ORME
préparés avant la saison des gelées, hivernes en terre douce recouverte de roseaux, abrités contre un mur, au sec, resteront sur place au printemps ou passeront rhiver sous verre.
Greffer sur tige jeune TUlmus parviflora^ moins élancé et moins attaqué par la galéruque.
Greffage. — Ëcussonnage à œil dormant et greffe en fente des variétés sur leur type, rez terre, à l'air libre. Greffage en tôte des variétés délicates ou à rameaux pleureurs.
La levée de Técusson nécessite le maintien d'une légère pellicule d'aubier lui adhérant.
L'Orme « gras » Dumont, de Hollande, se prête mieux au rôle de sujet que les 0. d'Amérique et Klemmer, de Flandre, plus « secs ».
Ce dernier, greffé, est plus vite arrivé à l'état d'arbre que résultant d'une cépée.
Les U. campestris et montana ont des variétés intéressantes par le port pyramidal, fastigé, horizontal ou pleureur, par le feuillage doré, argenté, pourpre, par des formes naines ou miniatures, soumises au greffage, aussi bien que l'Ulmus végéta^ luxuriant de végétation, à greffer rez terre.
Pépinière. — Terrain ordinaire, de plaine ou de montagne, plus ou moins éclairé, mais à sous-sol frais conservant sa sève assez tard.
Plantation à 0"*,60, sur des lignes espacées de 0",70. Recepage au printemps qui suit la première sève.
Tuteurer, surtout l'Ulmus végéta^ un des plus vigoureux et à large feuillage.
Tuteur inutile aux Ormes Klemmer et Dumont, toujours érigés.
OSaiANTUB. 625
Élaguer progressivement, affaiblir les rameaux voisins de la flèche, les bourgeons adventifs. Ëlètage appliqué seulement aux arbres fluets, élevés.
Déplanter avec précaution : la racine est chanvreuse et sensible à la gelée.
Osmantlie. — Osmanthus.
Arbrisseau toujours vert, dont la petite fleur blan* che, odorante, sert, au Japon, à aromatiser le thé. Espèces robustes sous le climat de Paris, employées à Tornement des bosquets.
Semis. — Durée germinative de la graine : quatre mois.
Fin été, semer la graine en terrine remplie de sable et terre de bruyère ; rentrer sous une tablette de la serre et, au printemps, placer sur bâche chauffée.
Repiquer en godets, à la troisième feuille.
Marcottage. — Buttage au printemps ; éclatage des rejets à l'automne, sur les souches de pied franc, et mise en pot sous châssis tiède.
Bouturage. — Bouture de rameaux semi>ligneux, au printemps, sous verre, mis en godets, avec compost frais. Repiquage sous châssis froid.
Par le bouturage, TOsmanthe est mieux branché.
La bouture ligneuse prend difflcilement racine.
Les variétés panachées refusent le bouturage.
Greffage. — Le sujet de greffage est le Troëne commun, en arrachis. Grefl'e en placage, rez terre, à l'étouffée à froid; février-mars et août-septembre.
Le Troëne à feuille ovale^ de bouture racinée de l'année, en pot, est encore un sujet de greffage Baltet. — La pépiDiëre. 40
626 OSTÉOMÈLC.
employé en août-septembre, à Tégard des variétés d'Osmanthe à feuille panachée^ à feuille pourpre.
Le greffage sur Troëne donne de la vigueur à la plante, dans les sols calcaires.
Pépinière. — Terrain frais, sable gras et tourbe. Au cas de calcaire, choisir des sujets greffés sur Troène.
Les élèves ayant passé du châssis aux ombrelles y resteront Tété, en pol, et rentreront l'hiver à l'abri non chauffé.
A partir de la région dijonnaise, culture en pleine terre après deux années de poterie.
Contreplanter tous les trois ans, afin d'obtenir des arbustes ramifiés dressés en pyramide, avec racines abondantes.
Ostéomèle. — Osteomeles.
Arbuste toujours vert, originaire de la Polynésie ; son feuillage rappelle certaines Légumineuses; ses inflorescences en corymbes blancs, suivis de fruits noirâtres, se rapprochent de TAubépine et de TAmélanchier.
Semis. — Semer en terre de bruyère, sous châssis froid, au printemps, après stratiGcation. La graine lèvera Tannée suivante et peut-être dès la première année, surtout quand la semence osseuse aura été mise fraîche en terre.
Repiquage en godet après une année de pousse.
Bouturage. — Rameaux semi-ligneux en juilletaoût, piqués sous cloche, à froid. Reprise six semaines après; alors repiquage en godet. Hivernage sous verre et, de là, dans les abris-ombrelles.
* PALIURK. 627
Multiplication de TOsteomeles anthyllidifolia.
Greffage. — Le sujet est le Cotoneaster acuminata. Greffe par rameau sous écorce, à ranglaise, fin août. Opérer sous cloche, à Tétouffée.
Pépinière. — Sable de rivière, terreau de vieille couche, terre de bruyère siliceuse. Climat modéré.
Culture en pot, les premières années, la terre de la couche recouvrant la poterie. Ensuite installation dans les abris avec claies Thiver, ou rentrée dans l'orangerie.
Région tempérée : élevage à Tair libre, une fois passé le premier âge en pot et sous verre.
Paliure. — Paliurus,
Arbuste à rameaux diffus, chargés d'aiguillons, convenable en clôtufe et bordure libre de propriété oirrerte sur un chemin public. Climat tempéré.
Semi». — Semer la graine k l'automne, en caissette dans la serre ; à défaut de cet abri, stratifler en janvier et semer au mois de mars en pleine terre, région sud et ouest, ou sous châssis, région parisienne.
Semer clair afin d'éviter ou repiquage de plants épineux.
Reproduction du Paliurus aculeatus. Faute de semence, employer les procédés suivants.
Marcottage. — Buttage et drageonnage de jeunes pousses au printemps; séparage à l'automne.
Bouturage. — Fragments de racine préparés à l'automne, hivernes sous une tablette de la serre et plantés sous châssis, au printemps.
Pépinière. — Terrain sec et chaud, perméable.
Plantation en lignes à 0'',40 sur 0",50. Livrer les sujets jeunes, afin de les approcher moins longtemps.
Sous le climat de Paris, couvrir le collet, l'hiver. Éviter les endroits frais, à végétation prolongée.
Palmiers [Famille des).
Les « princes du règne végétal », a dit Linné. Ce titre suffit à leur gloire.
Végétaux superbes par leur stipe élancé, couronné de palmes ou de feuillages en -éventail et portant des panicules florales fructifiant après fécondation.
Arbres précieux en Algérie, en Tunisie et en climats et situations analogues [fig, 225 à 228).
Semis. — A leur maturité, les graines épluchées, préparées, sont mises en terrines garnies de sable et terre de bruyère tamisée ; au fond, une couche de poussière de charbon de bois ; au-dessus, un lit de sable de grès; le récipient, ayant été bien nettoyé, ne sera pas rempli complètement afin de faciliter les arrosages à la pomme.
Après une mouillure générale, la poterie ou la caissette sont placées sur la bâche avec chaleur de fond et, au besoin, sur une planchette supportée par les tuyaux de chauffage; cette partie sera tenue fraîche par un apport de mousse entretenue humide.
Le repiquage aura lieu successivement. Lever les plants ayant deux feuilles et les mettre en godets profonds, drainés, qui seront portés sur une tablette chauffée, couverte d'un lit d'escarbilles. Les plants restants seront empotés à leur tour, dès qu'ils auront leurs premières feuilles bien développées.
\ ce premier ompotage, comme aux suivants, le
Fig. 225. — Brabea Roeili (Erytha?a armata), en fleurs, à Monte-Carlo.
collet du plant ne doit pas être enterré et les arrosages se renouvelleronl fréquemment, toujours à la
630 TALHIERS.
pomme, même appliqués au feuillage, dessus et dessous.
Le développement des racines indique le moment des rempotages. Renouveler une partie de la motte et ajouter de la terre franche au compost.
Badigeonner le vitrage au blanc et modérer Taérage.
Les cultivateurs anglais enfoncent les poteries de Palmiers dans la fibre de noix de coco et, la plante plus grande, dans une couche de tannée. L'arrosage à l'engrais (purin et... analogue) n*y e^t pas négligé, sauf au repos de la végétation.
L'air, la lumière, la chaleur sont distribués suivant l'Âge, la température et le genre ou espèce.
Parmi les plus populaires, nous citerons : les Areca et Kentia, aux frondes composées et à pinnules déOéchies, réclamant une exposition chaude, un peu humide, de Tombrc et un compost de bonne terre, terreau décomposé et terre de bruyère.
Le Brahea ou Srythsea ne craint pas les situations ensoleillées ni la sécheresse de Tété. Croissance lente, arbre joli sur une pelouse par son feuillage en évenlail, glauquebleuâtre, et ses inflorescences réunies en spadice tomenteux, paniculé [fig. 225).
Le Ghamœrops, un des plus rustiques de pleine terre. Les cultivateurs, dans le midi de la France, donnent la liberté aux racines et aux tiges dès que la plante est bien caractérisée, tout en la préservant des chauds rayons de soleil et de la sécheresse, puis les expédient en motte, après contreplantations successives.
Le Chamaîrops Fortunei (Trachycarpus) vil librement dehors, région lyonnaise
rig. 2^5. — Cocotier du Chili (Jul«a speetabilia). VUIa Thurct, à Aotibes, Arborelum Sahut (Hérault).
632 t>ALllIERS.
Le Cocotier se sème à raison d'une graine par pol, la base de la noix enfouie dans le sable de grè» et la poussière de charbon ou la fibre de coco. (Le commerce livre des semences toutes germées.) Les jeunes plants, repiqués en poterie, sont rangés sur une couche chaude recouverte de tannée.
Chaleur de fond, atmosphère humide, terre de bruyère siliceuse, sans calcaire ; air, lumière, ombrage aux feuilles, arrosage aux racines, tels sont les principaux éléments nécessaires à la santé des Cocotiers.
Le Cocotier de Weddell^ des plus robustes, est recherché comme plante d'appartement.
Le Jabœa spectabilis, dit « Coquita ou Cocotier du Chili », promptement acclimaté dans nos régions méditerranéennes et océaniques, y est représenté par de majestueux exemplaires (/tV. 226). Rustique, il aime les terrains secs, chauds et profonds, mais de bonne qualité. Trop d'eau lui nuit.
Les Latania et LiviBtona, Palmiers-arbres, à grand développement, à régime volumineux ; genres assez rustiques, précieux aux garnitures d'appartement, remarquables dans les compositions paysagères du littoral méridional, surtout en Algérie, et à l'abri des grands vents. Arrosages répétés.
Lé Corypha austraits, au stipe monocarpique, et inerme, aux feuilles flabelliformes, plante d'appartement, serait un Livistona.
Les Phœnix dactylifera et canariensis se propagent par serais et par le bouturage des stolons qui émergent de la souche ; ceux-ci, buttés avant leur extraction et élevés sur couche, permettent de propager les types femelles que le semis des graines
ne fournit pas en nombre suffisant ni certain. Il est démontré que TinÛorescence d'un Dattier mâle suffit à la fécondation pratiquée à la main de vingt-quatre sujets femelles.
Cet arbre est une des principales ressources des oasis algériennes [fig. 227) et des populations du
Fig. 327. — Oasis de Palmiers en Algérie.
Sahara. Un seul plant peut fournir 100 kilogrammes de dattes, sans compter Tindustrie des palmes et feuillages, et la boisson tirée de la sève.
La résistance aux grands vents lui est acquise, ainsi qu'à son congénère des Canaries, de qualités ornementales supérieures, fort apprécié en avenues promenades et parcs, supportant jusqu'à — 10°.
Arroser les jeunes plants; irriguer les sujets
adultes; remplacer les vieillards caduques, stériles.
Ces deux espèces, multipliées sur une vaste échelle, en Provence, en région niçoise et en Algérie, sont expédiées en pot ou en motte vers le Nord.
Plantés sur la bâche de la serre chaude, les jeunes sujets émettent de nouvelles racines et deviennent aptes à la culture en pot ou en caisse pour la vente du Dattier, toujours demandé. Dans ces conditions, le Dattier des Canaries a plus de succès, la fructification n'étant pas en jeu [fig. 228).
Les Phœnix redinata et spinosa^ plus sensibles au froid — dans leur jeunesse, — prospèrent en sol argilocalcaire, ne redoutent pas les vents de mer et se ressèment naturellement.
LesRhapis et Ghamœdora, d'un port particulier, touffu, multipliés par la division de la souche, fournissent des stolons feuillus. Plusieurs de ces rejets groupés dans la même potée en h&teront la vente. Éviter une serre trop chaude ou trop humide.
Le Sabal au stipe hardi, quoique lent à s'élever, au beau feuillage en éventail. Espèce robuste qui se contente de terre de gazon et de terreau, mais avec un stimulant d'engrais ajouté k l'arrosage.
Le SeB,îorthia, elegans (Àrchontophœnix), superbe plante de belle allure, dans un jardin d'hiver qu'il décore de son beau feuillage composé de pinnules lancéolées, étroites, glabres et glauques en dessus. Palmier inerme, d'origine australienne; sol tourbeux.
Le Washingtonia, de la section Coryphées. Beau feuillage ample, orbiculé, étalé et plissé eu éventail* fort ornemental dans une serre tempérée et se cou-