‹ La peinture romaine au moyen-âgeChapitre 2 sur 35 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

C'est en engageant des recherclies d'abord sur les relations existantes entre Giotto et ses prédécesseurs immédiats, puis sur celles qui lient Cavallini et ses contemporains à leurs ancêtres artistiques les plus éloignés que s'est amassé entre mes mains le matériel formant le fondement du présent volume.

Les problèmes qui se posent ait cours d'un travail semblable sont si nombreux et souvent d'une nature si compliqîiée que je ne compte point trouver une approbation générale de ma façon de concevoir les liens qui unissent les derniers des antiqties au premiers artistes de la Renaissance.

C'est en voulant d'avance donner une réponse à des critiques autrement trop faciles ou à des doutes trop compréhensibles que fai tenu à démontrer, preuves à l'appui, les raisonnements qui m'ont fait incliner plutôt dans un sens que dans un autre. Certes mon travail n'y a pas gagné du point de vue de l'agrément de la lecture. Pourtant je ne crois pas avoir besoin de démontrer les avantages qu'offre ma façon de procéder.

Le lecteur trouvera au commencement de chaque chapitre un court exposé sur l'histoire de Rome durant la période qui y est traitée.

Il s'est coîicentré à Rome trop de courants divers pour qu'on puisse les négliger en écrivant l'histoire de son art. Evidemment j'aurais pu ne limiter à éimmérer seulement les faits qui furent intéressants de ce dernier point de vue, mais réflexion faite j'ai cru mieux faire en les laissant dans leur cadre., quitte à en dire parfois quelques mots de trop.

L'édition de mon volume suit de trop près celle du monumental ouvrage de Mgr. Wilpert pour que le lecteur ne cherche pas une relation entre l'un et l'autre. Pourtant un coup d'œil suffira pour le convaincre que nos buts et nos points de vue sont trop différents pour qu'il puisse y

en avoir ; tandis que Mgr. Wilperi nous a donné une description raisonnée et archéologique des différents monuments picturaux de Rome, j'ai tâché à démontrer l'évolution de Vécole romaine. Naturellement je me suis servi avec reconnaissance du riche matériel, que nous offre V énorme travail de Véminent prélat auquel j'exprime ici ma reconnaissance pour la grande bienviellance quil m'a montrée pendant la préparation de mon livre.

Je tiens également à témoigner ma gratitude envers MM. A. Munoz., surintendant des monuments du Latium, Sila Rosa, inspecteur honoraire des monuments de Tivoli, et tout particulièrement envers M. Emile Marcault professeur à V Université de Pise à qui je dois des indications aussi précieuses quutiles.

Pérouse, Mai 1921 R. v. M.

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