‹ La peinture en EuropeChapitre 69 sur 501 · Portrait de Vartiste (salle · texte numérisé non relu

Portrait de Vartiste (salle

De trois quarts tourné vers la droite, longue clievelure, moustaclies et royale noires, pourpoint et manteau noirs, large col blane bonlf* de dentelle; des gants dans la main gauche.

Signé en liaut, à droite : P. V. Lint, .etatis sue, 37, F. A" 1046.

H., 0,~3; L., 0,60. T. — Fig. en buste, gr. nal. — Urav*^ par P. de Jodo, dans le Recueil de Mpyssens. Donné par M. J. Nieuwenhuys.

Lombard (Lambert-Susterman dit). — Flamand, Iy0o-lo6f).

* 29. —La Cène (salle XII).

Dans une salle, Jésus, en robe grise, vu de face, est assis à une table, ayant devant lui un plat servi; autour de lui, les apôtres. Au j)remier plan. Judas, de profd tourné vers le Sauveur, en habit jaune et manteau vert, se soulève sur son escabeau, portant dans sa main gauche une bourse ; à gauche, un apôtre, vu de dos, en tunique verte, tient une bouteille; entre eux, deux chiens et, sur le plancher, deux paniers et une cruche; à gauche, par un corridor, s'avance un serviteur portant des outres. Au fond, une fenêtre dont les deux vitraux supérieurs représentent, l'un, Adam et Eve près du pommier, et l'autre, Adam et Eve chassés du Paradis; et, de chaque côté, sur la muraille, deux grands médaillons dont les plus élevés, peints en grisaille, représentent, l'un, David et Goliath, l'autre, Samson tuant les Phihstins avec une mâchoire d'àne. Sur les médaillons inférieurs, on lit : sur l'un Atnio, sur l'autre loSi. Sur la paroi droite, deux autres médaillons à peine visibles sur le bord desquels on Ht : Omini inicium sapientie. Par l'ouverture de la fenêtre,

dans un paysage, on aperçoit Jésus entrant à Jérusalem.

H., 0,62; L., 0,80. B. — Fi?, pet. nat. — Acheté 2,300 francs, en 1857, à M. Et. Le Roy. Attribution contestée. « Les tableaux inscrits dans les divers catalogues coname exécutés par Lambert Lombartsont d'une origine purement conjec'urale. La Cène est datée (le 1530 au Mu?ée de Liège, la meilleure des répliques, de 1531, au musée de Bruxelles, et de 1551 (?) au Musée germanique à Nuremberg. Il n'y a aucune raison pour assigner cette œuvre à Lambert Lombart, d'autant plus que la Cène gravée d'après lui n'offre aucune analogie avec la précédente, non plus que le tableau appartenant aux hospices de Liège, ce dont il a été aisé de faire la constatation lorsque les oeuvres parurent réunies à l'Expo- .«■ition rétrospective liégeoise de 1881. » (H. Hymans, K. v. M., I, 211.) M. H. Hymans signale aussi, dans la collection Dutuit, une gravure de Goltzius, reproduisant cette composition, avec d'assez nombreux changements et qui porte une note manuscrite attribuant la peinture à Pierre Coeck d'Alost. {L'Art, 1881.)

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