CHAPITRE X COMPLÉMENTS DE RÉSULTAT
Nature de ces compléments. — Ils servent à marquer le résultat d'une action : jeter au désespoir ; — tomber dans la mélaneolie ; — une entreprise qui tourne à mon avantage.
Résultat et xxumière. — Il est souvent difficile de distinguer ce complément d'un complément de manière : sortes de colosses osiriens,., se développant en longues allées (ren., Soud. d'ehf,, 133) ; — L'aurore,,, s'élargit, elle déborde en lagunes de soufre, en golfes de béryl, en fleuves de nacre rose (rosny, G. du feu, 10).
Ligatures. — Ce complément est le plus souvent construit avec à, en, dans. On remarquera la fréquence de en : Les ruisseaux clairs et murmurants Ne grossissent point en torrents (rac, Let., xx, vi, 436) ; — les algues s'enflaient en pustules (rosny, G. du feu, 6).
Autres tours. — Les écrivains modernes ont d'autres tours très hardis. Ils feront suivre, par exemple, une proposition de participes qui expriment le résultat du verbe principal : Une rupture définitive avec Chaîne, que le désespoir de ne pas vivre de ses pinceaux venait de jeter dans une aventure commerciale, faisant les foires de la banlieue de Paris, tenant un jeu de tournevire pour le compte d'une veuve (zola, Œuv,, 292). Si l'auteur avait coupé sa phrase, ou même employé une proposition conjonctive, l'effet n'eût pas été le même. Ces participes faisant, tenant, marquent une conséquence. Nous touchons ici au sujet que nous étudierons au livre XXI (1).
(1 ) De même pour fou à Uer, un Irotd à périr, voir «ux Conséquences,