MANGUIER
Hn Europe, greffe par placage sous cloche, avec chaleur de fond; février, août.
Suivant le pays, la greffe reproduit les Garcinia cfïilina (Nouvelle-Calédonie), indica (Hindoustan), /' jfwnnica (îles de la Sonde), pedunculata (\e Silhet).
Pépinière. — Terre substantielle, même argileuse ou ferrugineuse. Climat tropical.
Élevage en toute liberté, de façon à ce que le sujet s*élève à tige. Coursonner les branches latérales.
Les plants repiqués en pleine terre seront greffés à «inl poussant, au « remous de la sève », et mis en place au premier repos de la végétation.
En pays froid ou chaud, sous verre à Tair libre, procurer aux jeunes plants la lumière, la chaleur et l'humidité.
Manguier. — Mangifera.
Arbre fruitier des Indes orientales, à feuillage persistant, propagé dans la zone des tropiques; le nombre de ses variétés et la valeur de son fruit alimentaire Tout popularisé.
Semis et Bouturage. — Opérer comme il est dit au précédent, le Mangoustanier.
Greffage. — En Europe, greffage au printemps, sous cloche, en serre chaude, les récipients étant entourés de mousse fraîche.
Dans les Indes orientales et en Cochinchine, dit VArt de greffer, la greffe se fait à Tair libre, en fente ou en couronne, en tête ou en pied; le sujet et le
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greffon sont en sève, leur état semi-herbacé active la soudure.
Le greffage en approche est pratiqué par les indigènes intelligents. Au mois de mai, ils sèment des noyaux du mango (sauvageon) autour d'un Manguier d'espèce à reproduire et garni de ramifications assez près du sol; la germination se fait vite et, en octobre, ils greffent le plant par approche, avec les branches, de côté ou mieux en tête, les deux parties étant semi- herbacées. Quelques mois de sève suffiront pour permettre le sevrage; après une végétation nouvelle, le jeune arbre sera mis en place.
A Bombay, quand l'arbre étalon est haut de branches, les sujets élevés dans des godets ou des noix de coco y sont accrochés et, le moment venu, greffés par approche.
A la Guyane, où les pluies sont pour ainsi dire permanentes, le colon sème et cultive le plant en panier et profite d'une éclaircie pour l'approcher de l'étalon et lui inoculer ses rameaux.
Aux Antilles, greffage par approche en décembre, même janvier, si l'irrigation du sol est facile pendant le temps de sécheresse. Le sevrage se fait à trois mois. Le sujet est plutôt un Manguier pêche ou vert\ et les variétés préférées par le greffeur sont les Mangues Julie, la plus hâtive; puis Martin, Divine, d'Or, Reine Amélie^ Reynaud, Sans-Pareille..., enfin les tardives Crassous et Freycinet, réclamées par le commerce et les consommateurs.
A la Réunion, les planteurs propagent, par la greffe, la mangue Auguste et d'autres variétés spéciales à rinduslrie des conserves.
MARRONNIER
Les Japonais pratiquent en outre la greffe en léte dans Taubier; Tengluement est de l'argile délayée dans Teau de mer ou Teau salée, pétrie avec des déchets de coton. Une feuille de Palmier, attachée à la greffe, forme écran et complète le travail.
A la Jamaïque, écussonnage à œil poussant, dès le commencement de juillet.
Pépinière. ~ Terrain riche, profond, légèrement argileux, drainé si Thumidité surabonde.
Les éleveurs bien avisés, après les greffages sous verre, replantent les jeunes arbustes à leur place définitive ou, s'il y a inconvénient, les mettent pendant deux ans en pépinière où ils se fortifient et peuvent être livrés à eux-mêmes.
Les planls provenant de Téclaircissage sont soumis à la greffe, puis mis en place ou livrés à la clientèle.
A Madagascar, les naturels sèment Tamande après avoir brisé le noyau, qui est monosperme ; ils en groupent quelques-unes dans chaque trou définitif; huit mois après, Téclaircissage aidant, le petit arbre existe.
Les serres d'Europe ne peuvent que préparer des jeunes sujets, les greffer et, après le premier âge, les expédiera destination.
Marronnier.
JSsculus.
Arbre majestueux par son port élevé, son feuillage palmé et le luxe de ses thyrses florales blanches ou rouges dressées, d'un grand effet décoratif : un des plus beaux ornements de nos promenades et de nos grands parcs {/ig, 213).
MARRONNIER
Semis. — Semer de suite en place, aussitôt la récolte, ainsi que la nature nous l'apprend. Semer clair. Repiquage au printemps suivant, écimer le pivot; distance 0",10. Éviter de tailler la jeune tige.
Fig.2i 3. —Marronnier d'Inde (iEsculus hippoeastanum).
Deuxième procédé : mettre en stratiflcation les marrons au commencement de Thiver. Semer au printemps, en pleine terre, par rayon ; pincer la radicule.
Le Marronnier donne, en semis, quelques variantes dans son mode de feuillaison ou de Ûoraison, par exemple le M. précoce^ dit du « Vingt-mars », qui les reproduit au greffage, comme les autres formes.
MARRONNIER
Greffage. — Le sujet est le Marronnier d'Inde à fleur blanche simple ^ ^Esculus hippocaslanum^ planl de semis, mis en nourrice, ou en jeune pépinière, ou déjà, élevé à haute tige.
Le Marronnier rubicond ne se reproduisant pas ponctuellement par semis, il sera soumis au greffage, de môme que les variétés de ces deux espèces.
Le M. de Plant iêres, qui a emprunté les caractères de ces deux types, se soumet également à la greffe sur le Marronnier blanc,
L'écussonnage ordinaire ou par incision cruciale, à œil dormant, est le procédé le plus employé.
Au printemps, à la montée de la sève, greffe en fente, en couronne ou de côté sous écorce, avec des rame aux- greffons conservés en silo.
Pour ces dernières, lé sommet du rameau constitue un bon greffon et réclame un prompt palissage.
Greffer en tête le M. à fleur double^ moins vigoureux, ainsi que les variétés à feuilles panachées.
Pépinière. — Terre fertile, à végétation précoce et prolongée; sous-sol perméable. Un sous-sol constamment froid et mouillé lui serait nuisible.
Plantation de plants repiqués, non ététés, à 0",60 sur des lignes espacées de 0"*,70.
La montée du plant est lente.
Les jeunes sujets écussonnés en nourrice sont plantés à la môme distance, en carrés à part.
Élagage modéré, surtout à Fintérieur de la pépi nière, et k Tégard des tiges faibles.
Conserver la flèche intacte. Dans Tété, coursonner les rameaux voisins de la flèche, à moins que la couronne ne soit arrivée à sa hauteur.
MKLEZE.
Tuteurer sévèrement les pousses de la greffe, car le poids des feuilles pourrait la briser.
Contreplanler les sujets déjà forts qui ne tardaient pas à perdre leurs racines chevelues.
Ménager les bourgeons terminaux lors des déplantations, remaniements et emballages.
Mélèze. — Larix.
Arbre résineux, élevé ; son feuillage léger, gai, tombe à l'automne {fig. 214). ..^^,^
Arbre forestier, vigoureux sur le flanc des hautes montagnes ou à la crête des collines aérées, jouant un rôle de... jeune prem ier dans les parcs paysagers, à l'époque de sa verdure naissante.
Les semis naturels fournissent à la pépinière des tuteurs qui n'ont pas l'inconvénient des verticilles cassants, comme le Pin et le Sapin.
Sa résine produit la « térébenthine de Venise ».
Un des rares arbres conifères à feuille caduque.
Fig. 21*. — Mélèze d'Europe {Larix).