CHAPITRE IX COMPLÉMENTS DE PROGRAMME
Nature de ces compléments. — Dans l'ai une lettre à terminer, on ajoute un complément qui indique une action à exécuter. On peut exprimer de même un état à produire : // a une maison à vendre ; — // me reste quelques visites à faTB ; — tout cela est encore à régler ; — le travail est à exécuter ; — c'est une méthode à essayer ; — Voilà la voie à suivre ; — c'est à prendre ou à laisser.
Du complément de ])ro,aramme. on peut rapproclier le complément d'occupation : Vous êtes là à bâiller; — /7 restait là à attendre; — On s'attardait... à boire, à discuter, à fumer (a. daid., Jack. 256).
On remarc[uera les rapjiorts entre cette idée de programme et l'avenir. Une chose n'est pas faite, mais à faire, (".'est de là qu'est né le futur: je ferai; c'est primitivement : j'ai à faire, je dois faire.
Programme et objet. — Le complément de |)rogranune en arrive souvent à prendre le caractère d'un complément d'oiijel : On donne une :artine à manger à un enfant (complém. de programme) ; on lui donne à manger, de quoi manger; ces mots écpiivalent à de la nourriture; ils sont
un \r;ii coiujiiément d'objet.
Structure des compléments de programme. — Les conq)lements de programme peuvent être rapportés à un nom, à un adjectif, à un verbe. Ils entrent dans le sujet, l'objet, dans un terme quelconque de la pbrase : Les grades à gagner développent l'ambition (bai.z.. Vie paris., 1) , — l'idée fixe du nieurtrier de mon père à découvrir (boukg.. Corn.. 67) ; — la proposition d'un crime à commettre ne l'eut jjas indigné davantage (a. dai'd., Tart. Al p.. 6).
Ils entrent dans de simples indications : Mobilier à vendre ; -- Fonds à céder.
Le verbe y est toujours à la voix active, cpi'on dise : j'ai à faire un devoir, ou : /'(// un devoir à faire.
Les verbes subjectifs entrent dans la consiruclion : je n'ai plus qu'un seul endroit à aller ; — cette voiture est la i)remière à partir. Toutefois cette syntaxe est réputée vulgaire.