C. — Type CLiens
a Noms où l'accent tonique ratait sur la même syllabe.
Singulier
Pluriel
Sujet — li cuens Objet — le conte
li conte les contes
P Noms où V accent >e
déplaçait.
Type lerrc
Sujet — li lerre Objet — le larron
li larron les larron -i
Sujet — ses empere'e Objet — son empereor
si empereor fes empereors
Disparition de la déclinaison des noms. — De bonne heure, la déclinaison à deux cas a cessé d'affecler lous les noms. D'abord elle n'existait pas dans tous les parlers français ; en outre, comme elle manquait à la plupart des noms féminins, c'est-à-dire à une bonne partie des noms, on perdit peu à peu le sens de ces différences casuelles dans les noms masculins, et le cas objet prévalut partout. La décadence du système casucl, très avancée dans l'Ile-de-France au XIIP s., est complète au XIV <^.
Dès ce moment le nom a la même forme, qu'il soit sujet ou qu'il soil objet. Le souvenir des flexions casuelles se perdit si totalement que Villon, voulant faire une ballade en a. f. et ayant remarqué dans ses lectures que les avait existé dans certains mots, n'arrive pas à se rendre compte du rôle qu'il jouait. Il meL .s à lort et à travers et brouille tout. Il écrit : ou de France li roy très nobles {rou devrait être roijs).
(1) Les noms du type père qui,primiti\cment, n'avaient pas s final au sujel cp .s dès le XIl^ s., par analogie de murs (ii. i.., i, 17!)).
(2) L'absence de s au cas sujet pluriel est due :i rinlluence du t>pe mur.