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Martyre de saint Biaise

Le Saint, vu de face, est pendu à un arbre par les poignets. A droite, un bourreau agenouillé, en veste blanclie, haut-de-cliausses jaune, un peigne de fera la ceinture, lui attache les pieds, tandis qu'un prtHrc païen, <lrapé dans un manteau rouge, lui présente à adorer la statue d'un dieu. A gauche, une femme agenouillée, de profd tournée vers la droite, en robe violette, manteau bleu, turban blanc, essuie avec un linge les blessures du supplicié; au second plan, une autre femme, en robe jaune à manches grises, turban jaune, verse des larmes; à sa droite, un bourreau, tenant de la main droite une fourche à trois dents. Fond de paysage; îiu premier plan, la dalmatique, la mitre et la crosse de saint Biaise.

Signé, à gauche, sur une pierre : G. D. Graver, f. a. 1668. .et. 86, l) et C accolés.

H., .^,2-1; L., 2,06. T. — Fij,'. pr. nat. — Grav«'; par F. Pilson. Proviont de IV-gliso dos Dominicains. L'inscription qu'on lit sur cette toile donnerait raison aux critiques qui font naître le peintre en 1582, alors que d'autres assignent à sa naissance la date de 1585. « Qui se douterait que cette violente peinture est l'œuvre d'un i)incoau plus qu'octogéjiaire? Dans l'agitation excessive des attitudes, dans le laisser aller du dessin, dans l'action exagérée de la coloration, ne serait-on pas plutôt disposé à retrouver la fougue d'un Valent jeune qui jette librement sa gourme et qui, plus tard, deviendra sage? » (P.\ui. Mantz, dans l'/iist. des peintreK.) Voir, au musée (.\c. Bru.xellos, le même sujet traité antérieurement par le peintre. (N^' 236, p. 24.)

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