SCÈNE PREMIÈRE
HERCULE, LA VALAINE, puis NOÉMI et les matelots.
( Hercule est à cheval sur une chaise, appuyé sur lo dossier.) HERCULE.
Où est ma femme ?
LA VALAINE.
Elle est au jardin. — Quel vin servirai-je ?
HERCULE
Quel vin? Ah! oui. Eh bien ! le meilleur... le vin des amis.
LA VALAINE. .
Rien, maître.
HERCULE , seul.
File, ma goëlelte, file, nous touchons au port, elle m’attend.
(souriant amèrement et se levant. ) Ah ! ail 1 ail ! marins d 6aU douCC ! (a Joan Valain qui entre.) Que VeUX-tU ?-
JEAN
Capitaine, ce sont les matelots do la goëletto qui demandent il
vous parler. ( Les matelots paraissent ou fond, le bonnet à la main.)
UN MATELOT de droite.
Excusez, capitaine, c’est le bouquet de l’équipage que nous apportons à Madame.
N O E M I , entrant i gaucho.
Qu’est-ce donc?
LE MATELOT
Faites excu se, madame, c’est votre filleule qui vous envoie ces fleurs.
ACTH IV.
NOEMI.
Quelle filleule ?
LE MATELOT
La goélette.
NOÉMI
Ah! c’est juste. (Froidnment.) Merci ! (fille prend le bouquet négligemment.) Il EU LU LE, a.oc effusion.
Merci, mes amis, vous ôtes de braves matelots, et je suis aussi content de cette bonne pensée qu.e de votre conduite à bord ! (u ie„r
.erre la main.']
LES MATELOTS
Merci, capitaine!
HERCULE
Jean, conduis-les sous la tonnelle, c’est'là qu’ils déjeuneront, et dis à Denise de leur verser de bon vin.
LE MATELOT
Nous le boirons à votre santé, capitaine.
HERCULE
Je ne puis déjeuner avec vous, mais nous trinquerons ensemble. Allez, mes ainis, allez!
LES MATELOTS
Bien, bien, capitaine, (ils sortent conduits par Jean.)