‹ La pépinière fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et colonialeChapitre 165 sur 180 · IF · texte numérisé non relu

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Imitant la nature, nu us drvous : 1" choisir un emplacement à mi-oinlnr uu dol^^ dune certaine fraîcheur, facile h'i ai r<)>cr; 2' it, apirs un hei-aj^^e,

répandre la graine en préférant un temps calme; 3"* puis, au lieu de terre, couvrir le semis par un léger paillis de mousse déchiquetée, f ût^elle mélangée de feuilles pourries. La levée sera bonne, excitée par des arrosages en pluie, et le plant pourra supporter le repiquage au printemps suivant.

Un certain nombre d'espèces, comme le Saule de Bahylone^ à rameaux pendants, n'ont ici que le type mâle et, par conséquent, ne fournissent pas de graines. D'autres, mieux pourvues, ne se transmettent pas fidèlement. Alors le bouturage est généralement le mode populaire du pépiniériste.

Bouturage. — Toutes les espèces et variétés se soumettent au bouturage. Les rameaux sont préparés dès la chute des feuilles, réunis par variétés, bien numérotés et placés en terre, la tète en bas ; veiller à ce que l'eau souterraine ne puisse les atteindre.

Plantées au printemps, en nourrice ou en pépinière, enfoncées jusqu'à l'œil supérieur, bien scellées et arrosées, les boutures pousseront aussitôt.

Bouturage d'yeux des espèces rares ; fragments de rameau portant un œil, placés sous châssis froid, l'œil visible; appuyer à la main pour les maintenir demienterrés. Ombrager, arroser ; repiquer en pleine terre fin été, en pinçant le limbe de la feuille et le sommet de la pousse ; sinon, repiquer au printemps.

Au contraire, les espèces communes pourront, au besoin, être soumises k la bouture-plançon. Grosse branche, longue de un mètre environ, aiguisée, piquée de suite en place. Les bourgeons qui vont s'y développer fourniront des éléments de bouturage pour le printemps suivant.

Les variétés de Saule osier^ si utiles au pépiniériste pour ses palissages, emballages, etc., et dont il peut tirer profit en faveur de la vannerie, de la tonnellerie. . . , seront plantées de suite en place, soit en oseraie, soit en bordure, au moyen de rameaux-boutures longs de 0™,25 \i Om,30. Les variétés à écorce verte, blanccrème, jaune, rouge, pourpre, plus ou moins branchues, ont leurs préférences quant au sol et au climat.

Greffage. — Le sujet porte-greflfes est d'abord le Saule marsault, S. caprœa^ et var. Aglœa, jaspidea\ puis, le Saule cendré, Salix cinerea^ ou quelque type de la variété à propager.

Le Saule de Hollande, Salix balaviae, a donné des espérances au rôle de sujet.

Les formes « pleureur » des S. caprœa^ incana, sericea, rigida^ Zabeli^ prennent sur le Saule marsault ordinaire, tandis que cette même disposition retombante des rameaux des Salix americana^ Clauda^ Napoleonensis, nigra^ sympathisent mieux avec les formes jaspidea et Aglœa du Salix caprœa.

Grefiages à œil poussant par écusson, en flûte, en couronne, à la montée de la sève.

Greffe à haute tige des variétés à rameaux retombants, après déplantation du sujet; mise en jauge aussitôt greffé et replantation en pépinière.

Greffage du Saule pleureur de Babylone sur le Saule marsauU, en pied.

Pépinière. — Terrain variable suivant Tespèce à planter, sable, glaise, calcaire, marécage ; en général, sol frais, perméable, assez ferme. * ^

Plantation des espèces naines, reliant en arbuste Baltst. — La pépinière. 48

OU arbrisseau, à 0"*,40 sur rangs de 0»,55, et des sujets destinés à la haute tige, à 0",50 sur 0-,60.

Fig. 267. — Buisson de Saules au pied de Peupliers pyraraidwu {Salix et Povulus),

Receper le plant de ces dernières, après une année de sève, et tuteurer aussitôt.

Les autres espèces, moins élevées, seront maintenues

SGflINUS. 7S5

en touffe : S. rosmarinifolia (fig. 267), sibirictty argentea^ arenœria, myrsinites...

Les Saules pleureurs de Babylone, de Salamon^ sont piqués en bouture ; les autres « pleureurs » sont greffés en tête, comme il a été dit.

Schinus. — Schinus,

Petit arbre élégant par son branchage penché gracieusement, couvert de feuilles ailées, assez persistantes et aromatiques, laissant pendre ses grappes florales lâches, terminales et axillaires, qui deviennent, pendant rhiver et le printemps, des panicules de petits fruits rouge vineux, d'un charmant effet; les fleuristes les utilisent dans les combinaisons d*hiver, pour le décor de l'appartement.

Espèce acclimatée dans la région niçoise et moné* gasque sous les noms de Schinus Molle et de « Poivrier d'Amérique ».

Semis. — Après l'hiver, semer la graine nettoyée en terrine pleine de sable et terre de bruyère, recouverte d'une feuille de verre et placée en serre tempérée.

Repiquage à la troisième feuille, en godet, dans ce même emplacement.

Marcottage. — Buttage, drageonnage et couchage à diverses époques. Repiquage sous verre.

Bouturage. — De juin en août, jeunes rameaux cueillis sur des sujets été tés, bouturés sous cloche, au soleil. Repiquage sur bâche tiède.

Multiplication des S. Molle et terehinthifolius.

756 SGIADOPITYS.

Pépinière. — Terre légère, perméable, fertile; situation ensoleillée.

Élevage : 1*^ en pot et dans la serre tempérée, région parisienne; 2° dans Torangerie, région ouest.

Culture en pleine terre, région sud ; en motte et eo poterie pour les sujets à livrer au commerce. Abriter des vents par des rideaux naturels.

Le Faux Poivrier, Schinus Molle^ résiste assez bien à la sécheresse dans les jardins et sur les routes de Nice à Monte-Carlo.

Sciadopitys. — Sciadopitys.

Arbre vert résineux, de belle prestance, régulier dans la disposition de ses couronnes verticillées et qui décore, au Japon, la bonzerie ou les temples sacrés des familles princières.

Semis. — Les graines ayant voyagé subiront un trempage de quarante-huit heures dans l'eau.

A semer en terrine garnie de sable gras et terre de bruyère tourbeuse, couverte d'une feuille de verre et placée dans la serre, avec chaleur de fond.

Bassinages modérés.

Repiquer en godets qui resteront sous Tabri vitré, à mi-ombre. Mouillures pendant la période de végétation. Enfin, mise en pot et sous châssis, à ftoid.

Reproduction du S. verticillata^ en sujets corrects.

Greffage. — Le sujet est le Cunninghamia sinensis, plant de semis ou de bouture .

Le greffon provient de Tététage d'un Sciadopitys

quia émis, àTécimage de la flèche, un groupe de bourgeons de tête.

Greffage en placage ou de côté dans l'aubier, en août-septembre et février-mars. Opérer sous verre, à froid.

Éviter, au sujet de la greffe en placage, de toucher le sommet de la cloche, parce que la buée, roulant jusqu'à la greffe, ferait obstacle à la soudure.

Le bouturage — assez délicat — des ramilles du S. verticillata permet de les greffer en bourgeons de tête de cette espèce et de sa variété à feuille panachée.

Pépinière. — Terre perméable, siliceuse, sans humidité excessive.

Ëlevage en pot dans la jeunesse de l'arbuste, puis en pleine terre, bien aérée, bien éclairée et à bonne distance ; la disposition régulière de ses verticilles y gagnera.

Transplantation fréquente ; élevage en motte et en panier.

Séquoia. — Séquoia.

Arbres verts résineux, aux dimensions colossales, particulièrement le Séquoia ^f^an^e^^^/e, originaire de la Californie où, sur les plateaux de la Sierra Nevada, il produit un spectacle saisissant ou terrifiant, d'après l'explorateur Douglas et les voyageurs qui ont pu approcher ces géants du règne végétal.

Nos architectes jardiniers savent utiliser de pareilles richesses dendrologiques dans leurs compositions paysagères (fig. 268).

Deux sous-genres ou espèces composent le genre Séquoia :

i<^ Le Séquoia gigantesque, dit u Wellingtonia » ; 2* Le Séquoia toujours vert, dit « Taxodium sempervirens ».

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