CHAPITRE XII ON CHOISIT ENTRE DES CAUSES
Quand on hésite entre des causes, on les présente à l'aide de soit... soit... soit... ou... suivi d'un nom, avec ou sans préposition : soit raison, soit faiblesse : soit par raison, soit par faiblesse : — soit l'altitude ou les variations de la température, l'aiguille semblait affolée (a. daud.. Tart. Alp., 62) ; — soit qu'elle fût étrangère... soit par une originalité infaillible, elT éiai un ragoût e.vtrémement savoureux (barr.. L'enn. des lois, 84).
Les compléments s'opposent fort bien à des propositions, comme les propositions entre elles : ."\/((/.s, soit discrétion, soit, eumme un mot du docteur me l'cvait fait présumer, qu'il eût peu de gOÛt pour la chasse à trois, celui que le docteur appelait M. Dominique ne se rapprocha... que vers le soir (FiiOM.^ Dom., 6).
Soit que. oi^ que. — Mais, soit qu'il n'eût pas remarqué cette manœuvre OU qu'// n'eût osé s'y soumettre, la prière était finie que le nouveau tenait encore sa casquette sur ses deu.v (p'uoux [fi.wb., Bov.,2).
On compare les causes. — On se sert des formes de comparaison, plutôt par. moins par. moins pour... que: On plaicjnaii donc le capitaine d' Auverney, moins pour les pertes qu'il cwait souffertes que pour sa manière de les souffrir (v. H., Bug-Jarg.. 10) : — // a mérité an contraire de la perdre, non point tant encore pour avoir mis le portrait de sa maîtresse en gage que parce que... // a refusé de le dégager (st*" beuve, Lundis, vu, 11).
C'est en ce cas qu'on use volontiers de compléments sans pré])Osition : Patigue ou indifférence, // (t fini par donner son consentement.