‹ La pépinière fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et colonialeChapitre 175 sur 180 · VIORNE · texte numérisé non relu

VIORNE

Même opération aux V. prunifolium e\ pyrifolium, avec incision à la partie mise en terre ou buttage.

Bouturage. — Au printemps, bouturage de rameaux avec leur talon, si possible, placés sous châssis, avec légère chaleur pour les espèces toujours vertes.

Bouturage semi-herbacé — avec embase — au mois de juin, sous cloche, à mi-ombre pour les espèce à rameaux suffrutescents, comme le V. Tinus.

De cette série, les V. plicatum et rnacrocephalum, réfractaires au bouturage, sont soumis au greffage.

Les Viburnum cassinoides, dilatatum, suspensum, se propagent par le bouturage.

Greffage. — Le sujet principal est la Viorne Mansienne, V. Lantana, puis la Viorne Obier, V. Opulus ; jeune plant de semis, élevé en pot.

Greffe par placage, demi-fente, sous verre ; aoûtseptembre.

Les V. Keteleeri, macrocephalum, plicatum^ Tinus et leurs variétés prennent sur le Viburnum Lantana,

Les « formes» du Viburnum Tinus se soudent encore à leur type élevé par bouture ou déjà greffé en pied.

Pépinière. — Terrains variés, suivant Tespèce cultivée, depuis le calcaire de la montagne qui plaît à la Mansienne, et Thumus marécageux de l'Obier, jusqu'à la terre de bruyère en compost du « Laurier-Tin ».

Élevage en pleine terre des espèces américaines, de rObier, de la Mansienne, de leurs issues et similaires. Plantation à 0™,40 sur lignes espacées de 0"',55.

Dresser sur tige les plants vigoureux. Tuteurer.

Cultiver les autres espèces en pot ou en motte, dans les ombrelles Tété, buttées et abritées en hiver.

Régions ouest et sud : culture à l'air libre.

VIRGILIER.

Ëlevage en pot des Viburnum macrocephalum^ plicatum et V. Opulus steriliSj pour les forceries. . /|

Virgilier. — Cladrastis. /^

Arbre de moyenne grandeur, branchage libre dans ses allures ; grand feuillage ailé ; inflorescences en larges panicules retombantes.

Arbre rustique au froid, de grand parc.

Semis. — Durée germinative de la graine: deux à trois ans. Semer en avril, en bonne terre, à l'air libre, par rayons ; saupoudrer de terpeau en même temps.

Si la graine n'a pas été stratifiée, elle sera soumise au trempage pendant vingt-quatre heures. Semer assez dru. SU se présente des lacunes pendant la levée de la semence, il conviendra de laisser encore une année le champ du semis, une nouvelle germination pourra se produire Tannée suivante.

Opérer également sur couche froide ou légèrement attiédie, en terre légère additionnée de terreau.

Repiquage fin été ; pailler, arroser.

Multiplication des Cladrastis tinctoria et Cl. amurensiSy dit « Maackia ».

Pépinière. — Terre meuble, perméable, humifère, riche en végétation.

Planter à 0°,40 sur lignes distantes de 0°,5o. Plantation peu profonde et buttage du collet.

Éviter d'écimer le jeune sujet.

Après une année de végétation, receper les plants qui semblent vouloir rester buissonnants. Tuteurage.

Élagage prudent, remplacé par le coursonnementou Baltbt. — La pépinière. 52

■fi "'M

818 WIDDRINGTONIA.

le pincement des branches. La couronne se formera naturellement.

V/idclpingtonia. — Widdringtonia.

Arbre vert résineux, de taille moyenne, bien dressé, de pleine terre sous un climat méridional, mais de pur décor, sous un abri, dans la région centrale.

Semis. — Semer à la maturité de la graine, sinon trempage préalable de quarante-huit heures et semis en terrine à couvrir d'une vitre ; terre de bruyère et sable riche.

Repiquer en godets placés sous châssis froid, après un séjour sur la tablette de la serre.

Le semis reproduit les Widdringtonia cupressoides, juniperoides et autres espèces ; mais la rareté de la graine conduit au greffage.

Greffage. — Le sujet porte-grefiFe est le Genévrier de Virginie, Juniperus virginiana, plant de semis, élevé en pot ; sinon le Cyprès pyramidal, Cupressm fastigiata, dans les mêmes conditions.

Greffe par placage ou de côté avec incision oblique. Opérer en février-mars et en août-septembre, dans la serre, à froid, ou à l'abri des ombrelles vertes.

Pépinière —Terre humifère et de bruyère sableuse. Climat tempéré.

Ëlevage en pot, dans les ombrelles en été, dans la serre froide en hiver.

Empotage en accentuant le sable et la tourbe dans le compost.

Culture en poterie ou caissette peu large, pour faciliter l'emploi de la plante.

Xanthooéras. — Xanthoceras.

Bel arbuste par sa bonne tenue, son feuillage ailé, SCS inflorescences paniculées et printaniôres, sa fructification ; il a conquis une place distinguée dans les collections arbustives.

Semis. — Aussitôt la récolte, fin été, semer la graine bien mûre en caissette drainée portée sous châssis ; semer clair pour éviter le repiquage ; compost de sable, tourbe et charbon pilé.

Bouturage. — Fragments de racine préparés en hiver et placés, en mars-avril, sur la tablette de la serre ou sur couche un peu tiède recouverte d'un châssis. Aération successive à mesure que les jeunes pousses se développent. Hivernage sous châssis froid.

Repiquage en pleine terre, à Tair libre, avec un peu d'ombrage obtenu au moyen d'écrans.

Multiplication sérieuse du Xanthoceras sorbifolia.

Pépinière. — Bonne terre de jardin, un peu fraîche.

Plantation de jeunes plants de Tannée à 0™,35 sur lignes espacées de 0",45.

11 est rare que le sujet réclame un étêtage ; son branchage se dressera en pyramide ou en buisson.

Lors des arrachages, il faut réserver les racines coupées ou brisées pour les provisions du bouturage.

Élevage en pot de jeunes sujets destinés à Tapprovisionnement des forceries.

Tucca. — Yucca.

Végétaux arborés ou acaules, de l'Amérique du Nord ; plantes décoratives par leur port pittoresque

agrémenté d'inflorescences en longues panîcules centrales, dressées, composées de centaines de clochette blanc de lait ou crémeux, toutes conditions qui assurent au Yucca une place dans les parcs et les jardins de sa région, ou garnissant les talus, meublant les rochers, donnant un cachet exotique aux pelouses, isolé ou groupé dans ses nombreuses espèces à feuillage radical, épais, charnu, coriace ou flasque^ acéré au sommet [fig, 283).

Semis.— Naturellementou par fécondation,quelques espèces : Yucca aloifolia^ angustifolia, baccata^ | filamentosa^ placcida, gloriosa, Wipplei...^ pro- j duisent des graines dans la zone de la Méditerranée. i

Semer, aussitôt la récolte, en caissettes placées sur | couche tiède et repiquer en godet les jeunes plants qui marquent, pour être installés sous châssis froid. j Rempotage Tannée suivante.

Marcottage. — En général, quand la tige du Yucca périt après la floraison, une émission de drageons se manifeste au pied et permet de conserver ou de propager l'espèce. Les turions et les grosses racines de la plante, un peu feuillus, fournissent encore de bons éléments de marcottage. I

Après la saison de repos, fractionner les turions ! plus ou moins fermes; conserver les sommités avec leur couronne de bourgeons ou écailles, et les placer en pleine couche tiède ou en godets qui s'y trouveront enterrés.

Une couche froide suffit en Algérie et en Tunisie.

De bonnes plantes ne tardent pas à se former pour le commerce ou pour la plantation.

Bouturage. — Le bouturage des racines se confond

avec le marcoltage des parties souterraines. Fraction-

Fig. 283 — Yuccu et Bambou (Villa Mcnier, à Cannes).

nement et mise en pot sur couche tiède, à l'étouffée ; compost de sable sec et terre de bruyère siliceuse.

En outre, les tiges tronçonnées aussitôt la fleinr passée, ou fatiguées dans leur couronne foliaire, seront coupées par petits morceaux qui viendront prendre racine sur le bac de la serre à multiplication, avec légère chaleur de fond. Laisser sécher dehors» pendant un mois, au préalable, ces fragments.

Les tiges un peu fortes peuvent être fendues en long ; d'abord exposées au soleil pendant deux semaines» :^\ ensuite placées en petit sillon tracé à la main sur la bâche de la serre, sans être recouvertes de terre.

Dès que les bourgeons apparaîtront, il faudra les cueillir avec leur embase et les placer en godet, sous verre. Le bassinage, modéré, ne commence qu'à cette période de bourgeonnement et de mise en godet ; les rosettes et œilletons s'enracinent facilement. Aérer graduellement, suivant le développement du bourgeon et de ses racines. L'année suivante, empotage ou mise en pleine couche éteinte, suivant le climat.

Pépinière. — Sol chaud, perméable, siliceux; situation abritée des neiges fréquentes ou prolongées et da verglas.

Ëlevage en pot ou en motte. A chaque remaniement, utiliser les grosses racines, drageons et turions qui peuvent être détachés.

Abriter les jeunes élèves au moyen de châssis, de claies ou du voisinage de rideaux naturels.

Arrosages en été ; en hiver, paiilis de tannée, poussière, etc., par lits épais. Drainage renouvelé.

Le Yucca aime les situations calmes, bien éclairées et se plaît, en pot ou en caisse, au décor des terrasses, perrons et vérandas. De nombreuses espèces ont été importées en Europe.

824 ZAMIA ET GYCAS.

Zamia et Gycas.

Petits arbres rustiques en climat tempéré ; trooc cylindrique, squameux, portant une couronne de palmes vertes et garnies de centaines de feuilles linéaires lancéolées; inflorescences dioîques, fructifiant sur le littoral et dans les jardins d'hiver, qu'ils décorent d'une façon pittoresque.

Semis. — Semer en caissettes, sable et terreau, les graines mûres ou fraîches reçues, et porter sur le bac de la serre à multiplication. Au fond de la caissette, mêler au drainage un lit de charbon de bois pilé.

Après cinq ou six semaines, la levée des plants indique le moment du repiquage en godets. Ajouter au compost un peu de terre de bruyère.

SemeTlesCyca&circinalis^n€0'Caledonica,revoiuta, tonkinensis,,.. et les Zamia integrifolia^ Lindeni^ muricata^ pumila»

Marcottage et Bouturage. — Recueillir et mettre • en godet sur couche chaude les bourgeons qui apparaissent au collet^ leur évolution pourrait être excitée par une fatigue de la tète ou du tronc.

Des incisions sur la tige, ou même la division de cette tige écailleuse par rondelles épaisses de O^fiS à 0°*,20, mises sur couche, émettraient des bourgeons à placer en godet et soigner à la façon des turions

Pépinière. — Terre sableuse, humifère, mélangée de terreau sec ; climat assez chaud.

En dehors de Télevage direct, les établissements

ZAMIA ET GYGAS. 825

reçoivent de leur pays d'origine des troncs de Cycas et de ZamiaS) nus, racines et feuilles coupées au ras de la ti ge . I Is son i lavés aussi tô t, grattés aux meurtrissures , bultés, séchés dans la serre, puis empotés dans un vase étroit avec sable, terreau et poussière de charbon, la poterie placée dans une couche de tannée.

Sous Tinfluencede la chaleur, les racines ne tardent pas à se former et le premier verticille de palmes à s'épanouir.

A chaque rempotage ou encaissage, ajouter de la poussière de charbon de bois au compost, et des plâtras et gravats au drainage.

Arroser copieusement Tété, nullement Thiver, surtout au Zamia. Laver tronc et palmes.

Les cultures, dans les parties chaudes du littoral provençal ou algérien, élèvent à Tair libre le Zamia integrifolia et le Cycas revoluta {fig. 284), qui comptent parmi les espèces les plus intéressantes.

D'autres espèces, parmi ces deux genres, peuvent vivre de cette façon en été, et, rempotées k l'automne, hiverner dans l'orangerie ou au Jardin d'hiver.

Tels sont les principaux végétaux ligneux qu'il importe de multiplier à la Pépinière.

Il en est d*aulres encore et l'avenir nous réserve des importations nouvelles. Au praticien le soin de les étudier, de les propager par tous les systèmes possibles de multiplication, d'élevage, de culture et d'en peupler nos Jardins, nos forêts et toute autre plantation de rapport ou de pur agrément.

Utile dulcif

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