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Fig. 169. — Cèdre Déodar, Cedru* Deodara, de l'Himalaya. (Établissement Croux et fils, au Val d'Aulnay.)
368 CÉDRÈLE.
son défaut, le Cèdre de TAtlas le suppléera. Le plant, étant en pot sera greffé en placage ou en fente oblique dans Taubier, de côté, le greffon ayant été cueilli le jour même au sommet d'une branche latérale.
Opérer en août-septembre; Tétouffée dure deux mois et la culture sous verre prendra bien encore trois années.
Pépinière. — Terre d'alluvions profonde, plus sablonneuse que calcaire, un peu fraîche, tandis que le Cedrus Deodara réclame des éléments de sable, de calcaire et d*argile, sans préjudice de la terre de bruyère, dans sa jeunesse.
Les trois espèces gagnent à rester en poterie pendant leur temps de nourrice et de pépinière, et dans une situation bien aérée.
Elevage en panier à la suite de remaniements et à leur dernière période.
Les variétés greffées, mises en pot, passeront leur jeunesse sous châssis froid en hiver, et dans les abris-ombrelles pendant Tété.
Gédrèle. — Cedrela.
Arbre utile par remploi de son bois « Faux acajou » dans Tébénisterie et la confection de boîtes à cigares de la régie. Beau feuillage ailé, imparipenné, lent à paraître. Panicules florales, pendantes, blanc verdâtre.
Semis. — A leur sortie de la capsule, semer les
CÉLASTRB. 369
graines en terrine qui sera portée sous cloche, au printemps. Terre sableuse et de bruyère. A sa seconde année, repiquage du plant sur couche froide. Multiplication des Cedrela sinensis et australis.
Bouturage. — Une fois la chute des feuilles commencée, extraire du sol des racines assez fortes et les préparer par fragments de 0",08 à 0",10. Après un hivernage en caissette sous une tablette de la serre, elles devront être placées à plat, sur couche tiède, le vitrage du châssis étant badigeonné ou saupoudré de terre fine, légèrement.
Végétation tardive ; repiquage au printemps suivant, à l'ombre obtenue par une claie jusqu'au mois d'août, les tissus réclamant le soleil pour se lignifier.
Procédé applicable à tous les Cédrèles.
Pépinière. — Terrain sableux et humifère, peu profond, arrêtant promptement la sève. Situation saine, aérée, bien éclairée.
Plantation àO",50 sur des lignes espacées de 0",60. Receper après une année de végétation les sujets buissonneux, privés de flèche.
£n septembre, tronquer à la moitié du pétiole les feuillages compacts qui ne pourraient laisser aoûter les tissus. Elagage modéré; écîmage nul.
Lors des arrachages, réserver les racines à boutures.
Célastre. — Celastrus.
Arbuste grimpant; feuillage luisant; en juin, rappes terminales de petites fleurs verdâtres; fruit Baltbt. — La pépinière. 24
370 GÉLASTRE.
jaune orangé. Pour couvrir berceaux, tonnelles et murailles. Surnommé « bourreau des arbres ».
Quelques espèces, non grimpantes, sont plus délicates.
Semis. — A la maturité de la graine, semer sous verre, en terrine garnie de terre sableuse et tourbeuse. Drainer le fond et répandre à la surface de la poussière de charbon de bois. Au premier printemps, semer sur couche tiède, ou k Tair libre ; emplacement bien exposé. Faillis et arrosages.
Multiplication du Gelastrus scandens.
Marcottage. — Au réveil de la sève, coucher les rameaux en terre fraîche, avec incision à la courbure.
Couchage à long bois, en serpenteau avec parties bien aoûtées. Sevrage en octobre; hivernage en pol, sous châssis froid.
Marcottage des Gelastrus articulata et scandens.
Bouturage. — Fragments de racines préparés en octobre-novembre, placés en caissette garnie de sable frais. En avril-mai, mise à plat sur couche tiède.
Dépanneautage en juillet-août après aération.
Bouturage des rameaux tendres au mois de juillet.
Bouturage des C. articulata^ orixa et scandens.
Pépinière. — Tout terrain, plus frais que sec. Plantation par planches étroites en petit pot d'abord, en pleine terre ensuite.
Tuteurage par longues ramilles à chaque plante.
Ëcimage en septembre et aération des rameaux entrelacés pour faciliter leur aoûtement.
CÉPHALANTHE.
Géphalanthe. — Cephaianthus.
Arbrisseau touffu ; feuillage opposé ou verticillé ; inflorescences par petits capitules en boule, solitaires ou paniculés, blanc crémeux, s'épanouissant en été.
Semis. — La graine récoltée mûre sera placée sur terrine chargée de terre de bruyère humifère, sable et terreau. Porter la terrine dans la serre, au printemps.
Repiquage à la troisième feuille, en godet, sur un lit de tourbe garnissant une tablette.
Marcottage. — Buttage en cépée ; paillis et arrosage pendant Tété; séparage à l'automne ou ajourné à l'année suivante, si le talon des brins buttés manque de racines. En tout cas, ces rejets en retard passeraient ensuite au bouturage.
Bouturage. — Fragments de racine préparés en novembre et portés aussitôt sous châssis, sur couche tiède, avec le compost précité. Faute de couche, conserver les racines-boutures dans une caissette de sable et tourbe, afin de les transporter sur couche légèrement chaude en mars-avril.
Repiquage sur cette même bâche, vers la fin de l'été.
Multiplication du Cephaianthus occidentalis et de sa variété angustifolius.
Pépinière. — Gros sable et terreau de feuilles,
i terre de bruyère et tourbe grasse.
Plantation à 0"^,40 sur lignes espacées de O'",o0, en
tuation fraîche et ombragée.
3l2 CÉPHALOTAXUS.
Abriter des premiers froids ; litière ou débris de terre de bruyère au collet.
Taille inutile si la touffe est bien prise. Réserver les grosses racines, lors des arrachages.
Céplialotaxus. — Cephalotaxus.
Arbrisseau résineux toujours vert, ramifié, buissonneux, portant chez certaines espèces un fruit drupif orme, utilisé par les huileries japonaises ; à isoler ou grouper sur une pelouse ou en pointe de massif.
Semis. — Durée germinative de la graine : cinq mois. Semer en mars la graine débarrassée de la pulpe qui l'entoure et stratifiée un mois à Tavance. Opérer en terrine avec terre de bruyère siliceuse. Semer dru.
Repiquer en pot, sous bâche vitrée, Tannée suivante, et tenir le plant à mi-ombre.
A part le Cephalotaxus Fortunei^ qui se reproduit par semis, les autres espèces ou «formes » seront plus exactement fournies par les procédés suivants.
Bouturage. — Choisir de jeunes rameaux de tête, obtenus par Tététage des flèches montantes du verticille supérieur.
Bouturer au printemps, sous cloche à chaud, en godet ou en caissette plate, et fin été (août) sur couche tiède.
Repiquer en godet, sous châssis, de façon qu'il y ait peu d'espace entre le vitrage et les jeunes plants. Bassiner finement.
"^ CERCIDIPHYLLUM. 373
Aérer aussitôt que de nouvelles racines se seront formées.
Greffage. — Les sujets sont des plants obtenus par semis ou par bouture des C. Fortunei et drupacea. Les pépiniéristes préfèrent Vif commun, Taxus baccata^ plus facile à se procurer de tout âge.
Greffe en placage, sous verre, soit en février, sous cloche, à fond chauffé, soit en août sur couche tiède, sous verre.
Le sujet de Céphalotaxus pourrait être une bouture de branche latérale, et le greffon, un rameau de tête.
Propager les C. drupacea^ Fortunei^ pedunculata, et leurs variétés par le greffage, ainsi que les types staminés ou pistillés.
Pépinière. — Bonne terre sableuse, même mélangée au calcaire, sans argile ni excès d'humidité.
Les jeunes plants élevés en pot et placés dans les ombrelles se comportent mieux.
Deux années après, ils seront rempotés ou mis en pleine terre pour être livrés, en motte ou en panier, à la clientèle.
L'arbuste se ramifie naturellement et ne réclame guère la taille de ses branches.
Cercidiphyllum. — Cercidiphyllum.
Arbre d'utilité et d'ornement, sols riches et humides dans les vallées des montagnes japonaises. Petite fleur grenat, en avril-mai.
Les graines reçues en bon état du Japon lèvent bien.
Le buttage lui réussit mieux que le bouturage.
Semblables observations à l'égard de genres voisins : r£uptelœa polyandra, beau feuillage, floraison fin mars et le Trochodendron aralioides^ des sols rocheux et flancs de montagne au Japon ; floraison fin juin en panicule courte.
Cerisier. — Cerasus.
Arbre fruitier d'utilité et d'ornement; par sa floraison printanière, agréable à voir, et sa fructification, appétissant décor du jardin et plaisir de la table. En dehors de la consommation directe, la cerise est soumise à une telle variété de préparations économiques qu'elle est devenue l'objet de transactions considérables.
Des contrées ont trouvé une source de revenus par l'exploitation du Cerisier sur des terres friches.
Désormais, le Cerisier « à kirsch » est une branche importante de la fortune rurale.
Nos parcs sont fleuris blanc et rose, au printemps, par des espèces purement ornementales.
Le Cerisier se multiplie greffé :
1" Sur Cerisier- Merisier, C. avium ; 2° sur Cerisier Mahaleb ou de Sainte-Lucie, C. Mahaleb\ 3® sur Cerisier franc, C. Caproniana.