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ALOST

A 31 kilomètres à l'ouest de Bruxelles, sur la ligne de Gand.

EGLISE SAINT-MARTIN

Rubens. — Triptyque.

Panneau central. — Sai7ît Roch intercédant pour les pestiférés, — Au sommet d'un escalier, au milieu, saint Roch, un genou en terre, en surplis brun et camail violet, tenant à la main son bâton de pèlerin et son chapeau, l'autre main posée sur la poitrine, se tourne, de trois quarts à droite, vers le Christ qui lui apparaît, drapé dans un manteau rouge. A gauche, le chien de saint Roch et un ange enveloppé d'une draperie rouge, qui montre un cartouche sur lequel on lit : Eris in peste patronus. Au premier plan, en bas de l'escalier, couché sur de la paille, à droite, un pestiféré, soutenu par un homme agenouillé, vêtu d'un manteau noir, qui lui montre saint Roch; à son côté, debout, une figure hâve, enveloppée d'un suaire ; au milieu, un vieillard levant avec désespoir ses deux mains vers le Saint; à gauche, une femme, en robe rouge, le corsage ouvert, soutenue par un homme, une draperie bleue sur l'épaule, tournant la tête à droite ; au fond, un mourant dont on ne voit que la tête.

Gravé par Pontius, Hunin, J.-B. de Witt, Devillier et Piget (musée Napoléon). Le groupe inférieur est de la main de Rubens ; le groupe supérieur, peint par iin élève, a été seulement retouché par le maître ; cependant la tête de saint Roch, le bras du Christ et celui de l'ange sont de lui. « Le contraste des figures est aussi naturel que frappant. En haut, tout est beauté, vigueur, santé ; en bas tout est souffrance, membres décolorés, bouches tordues, yeux rougis, lividité et maigreur; c'est bien l'humanité souffrante en face du ciel compatissant. » (MaX Rooses, IV, 346.)

Yolet de gauche. — Saint Roch nourri miraculeusement. — Dans un paysage, à gauche, le saint, en costume de pèlerin, un bourdon dans une main, prend de l'autre le pain que lui apporte son chien.

Volet de droite. — La Mort de saint Roch. — Dans une prison, le

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saint, les pieds eiicliaînés, est couché sur un banc, un ange lui montre le ciel; au second plan, deux prisonniers regardent le saint. Au-dessus. — La Vierye el l'Enfant.

Pan. cent., II., 3,90; L., 2,G0. B. — Volet, H., l m.; L., 0,T0. B. — Fi^. {,'«•• 'lat. — Forme cintrée. — « Ces tableaux, qui datcMit de 1G23 ou 1G2-1, furent i'ouimandt''s à Kubens par la confrérie de Saint-Roch et payés 800 llorins. Enlevés par les commissaires fran(;ais en 1794, ils furent rendus en 1815; le musée de Dunkerque en pi^ssède une copie faite eu 16G7 par Jean de Reyn. » (M.\x Roosks, II, p. 351.)

Crayer (G.\spard de). — Glorification de la Vierge.

La Vierge, en robe blanche et manteau bleu, entourée d'anges et de chérubins, s'élève dans les airs. A droite et à gauche, des apôtres; sur la terre, saint Roch, assis, au premier plan, vêtu d'une tunicjue grise, la Vierge; à gauche, saint Sébastien enveloppé dans un manteau bleu, tenant une flèche, regardant saint Georges près de lui, couvert d'une armure et d'un manteau rouge, portant un étendard de la main droite; au milieu, saint Jérôme, en manteau rouge, se tournant vers un pape à di'oite, debout, en riche dalmatique; au miheu, au second plan, un moine et d'autres saints.

Commandé au peintre par les corporations de Termonde ; chacune d'elles y est représentée. — Le pape ligure l'Église qui donna quelque subside ; le moine blanc, une confrérie qui liabitait Termonde; saint Roch, les tisserands qui, ayant fourni la jikis j;rosse subvention, voulurent que leur patron occupAt la place la plus visible.

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