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CHAPITRE IV LES ÉNONCIATIONS. IDÉES ET PROPOSITIONS

La proposition. — La forme usuelle et qui a clé longtemps considérée comme le type de renonciation, est un assemblage formé de plusieurs termes:

a) un être, une chose, une idée dont on parle.

b) ce qu'est ou ce que fait cet être, cette chose, celle idée. Ex. : Pierre dort ; — ta machine ronfle ; — le temps est menaçant.

Cette énonciation peut être complète en trois termes : ainsi en parlant de l'eau, on dira : Vexai est fraîche. Il y a là un nom. Veau, c'est le sujet ; ensuite un verbe est, et un attribut, f raidie. On bien deux termes suffisent, un sujet, un verbe : l'eau rafraîchit. Ailleurs, il ny a qu'un mot, le verbe : Avancez. C'est cela qu'en logique ou en grammaire on appelle proposition. Il n'y a aucun inconvénient à garder le nom et la chose, pourvu qu'on ne prétende pas ramener tout à ce type, comme autrefois. Le défaut de la vieille analyse était de suppléer, d'imaginer, de déformer sans aucun respecl de la réalité du langage, de façon à restituer partout la trinilé logique : sujet, verbe, attribut. // parle était expliqué par // est parlant : écoutez, par vous, soyez écoutants. L'ère de ces folies est close. On n"a aucun droit de traduire obéissez ! par soyez obéissants ! ni Charles prisse par Charles est passant. Soyez obéissants n'a pas absolument le sens de obéissez, et si le présent Charles est passant a existé en a. f. (il est dans Roland) c'était avec le sens de Charles est en train de passer. Cette forme a disparu au XYI*" s., il n'en est rien resté ; on ne saurait la réinventer, sous prétexte de logique, comme une forme (jue \v verbe serait censé suppléer. Is cominy se dit en anglais, en français non. La première règle que les maîtres doivent s'imposer, s'ils veulent imposer les autres aux enfants, c'est de respecter le langage réel, la vérité du langage.

l'OiiMF.s oi^DixAiKES DK i.A PHOPosiTiox . — - Lcs fomics généralement reconnues de la proposition sont les sui\anles :

A. — SujKT, vicHBK. ATTRIBUT : Lc projet est iniporlanl. il est d'un intérêt vit(d. il me peu-ail destiné à réussir.

B. — Sujet, veube subjectie : Les choses marchent : le problème se pose ; l'ancien projet n'est plus (1).

C. — Sujet, verbe, objet : La solution exige toute notre attention ; la Chambre va l'étudier ; elle y consacrera plusieurs séances.

Ce sont là en efl'el des formes usuelles, ce ne sont pas les seules.

(1 ) Le \i<rbe rlir cesse ici (i'êhc une simple copule, il entre ;ui iionibie des verbes subjectifs.

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