‹ La pépinière fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et colonialeChapitre 58 sur 180 · IV. - CERISIERS A FEUILLES PERSISTANTES · texte numérisé non relu

IV. - CERISIERS A FEUILLES PERSISTANTES

En dehors des Lauriers-Cerise et de Portugal, décrits plus loin, il existe les Gerasus Caroliniana et ilicifolia, acclimatés dans la région méditerranéenne. Leur reproduction se fait par semis, sur couche tiède et sous verre.

Avec le climat de Paris, élevage en pot, dans les abris, en été, puis rentrés dans l'orangerie en hiver.

Région sud : élevage en pot sous châssis, et dans la serre froide, la première année ; ensuite station dans les ombrelles, à Tabri du soleil vif et des grands vents ; enfin culture en pleine terre avec fréquentes transplantations.

Gésalpinia. — Cesalpinia,

Arbrisseaux et arbustes, la plupart chargés d'aiguillons à outrance — jusque sur le pétiole, — élégants de feuillage, panicules florales jaunes ou rouges; de la région centrale. Quelques espèces sont à écorce tannifère.

Semis. — Opérer à la maturité de la graine ; plus tard, la semence sera trempée à sa réception et semée en terrine garnie de sable et terreau. Repiquer en godet, sous châssis.

Les Cesalpinia Dividivi et autres espèces des contrées tropicales sont semés en pleine terre.

CESTREAU.

Bouturage. — Fragments de racine préparés dès l'automne, conservés et stratifiés à la cave ou en silo, placés sur couche tiède en mars-avril.

Repiquage en pot, dans le cours de Tété.

Multiplication du Cjaponica par bouture de racines.

Greffage. — Préparer des morceaux de racine longs M

de O'^jOS qui recevront, par demi-fente, des petits r^

rameaux de l'espèce à propager, cueillis à l'automne ?^

et conservés sous terre, au sec. M

Greffage en avril à l'étouffée; aérer dès que la sou- "/^^

dure se manifeste par le bourgeonnement du greffon. /J

Pépinière. — Terrain léger, sable et calcaire. ''^

Climat tempéré. • . i

Plantation par planches ou par lignes, d'abord en ]^

pot, puis en pleine terre. . ^

Hiverner en serre froide les jeunes sujets ; butter ' ^

le collet des autres. Installer à part les espèces épi- ^

neuses, désagréables à manier. ;

Gestreau. — Cestrum et Habrothamnus. » '

Arbrisseaux et arbustes à effet, par leur floraison paniculée de frais coloris, fin été et automne ; à l'air libre, région sud.

Semis. — En terrine, à l'étouffée, dans la serre, vers janvier -février; semer la graine mûre. Repiquage en godets placés sur couche tiède, celle-ci couverte d'un lit de charbon de bois pilé.

Reproduction des Cestrum aurantiacuniy diurnum, nocturnum, Pargui...

Bouturage. — En mars-avril, rameaux de deux ans bouturés sur couche à peine tiède.

380 CBALEF.

En juin-juillet, bouturage herbacé sous cloche, dehors, au soleil. Bassinages assez fréquents. Les espèces et variétés réussissent au bouturage. Pépinière. — Terrain substantiel, riche en terreau de couche, conservant sa sève à Tépoque de la floraison. Climat tempéré.

Culture en petits pots d'abord, plus grands ensuite, région de Paris. Hivernage en serre ; air et lumière p^ toute Tannée.

te^^ Régions lyonnaise, ouest çt sud : élevage libre

^^ après une année de nourrice à Tabri ; buttage du

P: collet en hiver, arrosages à Tengrais pendant la végé-

^ tation.

I^r L'Habrothamiius, confondu avec le Cestreau par

'{' quelques botanistes, fournit d'élégantes panicules

^ rose carminé, fin de saison et tout l'hiver, si l'arbuste

{^ est rentré à temps ou s'il vit dans la région niçoise.

;f La multiplication est celle que nous indiquons ci-

^■. dessus. Les Habrothamnus elegans et fascicularis

^i se propagent surtout par le bouturage semi-ligneux

:' en pleine terre, région sud, et bouturage semi-her-

bacé, sous verre, région centrale.

L'air et la lumière sont nécessaires à ces deux genres ou espèces.

Ghalef. — Elœagnus.

Grands arbrisseaux et arbustes décoratifs par leur feuillage glaucescent, argenté, caduque ou persistant, et par le fruit comestible chez quelques espèces.

Semis. — Durée germinative des graines : quatre

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mois. Semer en mars la graine stratifiée en janvier ; opérer en pleine terre, par rayons recevant en même temps un épandage de sable vaseux sec et de tourbe. Pailler, arroser. Repiquage un an après.

Les Elœagnus argentea et edulis ou longipes conservent leurs caractères par le semis. Ce dernier, semé à la récolte du fruit, lève au printemps.

Marcottage. — Buttage en cépée ; couchage simple de bois tendre, au printemps ; édrageonnage.

Repiquage pour une année de nourrice.

Bouturage. — En juillet, bouturage des Chalefs à feuilles caduques, par rameaux semi-herbacés, à froid, sous verre, dehors.

En août, bouturage des espèces à feuilles persistantes, sous cloche, à chaud.

L'Elœagnus reflexa prend au bouturage d'été à froid, pratiqué sous cloche, dehors, au mois d'août. Sa variété à feuille panachée préfère la greffe.

L'El. argentea prend au bouturage de rameaux ligneux préparés en hiver, plantés au printemps à l'air libre, en terrain plutôt sec.

Greffage. — Les variétés de TEL reflexa réussissent sur leur type, fin juillet, sous cloche placée dans la serre, le sujet étant élevé en godet.

Le sujet El. longipes, le « Gou-mi » des Japonais, plant de semis (difficile au bouturage), est un excellent porte-greffe pour toutes les variétés de Chalef.

Greffe en placage ou oblique dans l'aubier.

Pépiniôre. — Terrain variable suivant l'espèce ; sable d'alluvion préférable au calcaire, qui cependant ne déplaît pas au Chalef argenté dit « Olivier de Bohême ».

382 GUAMf^GERISIER.

Planter les jeunes plants de pied franc à 0'",40 sur des lignes espacées de 0™,55.

Tailler Tarbuste soit en touffe, soit en baliveau. Dresser sur tige quelques sujets bien élancés.

Placer TEIseagnus reflexa, à feuilles persistantes, et ses variétés dans les ombrelles, et tuteurer. Butter et couvrir de paillassons, ou rentrer la plante eu hiver.

Ghamécerisier. — Chanuvcerasus.

Grands arbustes buissonneux remarquables par leur floraison, les uns en hiver, les autres en été, et par leur fructification; plusieurs variétés apportent un élément coquet dans les forceries.

Semis. — La graine semée à sa maturité, mai-juin, lève de suite. Récoltée plus tard et stratifiée, eUe germera dès le mois de février.

Le semis reproduit les espèces, c'est-à-dire le type de Tespèce ; quant aux variétés, il leur faut le marcottage ou le bouturage.

La pépinière ne sème guère que les Lonicera ou Chamœcerasus Tatarica et Xylostewn,

Marcottage. — Le couchage par cépée ou par rejet drageonnant peut réussir aux Chamécerisiers de Tartarie^ des Pyrénées, de Ledebour, Albert y avec repiquage sous châssis froid.

Butter en hiver ; sevrage fin été.

Bouturage. — Le bouturage est applicable à tous les Chamécerisiers, espèces, variétés, sous-variétés. Opérer au printemps et en pleine-terre.

CHAMÉCYPARIS.

Les rameaux-boutures ont été façonnés pendant rhiver et mis en jauge, la tête eu bas, ou en silo, afin de retarder leur entrée en végétation. La base a été coupée sous un œil.

Les bois fins Ch. Albert l, Standishii, fragrans^ humiliSj iberica, microphylla, obovata^ réussissent au bouturage d*été, sous cloche, dehors.

Les Ch. hispidQy pyrenaica^ syringantha, réclament le rameau-bouture aoûté.

Pépinière. — Terre ordinaire, calcaire et alluvion.

Plantation de jeunes plants, en lignes, à 0'°,40 sur 0»,50.

Tailler en plantant ou tailler Tannée suivante.

Maintenir Tarbuste en toufTe. Rajeunir le branchage des sujets non vendus, en recepant les vieilles tiges dénudées.

Dresser sur tige les plants vigoureux. Au besoin, greffage d'espèces délicates sur ces petites tiges (greffe en demi-fente, au printemps).

Ghamôcyparis et Rétinospora.

Petits arbres et grands arbrisseaux résineux, toujours verts, ayant pris place dans les parcs et les jardins, où ils sont isolés ou groupés, grâce à leur port et à leur feuillage.

Semis. — Faire ouvrir les strobiles au soleil.

Stratifier la graine en janvier-février et semer en mars-avril, sous verre, à chaud. A la culture de pleine terre, amender le sol avec terre de bruyère et sable, au moment du semis.

2H COAHÊCYPARIS.

Repiquer en août de la même année, mettre en petit pot les plants assez forts.

Les Chamécyparis de Boursier, de Nutka, se reproduisent ainsi, mais non leurs variétés ; celles-ci Il clament la greffe, quelquefois le bouturage.

Bouturage. — Au mois d'août, bouturage de jeunes ramilles à talon, encore adultes, sous cloche, à froid.

Hivernage sous châssis froid; repiquage au prin- LiTnps suivant. Réussite variable.

Les Retinospora ericoides et dubia sont dociles au bouturage, puis les R.^gwarrosa et pseudo-squarrosa.

Greffage. — Le Ch. Boursieri, vulg. « Cyprès de LiLWson », est un excellent sujet; produit du semis ou do bouturage. Greffe en placage ou de côté dans l'aubier; au mois d'août, sous verre, sur plant tenu en godet ou à racine nue.

Certaines variétés, comme le Ch. obtusa pygmxa, s*élève verticalement, greffé sur le Ch. Boursieri.

Le Chamaecyparis Nutkaensis peut recevoir la greffe de ses variétés aurea, argentea, compacta, ijinuca, viridis,..

Le Biota est encore un bon sujet et parfois le Tiiuia d'Occident, mais celui-ci ne vaut pas l'autre et ne saurait être greffé à racine nue.

Le Biota orientalis mis en pot, au printemps, recevra la greffe, au mois d'août, des Rétinosporas, dans ces mêmes conditions. Les R. juniperoidcs et squarr<tsa réclament plus d'attention et de soins.

Pépinière. — Terre consistante, quoique légère, uu peu humide avec sous-sol poreux.

Une fois sortis de nourrice, les jeunes plants, groupés en lignes homogènes, peuvent être mis d'abord

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