TABLEAU
CARPEVILLE.
Pour me tricoter une paire de bas... Je serai absent deux jours... il y a là-dedans de l’ouvrage pour quarante-huit heures.
MIMI
Mais...
CARPEVILLE.
Il n’y a pas de mais... Pendant que tu tricoteras... tu ne penseras pas à mal... J’aime mieux te savoir travaillant à ma chaussure que de te savoir inoccupée et travaillant à ma coiffure...
MlMI.
Pourtant...
J’avais un instant songé à te tuer... pour être plus sûr de la fidélité... mais j’ai réfléchi.
MLMI.
C’est heureux !
CARPEVILLE.
Maintenant, je ne le renvoie pas, mais va-t’en ! j’ai à causer avec l’ami Larlouillat... A plus tard le baiser de l’étrier... En attendant, un à-compte, (ii l'embrasse.)
MIMI, à part.
Est-il sciant avec ses erabrass ides !..
CARPEVILLE, à Mimi.
Eh bien, on ne m’embrasse pas?.. (a l’embrasse.) Charmante femme !.. ah ! que je l’aime !
E^SEMBLE
Air ; A ce soir.
CARPEVILLR.
Au revoir! [bis.)
A moi pense En mon absence.
N' mange pas notre bien Et surtout tricote bien!
MIMI
Au revoir! bis.)
Bonne chance.
En tou absence !
Ne fuis pas le vaurien.
Et tàcli’ d’amasser du bien!
LARFOOILLAT, à part.
Bon espoir! (bis.)
Son absence Est une chance.
Mc voilà le gardien El le maître de son bien!
(Mimi entre i droite.)