mai 1830) J. dans R. D. M
7. (17 mai 1828, Corr., I, 31) cf. Journal, sept. 1829 (J. dans R. D. M., 690).
8. Corr., I, 46, La satisfaction l’emporte dans une note du Journal (J. dans R. D. M., 691). :
qu’il a gauchement dirigé son coup, Quand il mesure son échec, il écrit : « Je crois que je ne suis plus poète, je crois que mon âme va se retirer de moi et remonter. Tant mieux ! (1) »
Las du théâtre, du poème, du roman (2), il songe à une étude toute nouvelle dont la matière puisse le soutenir et suppléer à son imagination affaiblie (3) : il veut écrire un livre d’histoire et de géographie sur la Corse (4). L’esquisse même de sa méthode laisse supposer l’intervention d’une pensée étrangère, Buchez.
En rompant avec l’armée, Vigny avait quitté un milieu, où, en dépit de la discipline et des exercices monotones, se débattaient bien des idées entre officiers instruits de formation différente (5), Un scepticisme mélancolique remplaçait son ardeur combative. La peinture du roi, dans Cing-Mars, avait déplu. Le règne de Charles X ne réveillait pas en Vigny la foi monarchique, bien au contraire (6).
Si Vigny se détourne de la droite, la gauche ne le séduit pas davantage : on cherche à le rapprocher de Benjamin Constant (7), il n’écoute pas ces avances et s’attriste du libéralisme naissant de Victor Hugo (8). Que veut-il donc ? Le gouvernement de Martignac (9), interprète élégant des volontés fuyantes du centre, ne l’a séduit qu’un instant (10).
Mais le progrès existe puisque «le temps marche (11) »etratifie les efforts des novateurs. L’humanité se partage, à ses yeux, en une