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Jan Joest ou LE Maître de la Mort de la Vierge

Sainte Famille.

MUSK3 DE BRUXELLES. 49'

Joest (I\\) (?) ou le Maître de la Mort de la Vierge.

Alh^mand, xv" siècle.

■' 28. — Sainte Famille (salle XII).

Au milieu, sur un trône dont le dossier est recouvert d'une draperie à fleurs, est assise, de face, sainte Anne, en robe vert(^ garnie de fourrure, manteau rouge et voile blanc. Elle tient dans la main gauche une pomme et soulève de la droite l'Enfant Jésus endormi sur ses genoux, vers lequel tend les bras la Vierge, assise à droite, de trois quarts tournée vers la gauche, en robe grise doublée de fourrure et manteau bleu. A gauche, lui faisant vis-à-vis, saint Joseph vu de profil, en tunique verte, doublée et garnie de fourrure, avec manches grises. Au fond, par deux ouvertures, on aperçoit le paysage; à droite, un château sur le bord d'une rivière, que franchit un piéton sur un pont; à gauche, près d'une colline, un château.

H., 1,18; L., O.'/ô. B. — Fig. pet. nat. — Acheté 500 francs, e i 1844, à M. Lucq. — L'attribution à Jean Joest, dont les a-uvres sont mal connues, ne semble pas pouvoir être conservée. On a cru reconnaître, sans plus de certitude, dans cette intéressante peinture, la main du maître anonyme do la Mort de la Vierge , à la Pinacothèque do Munich.

Jordaens (Jacob). — Flamand, 1593-1678. '•' 309. — Saint Martin guérissant un possédé (salle X).

Au milieu, sur les marches d'un escalier, le possédé, le corps nu, la tête renversée en arrière, se débat entre les mains de quatre personnes; à gauche, saint Martin, vêtu d'une riche dalmatique d'or, coiffé d'une mitre, de profil tourné vers la droite, la main droite levée vers le malade qu'il exorcise; à son côté, un jeune prêtre portant sa crosse; derrière lui, deux diacres; à droite, un enfant et un chien; au fond, appuyé sur une balustrade, sous une arcade cintrée, un tapis oriental, le proconsul romain, en costume flamand rouge et noir, de trois quarts tourné vers la gauche, ayant à sa gauche un esclave noir, qui porte sur le poing un perroquet.

Signé aux pieds de saint Martin :

OPvDAtNS

H., 4,25; L., 2,63. T. — Fig. pet. nat, — Gravé par de Jodde. — Autrefois, au maîtreautel de l'église Saint-Martin, à Tournai. Transporté, en 1794, à Paris. — Deuxième envoi de Paris (181 1).

ÔO MUSl'lH DK uruxhllhs.

* 310. — La Féco7idilé, allégorie (salle X).

Au milieu, debout, une nymphe nue, vue de dos, Uîuaut des aiil elle une draperie jjlanclie; à gauche, deux satyres ni\s dont l'un est accroupi, de face, au premier plan, l'autre debout, tous deux portant un éiiormefaix de végétaux et de fruits; à droite, une nymphe assise, vue de dos, le visage de profil tourné vers la i^auche, s'appuyant sur h; bras gauche, une grappe de raisin dans la main droite; au second plan, un enfant de pro'il tourné vers la droite, une; femme drapée de rouge, portant des raisins, et un satyre tenant un enfant sur ses épaules, tous delx>ut et tournés vers la gauche; au fond, une femme et un nègre dont on ne voit que les têtes. Fond de paysage.

Signé, à gauche, aux pieds du faune accroupi : Joiidakxs Fecit.

H., 1,70; L., 2,40. ï. — Fig. gï. nat. — Acheté 1,260 florins, en 1817, à la vente Vinck d'Orp. « Si Jordaens avait toujours dessinô et peint de cette manière, il aurait une bien autre gloire.' Ceci est vrai, simple, soutenu, puissant; ce sont des femmes, et non pas ces natures exaf^érées qu'il peint ordinairement; la couleur est ferme, réelle et non pas fausse; c'est do la chair et non do la brique. On ne saurait trop le répéter. C'est une magnifique peinture. » (A. de Montaiglon, VArdsle, 1853.)

* 311. — Le Satyre et le Paysan (salle IV).

A gauche, le satyre, couronné de lierre, debout, de trois quarts tourné vers la droite, effrayé, se lève de la table à laquelle est assis de face, au milieu, le paysan, en vêtement bleu et bonnet noir, qui souffle sur sa cuiller, ayant devant lui une écuelle pleine de soupe fumante. A droite, sa femme; en robe jaune et chemise blanche, tenant sur ses genoux un petit enfant, en robe rouge, qui tire la langue au satyre ; devant elle un chien; au second plan, une vieille servante en jupe bleue, casaquin blanc, bonnet noir, d'une main posant un broc sur la table, et de l'autre élevant un verre. Devant le satyre, dans une assiette, une tête de poisson et une saucisse. Au fond, des arbres.

H., 1,30; L., 1,71. T. — Fig. cà mi-corps, gr. nat. — Acheté 1,617 francs, en 1846, à la vente Wellesley. — Le peintra a traité très souvent ce hujet.

312. — Triomphe du prince Frédéric -Henri de Nassau (salle X).

Couronné par la Victoire, le prince est debout sur un char attelé de quatre chevaux blancs, dont deux sont conduits par Mars et Hercule, les deux autres montés par le Temps et Mercure, foulant aux pieds la Haine et l'Envie. Dans les airs, la Renommée et l'Abondance; à droite et à gauche, des groupes allégoriques^ un lion et des chiens.

H., 1,12 ; L., 1,10. T. — Fig., 0,40. — Acheté 600 francs, en 1809, au peintre Lemonnier. — Esquisse du grand tableau qui se trouve <à la Maison du Bois, près de la Haye, et fait partie de la série commandée à Jordaens par Emilie de Solm, veuve du prince.

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