C.-J.-B. BONXIN
Bonnin (C.-J.-B.), publiscite, né à Paris, le 4 octobre 1772. Outre les Pensées i dont nous donnons ici des extraits, on a de lui les ouvrages suivants : A Madame Bonnin (recueil de pièces en vers et en prose), Paris, 1825, in-12 ; Considérations politiques et morales sur les constitutions, Paris, 1814, in-8° ; Droit public français, Paris, 1809, in-8° ; Etudes législatives, Paris, 1821, in-8° ; Excellence de Corneille, 1791, in-8° ; Lettres sur l'éducation, 1825, in-12 ; Ordre de la culture des connaissances humaines, 1798, in-12. ; Réflexions sur Montesquieu, Paris, 1795, in-8°, etc., etc.
— La philosophie est dans la conduite et non dans les discours.
— Je ne trouve rien de plus humiliant pour le mérite que l'obligation de demander ce qui lui est dû, et pas jde plus petit orgueil que de n'accueillir que ceux qui demandent.
— Constater une erreur, c'est découvrir une vérité.
— Les plaisirs des riches sont des ennuis de convention.
1. Pensées suivies des éloges de Corneille et de Montesquieu, par C.-J.-B. Bonnin. Edition précédée d'une notice historique par M. Lemonier. A Paris, 1824.
— L'amour-propre est à l'esprit ce que la sensibilité physique est au corps : leur trop de délicatesse vient de leur faiblesse et ne prouve nullement la bonté des organes.
— La société habituelle des femmes est aussi pernicieuse que l'usage hors de raison du vin ; elle tue moralement et fait dégénérer physiquement.
— Combien d'hommes ne doivent leur moralité qu'à une occupation assidue qui les arrache à eux-mêmes.
l v PENSÉS FRANÇAISE 22 i