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CHAPITRE VU FORMES A REPRISES

Reprises de toutes sortes dans toutes les phrases. — Même dans les propositions les plus simples, il y a des reprises, Il y en a une, à bien dire, dans une présentation telle que: en voilà des affaires! en voilà une chance! (on dit aussi aujourd'hui : en voilà d'une chance !). Ces reprises sont si fort dans le génie de la phrase française, que Vaugelas, malgré la passion de régularité qui régnait de son temps, a favorisé la plus usuelle. Il trouvait une « merveilleuse grâce » au tour : les plus grands capitaines de l'antiquité, ce furent Alexandre, César, Hannibal (Rem., i, 414). On sait combien cette l'orme de langage est courante : ce qui m'a décidé, c'est l'idée de lui rendre service; — ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut, C'est de vous voir au ciel élever des sornettes (mol., F. sav., iv, 2) ; — le juif. L'homme immonde qui ne peut toucher denrée ni femme qu'on ne la brûle, L'homme d'outrage sur lequel tout Le monde crache, d'est à lui qu'il faut s'adresser (michel., Moyen- Age, l^e édition, m, 112).

Il y a beaucoup d'autres reprises : France, être sur ta claie à L'heure où l'on te traîne Aux cheveux, 0 ma mère, et porter mon anneau de ta chaîne. Je le veux (v. H., Chat., Au mom. de rcnt. en Fr.).

De même qu'on reprend ce qui précède, on annonce ce qui suit : je m'y entends, en fait d'agriculture ; — un groupe de femmes se chagrinent qu'il tarde tellement, celui qui savait donner un aliment à leurs âmes (barrés. Coll. insp., ch. v); —en suis-je là, mon Dieu ! de vouloir qu'on m'abuse ? (auo.. Av., II, 7).

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