‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 202 sur 311 · Moniteur, 31 mai 1842, p · texte numérisé non relu

Moniteur, 31 mai 1842, p

4, Moniteur, 17 juin 1842. La loi n’en fut pas moins votée, à la Chambre des Pairs, par 122 voix contre 6 (Moniteur, 4 juin 1842, p. 1408).

de Montalembert (1), en enchérissant sur eux. La Maison du Berger, même dépouillée des addita qu’on trouvera plus lom, ne dit rien de semblable. Sans doute, Vigny parle avec dédain des « marchands jaloux ». Il n’aime pas le commerce, source des richesses bourgeoises. Il appréhende le retour de pareilles catastrophes, tant que l’homme ne sera pas maître de son instrument : c’est. d’un bon sens très prosaïque. Mais Montalembert, par mépris de ces richesses, par respect exclusif des intérêts religieux ou militaires (2), — qu’il prétend servir sans les chemins de fer, — combat le projet législatif de construire les grandes voies. Vigny n’est pas législateur ; le serait-il, il voterait pour les chemins de fer. Que tout circule, dit-il ; béns soit le commerce au hardi caducée.. Voilà légitimé, à ses yeux, le chemin de fer comme véhicule de marchandises. Mais il réclame pour l’Esprit une part dans la jouissance de cet engin destiné à la matière : c’est l’attitude inverse de celle de Montalembert. Il faut que « les chemins du vendeur servent les passions » ; et voici ces passions : les affections privées (transport des voyageurs pour raisons intimes ou raisons de famille) (3){; — le patriotisme (transport stratégique en cas de mobilisation) (4) ; — l’émulation scientifique (transport de savants ou de matériel en cas de congrès ou d’expériences scientifiques) (5).

C’est peu, dit-on (6). C’est beaucoup. En effet, que reste-t-il hors des cas énumérés ? Seuls, les voyages d'agrément.

À quoi se réduit donc l’interdit jeté sur les chemins de fer ? A leur préférer la voiture pour les seules promenades d’agrément,

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