NOTRE-DAME. ,'{Ô
École flamande, xvr siècle. — Triptyque.
Panneau central. — La Descente de croix.
Volet de gauelio. — Le Donateur Van cler Slraele et ses cinq fils, présentés par leur patron, saint Jacques.
Volet de droite. — La Femme du donateur, Marirucrite Van Rye, et ses sept filles présentées par sainte Marguerite; dans le ciel, un ange lient un écusson.
CHAPELLE DU S AINT-SACIIEM ENT
Fourbus (Pieter). — Triptyque.
Panneau central. — LWdorution des lïeryers. — Au milieu, l'Fnfant Jésus dans sa crèche, qu'adorent, à gauche, saint Joseph debout, en manteau gris, coiflé d'un chapeau de paille, appuyé contre un pan de mur, et la Vierge, agenouillée, en robe violette, manteau bleu, voile blanc, qui soulève les langes du nouveau-né pour le montrer à trois bergers, à droite, en prière; au second plan, devant l'étable, le bœuf et l'àne et des bergers qui s'avancent; au fond, l'Annonciation aux bergers.
Signé à gauche, sur un fût de colonne : Petrus Pourbus Pinyelmi, A?io Dni, 1-374.
Volet de gauche. — Le Donateur sire Josse de Danihoudère, de trois quarts tourné vers la droite, en houppelande noire bordée dt? fourrure, coiffé d'un serre-téte noir, agenouillé devant un prie-Dieu recouvert d'une draperie violette sur laquelle sont brodées ses armes; derrière lui, ses quatre fils; au fond, son patron saint Jacques, un bourdon à la main.
Au revers. — La Circoncision. (Grisaille.)
Signé, sous l'autel : Petrus l'ourljus faciel)at.
Volet de droite. — La Donatrice dame Louise de Chantrainrs, en robe et coiffe noires, col de fourrure; derrière elle, ses cinq filles, toutes agenouillées; au fond, saint Louis, la couronne sur la tète, son sceptre à la main.
Au revers. — L' Adoration des Mages. (Grisaille.)
« Ce triptyque, peint on 1074, est une des meilleures productions de Pierre Pourbus. (J. Weale, 115.)
GOURTRAI
A 44 kilomètres au sud de Gand.
HOTEL DE VILLE
Construit au milieu du xvi"^ siècle et restauré en 1846. SALLE ÉCHEVINALE
G. Guffens et J. Swerts. — Peintures murales, exécutées en 1875.
1<» Saint Éloi consacre la première église dédiée à saint Martin, en 650..
%^ Dick van Assenêde lisant son poème, Floire et Blanche Fleur, devant Béatrix de Courtrai.
3^ Départ de Baudouin pour la croisade en 1202.
4** Les Chefs de l'armée flamande réunis dans li salle échevinale la veille de La bataille des Éperons (1302).
5"^ Saint Arnaud.
e** Philippe d'Alsace.
1^ Gilbert de Berneville.
EGLISE SAINT-MARTIN
Place de l'Hôtel-de-Ville.
Construite à la fin du xiv* siècle, restaurée après un incendie en 1862.
Mander (Karel yak). — Flamand. — Martyre de saillie Catherine.
Signé : 158:'.
Voir Inventaire des objets d'art qui ornent les ('giises et les établissements publies de la
EGLISE NOTRE-DAME. 357
Flandre occidentale. « L'auUienticité do cette peinturo est historiquement établie. La biographie de Van Mander nous apprend que l'artiste, étant à Courtrai en ir>81, rcrul des tisseurs do nappes la commande d'un triptyque destiné à orner l'autel de la corporation à l'église Saint-Martin, et que ce triptyque représentait le Martyre de saiïilc Callierine. » (Hymans, K.v. M., I, 13.) Cette peinture nous montre que Karel Van Mander, l'auteur si estimable du Livre des peintres, le Vasari des Pays-Bas, était, comme si;ii prédécesseur et modèle italien, plus intéressant lorsqu'il tenait la plume que lorsqu'il maniait le pinceau, et nous ne pouvons que souscrire au jugement de M. Ilymans. « Les ligures, plus petites que nature, ne manquent pas d'élégance; la composition est bien ordonnée, le coloris a de la fraîcheur, mais on ne peut dire que ce soit là une œuvre de maître. » (Id., p. i:J.)
EGLISE NOTRE-DAME
Fondée par le comte Baudouin IX et achevée en 1211. Ucstaurc^c en partie au wiii*^ siècle.
Derrière le chœur ;
Dyck (\nton van). — fJ Érection de la croix.
Quatre bourreaux élèvent la croi.\ sur laquelle est cloué le Sauveur, de trois quarts tourné vers la gauche, les yeux levés au ciel, une auréole autour <le la tête; l'un, à ii;au(']ie, un vieillard, de trois quarts tounn'i vers la droite, en vèterneiils hruns; le second, au milieu, vu tie dos, une draperie blanche autour des reins; deux autres, à droite, drapés l'un dans un manteau rousse, l'autre dans un manteau jaune, s'arcboutent sur la poitrine du Christ; au premier plan, un chien, un panier, un marteau, un clou, une tenaille; à gauche, regardant vers la droite, un aide appuyé sur sa bêche, un cavalier monté sur un cheval l)lanc et un porte-étendard.
Gravé par Boulart. — Ce tableau fut commandé à l'artiste par le chanoine Roger Braye, au prix do 100 livres, et offert à la collégiale. Il fut placé dans l'église le 14 mai 1631. Transporté à Paris de 1794 à 1815. Il en existe une esquisse qui appartint sans doute au donateur, fut achetée à Courtrai par Snyers, passa dans les mains d'un amateur nommé Van Laukeren, du collectionneur Del Marmol, et serait en ce moment en la possession d'un châtelain des environs de Courtrai. « La partie la plus vantée du tableau, le point sur lequel l'auteur a concentré tout l'effort de son talent, tout l'art de son pinceau, c'est le torse et surtout le visage du supplicié. Jamais il n'a peint avec tant d'amour, modelé avec plus de finesse, dessiné avec une pareille perfection les formes humaines; jamais il n'a rendu avec une semblable intensité d'expression l'agonie surhumaine d'un Dieu expirant. » (Gi'iffkkv, 142.)
558 COURTRA'.
Dans la chapelle des comtes, à droite :
Inconnu du xiv" siècle. — Portraits de Louis de Maie et des comtes de Flandre.
Ces peintures à la détrempe, qui ornent la chapelle érigée par ordre du prince en 1373, sont attribuées par M. Wauters à Jehan de Hasselt.
MUSÉE
Bue du Béguinage.
Il ne renferme que des tableaux modernes dont le plus remarquable est :
Keyser (Nicaise de). — Flamand. — La Bataille des Éperons (Il juillet 1302).
Au premier plan, un boucher flamand, vainqueur, devant le comte d'Artois mourant et Guillaume van Saeftingen, le frère lai de l'abbaye de Ter Doest, une massue à la main; au second plan, au milieu des combattants, Hugo Bullerman d'Arckel blessé est porté par des soldats; au fond, à cheval, Gui de Namur.
Salon de 1836 à Bruxelles. « Ce qui touchait particulièrement dans ce tableau, c'étaient la clarté, la sagesse, l'arrangement prudent, un ensemble de qualités sans défauts criants. On n'avait pas affaire à une de ces effroyables boucheries où les cervelles volent en éclats, où les glaives décrivent des paraboles, où les épouvantes font au-dessus des houles liumaines une rouge atmosphère flamboyante, mais à une ingénieuse compilation de mimiques, agrémentée d'un attirail nombreux de casques, de cuirasses, de pertuisanes et d'étendards. » (Lemonniek.)