SCÈNE II
RENÉ, NOÉMI , venant du fond à droite MENÉ.
C’est elle!
NOEMI j entrant en toilette d'été d'une simplicité élég-into, son ombrelle à la main.
Ali! bonjour, monsieur.
K K N H , saluanUd'un air dégagé.
Madame... agréez mes hommages respectueux.
NOEMI, à pjrt.
Ce costume... Ah! l'on s’en va... Nous allons voir..
RENE, à part.
Elle ne voit donc pas que je pars? Pardon, madame. (11 met «toc
affectation ton manteau sur un banc et boucle une malle. Il lui désigne un siège et reste * debout.)
N O E M I , s’assovant.
Vous ne n ous asseyez pas, monsieur ? .
RE NÉ
Certainement, madame, dès l’instant que vous me l’ordonnez.
[Il pou.:., sa valise du pied pour U faire remarquer à Nocmi. A part,! Ail Çà
elle ne comprend donc pas?
NOÉM'.
J’ai besoin de causer sérieusement avec vous, monsieur. '
RENE, il s’assied auprès d’elle.
Je vous écoule, madame.
NOÉMI
J’ai beaucoup réfléchi, monsieur, sur les relations qui sc sont établies entre nous... J'ai accepté la permission de me promener quelquefois dans le jardin d’un voisin de campagne qui prétendait que cela ne le dérangeait en rien; d’un chasseur déterminé qui ne rentrait qu’affamé et fatigué, que je 11’ai rencontré que par hasard... Mais je ne pensais pas l’accepter do la part d’un homme du monde qui se croit obligé d'étre galant... qui ne peut rencontrer une femme sans se croire fpreé de lui parler d’amour... Je vous ai dit,