Bemarques sur l'amour, Paris, Sansot
— Les sens sont toujours honnêtes ; c'est l'imagination qui est perverse.
— Si les femmes ne faisaient point le premier pas, combien d'hommes n'auraient jamais aimé.
GHAMPGEUR
— On ne prend pas une femme : elle se donne.
— La pensée d'une femme, bien plutôt que sa présence, peut emplir la vie d'un homme.
— C'est généralement quand une femme commence d'être aimée de cœur, qu'elle se plaint de ne plus être aimée.
— L'importance des riens, d'un mot, d'une intonation,, d'un geste, d'un regard, de moins encore ! Des bonheurs s'envolent pour un silence.
— C'est surtout en amour que les femmes préfèrent le superflu au nécessaire.
1. Pierre Anselme Champgeur. Ce qu'elles ne disent pas. Pensées désordonnées sur les femmes et sur l'amour. Paris, juill. 1918.
I \ il nsi'i FRANÇAISE 137
MADAME BARRATIN
MM Barratin, femme de grand cœur, qui consacra une partie de sa vie à des œuvres philanthropiques, est morte le 19 décembre 1915.
Outre un recueil de nouvelles Sur le lard et deux ouvrages de poésie Heures de brume et Lueurs du soir elle a écrit quatre livres de maximes : Chemin faisant ; De vous à moi,' De toules les paroisses ; Ce que je pense.
— Il faut aimer la mort autant que la vie pour aimer la vie avec repos.
— Les beaux vers pensent en chantant.
— 11 y a des gens qui ne meurent de rien que de la mort.
— Les heures nous restent pour pleurer les instants.
— Une pensée s'impose par sa vérité et traverse le temps par sa forme.
— On sent de grands effluves en s'approchant de certains êtres, comme on sent la mer à distance.
— L'amour sait plaindre, l'amitié sait guérir.
— On ne peut pas aimer sans trembler, puisqu'alors on ne peut plus souffrir que dans ce qu'on aime.
LA PF.NSKK I-nANÇAFSr.
— On court toujours risque en aimant ; mais, sans aimer, on meurt.
— Va, mon âme ! En avant, en arrière, partout c'est Dieu!
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