.
Le Saint est agenouillé, vu de face, en surplis blauf et camail rouge; il lève les yeux au ciel où lui apparaît le (Christ; à droite, la Vierge, drapée dans un manteau bleu; à gauche, un ange; au premier plan, des pestiférés étendus à terre.
Donné à ré;,'lise par Jacques-Antoine Carenna, ancien aumônier de la ville, qui fonda cette chapelle.
7'" chapelle, dite di la Visitation de Notre-Dame :
Wolfvoet (Victor). — La Visitation.
A droite, la Vierge, en robe blanche, se tourne, de trois quarts à gauche, vers sainte Elisabeth, en robe jaune à manches rouges, manteau gris., qui s'incline; au second plan, deux animaux et, sur un motil architectural, un paon. Au ciel, des anges.
Ce tableau, attribué par Descamps à Johannes Victor, a été reconnu, par M. Moons van der Straelcn, comme l'ituvre de Wolfvoet, élève de Rubens, qui a d(jnné à la Vierge les traits d'Hélène Fourment. « Le peintre se révèle ici un des plus fervents disciples de Rubens, tant par sa belle exécution, son coloris aux tonalités un peu minces, mais fraîches et lumineuses, que par son allure imposante et le choix sévère de ses types. » (Walters, Peint, flam., 244.) Tableau donné, au xvi;'' siècle, par les héritiers de F. Lopez Franco, consul de Portugal, fondateur de cotte chapelle.