PEINTURE RELIGIEUSE
-près la mort de Le Brun la peinture religieuse devient extrêmement abondante. Pour une dizaine de tableaux d'église à peine au salon de 1673, on en compte soixante-douze à celui de 1690, et près de cent à celui de 1704. En 1673 Michel Corneille expose un seul sujet du Nouveau Testament sur sept envois, en 1690, cinq sur neuf, en 1704, six sur huit ■. Pas un artiste qui ne travaille alors pour les fabriques ou les chapitres. Rigaudpeintune Nativité'^, un Christ expi-
1. Voyez pour l'illustration de ce chapitre de la page i 7 à la page 89, fig. 3 à 26.
2. Au Salon de lôyS, les envois de Corneille sont : Sapho chantant et jouant de la lyre, Aspasie assistant à une conversation de savants, Orphée et Eurydice, Moïse sauvé des eaux. En i6qo : Aspasie, Apollon se couchant dans le sein de Thétis, Vénus sur les eaux. Deux femmes endormies, Sainte Geneviève, Le Ravissement de saint François, La Barque de saint Pierre, Le Christ au jardin des Oliviers. En 1704 : La duchesse de Bouillon, M. Le Juge, fermier gênerai, L'Assomption de la Vierge, Saint François, La Madelaine, Sainte Cécile, La Pèche miraculeuse, Saint Pierre.