‹ La Penelope normande piece en cinq actes et en proseChapitre 55 sur 92 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ANTIIIME, NOÉMI,

qui onlro lentement à la sortie do lu- né.

ANTIIIME.

Enfin!... il est parti... Il no reviendra plus, (noouii porte un mouchoir

à ses jeux et pleure* )

A N T II I M E , arec rage.

Vous pleurez? mais vous l’aimez donc, ce godelureau? ( Un silence.

— Il so promené arec un© rage sourde.)

NOEMI , s’essuyant les yeux, en essayant d’élro calme*

M. de Sorbières est un homme du monde et un homme d’esprit; j’avais le plus grand plaisir à le recevoir. — Vous avez vu du mal à cela, je ne recevrai plus M. do Sorbières. Je me suis condamnée à la solitude, mais je la veux complète. Si je me prive de voir ceux qui me sont agréables. . je veux échapper à l’ennui de voir... les autres... Vous m’avez donné une preuve d’amitié en priant M. de Sorbières do discontinuer ses visites, je vais vous en demander une seconde.

A NT II I MK.

Parlez; disposez de moi.

N O K SI I , lentemeut.

La médisance ne sera pas apaisée par l’éloignement de M. de Sorbières, elle pourra s’attaquer à tout homme qui, comme lui, vient ici en l'absence de mon mari. Vous voudrez donc bien à l’avenir rendre vos visites moins fréquentes... je vous “saurai donc un gré infini de venir moins souvent chez moi.

Ah! je comprends...

NOÉMI

Je vous en suis reconnaissante.

C’est-à-dire que vous me chassez?

NOÉMI

J’obéis aux scrupules que vous m’avez inspirés.

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