Jugement dernier (sa' le IV
Panneau central. — Au ciel, dans une gloire, le Christ, entouré d'anges, entre les quatre emblèmes des évangélistps. A ses pieds, assis sur des nuages, les évangélistes, des prophètes, des saints, des saintes et des archanges annonçant, par le son des trompettes, le jugement dernier. Sur terre, à gauche, les élus, parmi lesquels il faut certainement reconnaître plusieurs portraits; à droite, les damnés qu'entraînent des démons; au fond, la foule des ressuscites.
Volet de droite. — L'enfer où sont précipités les réprouvés.
Volet de gauche. — Le ciel oij les anges amènent les élus; au premier plan, un ange, en robe dorée, accompagne une jeune femme; à gauche, trois donateurs en prière. Sous chacun d'eux, le blason de sa famille et les dates 1566, 15«8, 1630.
Signé, dans le panneau central, sur une pierre tombale que soulève un ressuscité : F. F. (accolés), E. F., fec. 1566.
Pan. cent.. H., 2,65; L., 2,18. — Vol., H., 2,65; L., 1,03. B. — Fig. gr.nat. — Ce tableau provient de l'église Notre-Dame du Sablon où il ornait vraisemblablement le tombeau do la famille Bourgeois, dont les armoiries sont placées sous les trois figures des donateurs. — Doux de ces portraits ne sont pas de la main de F. Floris, ils sont, en efifet, postérieurs A la mort du peintre (1.570j. Le ressuscité qui sort de la tombe passait autrefois pour être le portrait de F. Floris.
MUSEE DE BRUXELLES
Franchoys (Pierre). — Flamand, 1606 (?j-l6o4 (?). 272 '^. — Rubis sur l'ongle (salle VI II).
Un jeune homme, en pourpoint jaune, à manches noires, un foulard blanc sur la tête, de trois quarts tourné vers la gauche, regardant le spectateur, renverse son verre sur le pouce de sa main gauche pour bien montrer qu'il l'a vidé jusqu'à la dernière goutte.
Signé en haut, à droite : Petrus Franchoys, pinxit 1659.
H., 0,72; L., 0,54. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Acheté 4,000 francs, en 1883, à M. le comte Léopold de Beauffort.
Franck ou Francken (Frans)- le Jeune. — Flamand, 1581-) 642. 273. — Crésus montrant ses trésors à Solon (salle VIII).
Sous un portique ouvert à gauche sur un paysage, le roi, suivi de sa cour, montre ses trésors étalés à droite, devant une cheminée, à Solon, qui est vu de face, au milieu ; au fond du paysage, à gauche, Crésus sur un bûcher, devant lequel se tient Cyrus, entouré de ses courtisans.
H., 0,72; L., 1,03. B. — Fig., 0,37. — Acheté 690 francs, en 1856, à M. Favart. — Il existe une réplique de ce tableau à Berlin et une autre à Vienne. Elles sont attribuées, par erreur, la première cà Ambroise Francken, l'autre à François Francken le Vieux. Ainsi que le fait observer M. Fktis {Catal., p. 351), François Francken le Jeune est le seul peintre de ce nom qui ait traité de tels sujets.
Fyt (Jan). — Flamand, 1609-1661.
275. — Chariot chargé de gibier traîîié par des chiens (salle X).
H., 1,64; L., 2,45. T. — Fig. gr. nat. — Ancienne collection Salamanca à Paris (I867J. — Acheté 7,500 francs, en 1882, à la vonto du Bus.
276. — Fleurs et fruits dans un paysage (salle X). Signé au bas, à droite :
d'Anvers.
— Acheté 5,000 franc-, on 1875, à M'"' vîuve Fraasen
as M i; s F-: B d i ; u k i: x !■; i, l !•; s.
Géricault (Jea.\-L()Uis-A\dhi^:-ïhéoi)Oiœ}. — Français, 1791-1824.
420. — Saint Martin partageant son manteau, d'après Rubens (salle IX).
II., 0,92; I,., 1 m. B. — Esquisse faite en Angleterre, en 1K20, d'après le tableau de Rubens dont l'original est à Windsor. — Donné, on 1872, i)ar M. Loon Mancino. — Voir les copies de ce tableau que possèdent le duc d'Arcnberg, à Bruxelles, et l'église de Saventhem, p. l.W.
Giotto (École de). — Itiilion, i276 (?;-1337. 23. — Le Calvaire (salle XI).
H., 0,44; L., 0,2G. B. — Fig., 0,14. — Forme ogivale. — Acheté 340 francs, en 184.3, à M. Thys.
Gossaert (Ja.\), dit Ji;an de Mabuse (Maubeuge). — Flamand,
* 24. — Triptyque (salle XII).
* Panneau central. — Jésus chez Simon le Pharisien. — Dans une grande salle, à gauche, est assis à une table recouverte d'une nappe blanche, auprès d'un des apôtres, le Christ, en robe grise, de profil tourné vers la droite; au bout de la table, Simon, vu de face, en riches vêtements de brocart, le regarde. Le Christ lève la main en parlant, tandis que, prosternée sous la table, la Madeleine, en robe grise et manteau bleu, embrasse le pied du Sauveur qu'elle tient de ses deux mains; à droite, debout, deux Pharisiens, dont l'un, vu de profil, en manteau vert à col de fourrure, élend le bras gauche vers la pécheresse. Au fond, plusieurs convives à une table, au pied d'un double escaher sculpté, de style Renaissance, dont le pilier central est surmonté d'un médaillon représentant Moïse portant les tables de la Loi. Une arcade mène à droite dans une seconde pièce, où l'on aperçoit, près d'une fenêtre à meneaux, deux personnes à une table. Sur les dalles, au milieu de la salle, un écureuil mangeant une pomme; au premier plan, un vase de parfums.
* Volet de gauche. — Résurrection de Lazare. — A gauche, le Christ, entouré de ses disciples, en robe grise, de profil tourné vers la droite, étend le bras droit vers Lazare qui, enveloppé d'un suaire, les mains jointes, est sorti du tombeau ; à droite, les deux sœurs de Lazare, Marthe et Marie; au fond, groupe d'assistants; une ville à l'horizon; la pierre du tombeau au premier plan ; dans une nuée, le Père Éternel, coiffé d'une tiare et bénissant.
* Volet de droite. — Assomption de Marie-Madeleine. — A droite, un abbé de l'ordre des Prémontrés, en robe blanche à capuchon, les mains
MUSEE DE BRU X ELLE 8
Cliché Chabrier.
Tyi)ogravure Huckcrt.
24. — Jean Gossaert, dit Jean de Mabuse. Jésus chez Simon le Pharisien.
MUSICE DE BRUXKLLKS. 39
jointes, une crosse entre ses bras, sa mitre à ses pieds, est agenouillé, de trois quarts tourné vers la gauche, devant un prie-Dieu recouvert d'un tapis portant un blason et sur lequel est posé un livre ouvert où l'on lit : Maria. Madelena. ora. pro. nobis. Au milieu, dans une nuée, entourée d'anges, la pécheresse, vue de face, les mains jointes, le corps nu enveloppé de sa chevelure blonde, s'enlève dans les airs. Au fond, dans un paysage, un prêtre regardant l'Assomption, et sept chapelles sur une route montante et tournante qui mène à un Calvaire.
Aux revers. — Peints en grisaille, sur l'un, le Christ, de profil tourné vers la droite, portant une bi^che; sur l'autre, la Madeleine agenouillée.
Pan. ccat., H., 1,75; L.,1, 47. —Volets, H., 1,82; L.,0,70. B. — Fig., 0,88. — Provient de l'abbaye de Dielighem, d'après les inventaires. Toutefois, M. Fétis fait remarquer que les armoiries ne sont celles d'aucun des abbés de Dielighem. — Attribué autrefois à Rogier van der Weyden. Le paysage représenté dans le volet de droite rappelle celui de la Sainte-Baume en Provence où la tradition veut que Marie-Madeleine se soit retirée; on a supposé que Gossaert y peignit ce tableau en se rendant en Italie (1518), ou à son retour quelques années après. L'attribution est contestée par M. Woermann. M. Scheibler a proposé le nom d'Henri de Blés. M. Henry Hymans y voit une œuvre anonyme de la môme main qu'une Ccne au musée archiépiscopal d'Utrecht. {K. v. M., I, 238.)
Goya y Lucientes (Francisco). — Espagnol, 1746-1828. Scène de VInquisition (salle VI).
Dans une sombre prison, des prêtres exhortent à mourir deux femmes attachées au garrot. Au premier plan, vu de dos, un bourreau; au second plan, coitïo du san-bénito, un condamné qu'on exorcise; dans le fond, à droite, des flammes éclairant des supplices; à gauche, des condamnés qu'entraînent des prêtres; au premier plan, à gauche, une trappe.
H., 0,60; L., 1,10. T. — Fig. pet. nat.
* Portrait de petite fille (-«^alle VI).
Vue de face, un ruban noir et blanc dans sa chevelure brune ; fichu blanc croisé sur la poitrine. Fond gris. Signé, à droite : F. Gova.
H., 0,40; L., 0,33. T. — Buste pet. nat.
Goyen (Jan van). — Hollandais, 1596-1666.