CITRONNELLE
Citronnelle (Verveine Citronnelle). — Lippia,
Arbrisseau à feuillage odorant, utilisé dans l'économie domestique. Petites grappes terminales de fleurs aux nuances lilacées, de fin été et automne.
Semis. — Sous un climat chaud, la graine mt^rit et peut être semée au printemps suivant, sous verre, avec chaleur modérée. Semer clair et repiquer en juillet sur bâche tiède.
Marcottage. — Rejets du pied et drageons détachée avec précaution au repos de la sève et repiqués.
Bouturage. — Opération en deux saisons :
i<» Par rameaux aoûtés, au printemps, sur la bâche vitrée de la serre;
2® Par rameaux semi herbacés, sous*cloche, dehors au soleil; juillet.
Repiquage en caissette plate.
Le Lippia citriodora se reproduit par bouture et par semis.
Pépinière. — Terre substantielle, légère, humifère, hâtive en sève. Climat tempéré.
Ëlevage en petits pots rangés au printemps sous châssis froid, portés en été dans les abris-ombrelles, en serre froide l'hiver. Rempotages en poterie plutôt étroite; arrosages fréquents.
Région sud : culture en pleine terre, au soleil; transplantation tous les deux ans, pour Télevage en motte.
Butter le collet à l'approche de la saison froide.
Le Lantana (Verbénacées), assez robuste dans
404 CLAVALIER.
Touest et le sud, aimant le soleil, se propage par le bouturage de printemps sur couche chaude, ou d'été sur couche tempérée.
Glavalier. — Zanthoxylum.
Arbrisseau armé d'aiguillons, fleurissant avant la feuillaison, susceptible de former un entourage défensif de grandes propriétés rurales.
Semis. — A l'automne et même au printemps, semis des graines sous châssis tiède à la couche, sur un lit de sable et terreau tourbeux.
Semer plutôt clair, après stratification.
Repiquage au printemps suivant, à moins que le plant soit suffisamment trapu et raoiné.
Multiplication du Zanthoxylum fraxineum.
Marcottage. — En février-mars. Buttage de souches mères taillées court ; séparage en septembre.
Ëdrageonner et repiquer les rejets en pleine terre, à mi-ombre.
LeZ. planispinum^ qui conserve son feuillage, prend de marcotte quelquefois, refuse la bouture, accepte la greffe.
Bouturage. — Fragments de racine assez grosse, longs de 0»,10, préparés en hiver, plantés sur vieille couche, en rigole^ et légèrement ombragés.
Opération de printemps; repiquage d'automne. Reproduction de toutes les espèces.
Greffage. — Le sujet est un Z. americanum var. fraxineum^ plant de semis ou fragment de racine.
Greffe en demi-fente ou par placage, au mois d'août ou en mars-avril, sous verre, à froid.
Les Zanthoxylum Bungeanum et planispinum réussissent au greffage, dehors et sous verre.
Pépinière. — Bonne terre ordinaire, plutôt fraîche.
Plantation de sujets de deux ans, en lignes à 0'',35 sur 0",50. Après une année de végétation, receper les plants rabougris.
Tuteurage et dressage dès le premier âge.
Ëlagage à peu près nul ; coursonner les fortes branches latérales ; ménager la cime.
Clématite. — - Clematis,
Arbuste grimpant, se diaprsint, pendant toute la belle saison, d'étoiles florales au coloris blanc, rose, lilas, mauve, azuré, bleu teinté, violet, pourpre, suivant l'espèce, quehjties-unes parfumées {fig. 176).
Semis. — Cette opération, à laquelle ont recours les chercheurs de nouveautés inédites, sert au pépiniériste pour propager les Clematis flammula, montana^ orientalis, alpina, viorna, viticella et autres espèces dites botaniques.
Semer à la maturité de la graine, en terre meuble, sable et terreau ; au cas d'impossibilité, stratiOer en hiver, semer en caissette ou en terrine drainée suffisamment et placée sous châssis froid ou sur les tablettes de la serre, vers février-mars.
La germination des Clématites est permanente pendant quelques années, à l'automne et au printemps.
Semer au printemps le Cl. vitalba, qui lèvera de
suite, et le CL flammula^ qui lèvera au mois d'aotHl.
Repiquer en godet, à la troifiième feuille, et porter sur couche froide; ou repiquer à racine nue, en pleine terre, au printemps suivant.
Marcottage. — Couchage simple ou à long bois, à racine nue ou en pot. Opérer au début de Tété, afin de pouvoir mettre en terre la partie tendre du brin couché. Le rameau ligneux ou aoûté sera incisé sous Tœil mis en terre; là seulement se développent les radicelles. Tailler la sommité du brin couché à deux yeux hors terre. Sevrer à Tautomne ou Tannée suivante, si la racine laisse à désirer.
Procédé applicable aux Clématites blanche odorante {flammula)^ viticelle^Atragène.des montagnes^ bicolore.
Les Clématites non grimpantes se multiplient par division ou séparage.
Bouturage. — Procédé plus certain que le précédent, employé pour les C. flammula^ montanoy orientalis et quelques espèces d'orangerie ou de pleine terre.
Bouturage d'élé, par rameau sous-ligneux ou semiherbacé, sous cloche ou sous châssis, à Tétouffée.
Greffage. — Le sujet est une racine charnue, bien que minuscule, de la Cl. viticelle à fleur simple, lilas bleuâtre. De plus forts sujets sont obtenus par la replantation préalable d'une touffe-mère ayant eu ses racines écimées à G'", 15, longueur maximum du greffon ; les nouvelles racines du sujet ne sont pas à dédaigner, attendu que, dans le cas habituel de non replantation, une longue racine peut être morcelée en plusieurs fragments-sujets, à la condition que des radicelles existent à la Icte de chacun d'eux.
Fjg. ijg démalite à grandes fleuri {Clematis).
408 CLÉMATITK.
Le greffon est une fraction de rameau cueilli dehors, portant en tête deux yeux opposés ; il est lignifié si le greffage a lieu pendant Thiver, ou seulement semiligneux si l'opération se fait en juin, juillet, août. Celle-ci se passe en serre non chauffée, tandis que Tautre réclame une chaleur de fond, modérée.
Quelquefois la greffe herbacée d'hiver, avec greffon ayant poussé dans la serre, a sa raison d'être lorsqu'il s'agit de multiplier promptement une rareté.
Les praticiens coupent horizontalement le sommet de la racine-sujet et sa base en biseau, pour éviter, dans l'assemblage, de confondre les extrémités.
Tronquer à demi-limbe les feuilles du greffon, opérer en demi-fente ; ligaturer à la laine ou au fil roux ; pas de mastic. Mettre en godet de 0»,0o à 0",O8 avec terre de bruyère un peu fraîche, ce qui réduit les arrosages; la jeune plante est couverte de terre, y compris la greffe, jusqu'aux yeux du greffon.
Étouffer sous cloche jusqu'à la reprise assurée.
Certains greffeurs mettent deux plants par godet, sauf à les isoler au premier rempotage, qui aura lieu après soudure et aérage graduel, soit environ deux mois après le greffage. ,
Les plantes rempotées sont placées dehors, sous châssis froid, bien enterrées, et pourront être livrées à l'automne suivant.
Le greffage sur plant de semis a l'inconvénient de faciliter le drageonnage.
Pépinière. — Terre de jardin, sablonneuse et fraîche.
Les sujets non greffés seront palissés sur ramilles. Les autres, greffés, nécessitent à chaque plante un tuteur sulfaté de bambou et restent en pot, en plein
air et par planches, avec ordre dans l'étiquetage et le classement des variétés; mais le soufrage et le sulfatage leur sont indispensables dans la lutte contre les parasiles.
Les plants élevés par semis auront été replantés une seule fois et livrés en motte.
Notre ami Georges Boucher, fervent « Clematisman », nous recommande pour une collection réduite à douze variétés vigoureuses, florifères et d'un beau coloris, les Clématites suivantes :
Section Patens : Lucie Lemoiney Standishii ;
Section Lanuginosa : Lady Caroline Newill, La France^ Lawsoniana^ Madame Van Houtte, Nelly Moser^ The Président;
Section Jackmanni : Docteur Lehely Jackmanni (type). Madame Baron- Veillard, Perle d^azur.
Et encore d'autres variétés de mérite.
Cognassier. — Cydonia.
Petit, arbre fruitier au branchage étalé, mais décoratif r par ses larges fleurs printaniëres blanc carné' et ses fruits jaune-citron {fig, 177), accrochés dansrU^amure jusqu'à la chute des feuilles et, de là, utHis^pkù laboratoire de l'économie domestique.
Le Cognassier joue un rôle prépondérant dans Texploiiation d'une pépinière fruitière, il fournit des sujets au greffage du Poirier.
Semis. — Procédé rarement employé.
Semer aussitôt l'emploi du fruit, assez dru, en sol frais, par rayons, à l'air libre. La stratification
préalable a permis de conserver frais le pépin et de le semar au printemps.
Repiquage au printemps suivant.
Marcottage. — Cépée chaussée en avril, paillée et arrosée pendant Tété, si possible; à l'automne, supprimer les brins Il nets, écimerlesautresàO^fdS; butter à nouveau au primtemps suivant et sevrer à la chute des feuilles; laisser la souche reposer pendant une saison.
Autre méthode. Une souche de Cognassier, recepée à 0",20 du sol, émettra de nombreux jels; dans Tête, supprimer les plus fins et « chausser » la souche. A l'automne, achever cette sélection, écimer, à0",:i3 environ, les grands brins conservés, laisser les autres, et bulter le tout avec de la bonne terre meuble. Sevrage à l'aulomne de Tannée suivante.
Le Cognassier dit de Fontenatj ou de Vitry prend mieux au bulto^e par cépée.
Bouturage. — Bameau-bouture muni du talon : c'est la cro^iivife. la récolte de ces brindilles-boutures est faite dans la pépinière de Cognassiers greffés avec d'autres Cognassiers, ou avec des Poiriers, du Pbotinia, du Bibacier, du liaphiolépis, etc. Lors de Tététage du sujol pour fîuie développer la greffe, les branches et rameaux des Cognassiers ainsi ététés, en hiver ou au printemps, seront immédiatement préparés en bouture et mis en jauge à Tabri de la chaleur et du froid.
Fîg. 177.— Fntildu Co'o'nJi^ïiitîr
Les rameaux développés au collet du sujet, greffés, coupés sur leur point d'attache, constituent de bonnes boutures, ainsi que les brins non racines du marcottage en cépée. Il vaut mieux les préparer de suite sur une longueur de 0*^,30 et les enjauger complètement, la tète en bas.
Au mois d'avril, planter ces boutures en nourrice, à O'",io sur lignes espacées de 0*^,30, en terrain frais. Sceller la terre et arroser au canon.
Le Cognassier dit de Doué ou d^ Angers prend mieux au bouturage.
Greffage. — Le sujet est le Cognassier commun ayant au moins une année de bouture. Certaines régions, le Maçonnais par exemple,préfërentrAubépine blanche ayant au moins une année de semis.
Ëcussonnage en août, rez terre ou à 0"", 10 du sol. En situation fraîche, avec une riche végétation, relier ensemble les branches du sujet, aussitôt récusson posé et lié {fig, 137). L^aératioa aide à la soudure.
Vérifier quinze jours après et recommencer les écussons manques.
Au printemps, greiïage par rameau.
Toutes les espèces et variétés — y compris le Cydonia sinensis — se multiplient de la sorte.
Pépinière. — Terrain frais, léger ou sableux; alluvions fertiles et substantielles.
Plantation de Cognassiers par carrés, les plants — boutures racinées d'un an — à 0"*,40 sur 0",50.
Le plant peut être écussonné dans Tété qui suit s;i plantation, et greffé en fente, à l'anglaise, en couronne, au printemps qui suivra la première année de végétation.
CLÉTBRA.
Palisser, tuteurer les jeunes greffes; laisser ramiGer les jeunes arbres dressés en pyramide; élever sur tige les mieux disposés à monter.
Ëlagage prudent ;coursonner les branches latérales; |- écimer à une hauteur moyenne.
Les sujets non greffés seront laissés en Cognassier l'; ordinaire ou « rabattus » et affectés au buttage en
ji^i* cépée.
^ Cléthr CL. —Clethra.
;^; Arbuste préférant la terre de bruyère, le demi-
ombrage, produisant des grappes terminales de fleurs blanches ou carnées au milieu de Tété, à l'époque des fêtes qui consomment beaucoup de fleurs. •'. Les cultures forcées le soumettent à leurs exigences.
r Quelques espèces sont à feuilles persistantes.
i Semis. — En mars, semis en terrine garnie de
terre de bruyère tourbeuse, après un mois de stratification. Opérer sous châssis, une feuille de verre couvrant le semis.
Repiquage en gode\ sur tablette de la serre. Semis des Clethra alnifolia et arborea, ce dernier est toujours vert.
Marcottage. — Buttage au printemps; éclatage ' fin été et repiquage sur couche froide.
Bouturage. — Au mois de mai, rameaux herbacés piqués en caissette remplie de terre humifère.
Ëmpotage fin été, alors qu'il est possible de bouturer une seconde série, à chaud.
Multiplication des Cl. acuminata, alnifolia^ arborea^ fagifolia^ paniculata, tomentosa.
COLLÉTIA. 413
Pépinière. — Terre fraîche, tourbeuse, additionnée de terre de bruyère, sans calcaire. Élevage en pots enterrés par-dessus bords, sous châssis froid.
Pleine terre, région tempérée ou littoralienne. Rempotage au printemps ; taille courte et installation sous verre provoquant la Ûoraison à l'époque voulue.
Demi-ombre et arrosages. Hiverner en serre froide les Ci. arborea et fagifolia^ à feuillage persistant.
GoUétia. — Colletia.
Arbuste original par ses tiges angulaires, armées de côtes épineuses, et réclamant un climat modéré.
Semis. — La faculté germinative étant de courte durée, semer aussitôt la graine mûre, en poterie garnie de sable et terre de bruyère tamisée; le récipient placé sur la tablette de la serre et recouvert d'une feuille de verre.
Repiquage en godet, sauf semis direct en godet.
Multiplication du Colletia spinosa.
Bonturage. — Au printemps, petits rameaux avec leur embase piqués en caissette remplie de sable d'alluvion et terreau, et portée sous châssis.
Même opération en été, au moyen de petits rameaux semi'herbacés, sous cloche, au soleil.
Bouturage des Colletia cruciata et spinosa.
Pépinière. — Terrain substantiel, très sablonneux ; région tempérée.
Culture en pot; écimer ou contourner le pivot du plant.
Mi.se en planche au soleil, pailler et arroser.
404 CLAVAUEK.
l'ouest et le sud, aimant le soleil, se propage par le bouturage de printemps sur couche chaude, ou d*été sur couche tempérée.
Glavalier. — Zanthoxylum,
Arbrisseau armé d'aiguillons, fleurissant avant la feuillaison, susceptible de former un entourage défensif de grandes propriétés rurales.
Semis. — k l'automne et même au printemps, semis des graines sous châssis tiède à la couche, sur un lit de sable et terreau tourbeux.
Semer plutôt clair, après stratification.
Repiquage au printemps suivant, à moins que le plant soit suffisamment trapu et racine.
Multiplication du Zanthoxylum fraxineum.
Marcottage. — En février-mars. Buttage de souches mères taillées court; séparage en septembre.
Édrageonner et repiquer les rejets en pleine terre, à. mi-ombre.
LeZ. planispinumj qui conserve son feuillage, prend de marcotte quelquefois, refuse la bouture, accepte la greffe.
Bouturage. — Fragments de racine assez grosse, longs de 0",iO, préparés en hiver, plantés sur vieille couche, en rigole, et légèrement ombragés.
Opération de printemps; repiquage d'automne. Reproduction de toutes les espèces.
Greffage. — Le sujet est un Z. americanum var. fraxineum^ plant de semis ou fragment de racine.
Greffe en demi-fente ou par placage, au mois d'août ou en mars-avril, sous verre, à froid.
Les Zanthoxylum Bungeanum et planispinum réussissent au greffage, dehors et sous verre.
Pépiniôre. — Bonne terre ordinaire, plutôt fraîche.
Plantation de sujets de deux ans, en lignes à 0™,35 sur 0°,50. Après une année de végétation, receper les plants rabougris.
Tuteurage et dressage dès le premier âge.
Ëlagage à peu près nul ; coursonner les fortes branches latérales ; ménager la cime.
Clématite. — Clematis.
Arbuste grimpant, se diaprsint, pendant toute la belle saison, d'étoiles florales au coloris blanc, rose, lilas, mauve, azuré^ bleu teinté, violet, pourpre, suivant l'espèce, quelques-unes parfumées {fig, 176).
Semis. — Cette opération^ à laquelle ont recours les chercheurs de nouveautés inédites, sert au pépiniériste pour propager les Clematis flammula, montana^ orientalis, alpina^ viorna, viticella et autres espèces dites botaniques.
Semer à la maturité de la graine, en terre meuble, sable et terreau; au cas d'impossibilité, stratifîer en hiver, semer en caissette ou en terrine drainée suffisamment et placée sous châssis froid ou sur les tablettes de la serre, vers février-mars.
La germination des Clématites est permanente pendant quelques années, à l'automne et au printemps.
Semer au printemps le Cl. vitalba^ qui lèvera de
wm^'
416 CORDYLINB.
Le Gordyline cannxfolia réclame le marcoltage |1 c'est d'ailleurs le moyen d'utiliser les anciennes
^ '/ plantes dénudées.
^« Bouturage. — La plante mère soumise au tronçon-
^ nementproduitdejeunes pousses qui seront bouturées,
A: ainsi que les rejets du collet, les stolons souterrains
f récoltés lors des rempotages et les fragments de
j;r racine.
Les tiges un peu fortes, fendues en long, auront ces i; deux parties mises à plat sur un lit de sphagnum
^ tenu frais dans la serre, vers février-mars. Les bour-
geons émis par ces dernières seront détachés et bouturés dans la ûbre de noix de coco ou dans la sciure de bois blanc.
\ Même sort aux fractions de tiges aoûtées, divisées
\ par petits morceaux, laissées à sécher pendant deux
jours, puis bouturées. Opérer dans la serre, en cais- \r settes larges, ou sur le bac de la bâche chauffée mo-
' . dérément . Quarante j ours après, les bourgeons se mon-
^' trent ; ils seront détachés sans garder la trace de la
tige, mis aussitôt en godets et rangés sur un lit de tannée de cette môme serre.
Pépinière. — Terre de bruyère, terreau de feuilles et de gazon, charbon pilé au fond du récipient.
Empoter chaque année, sans augmenter sensiblement la dimension de la poterie, et drainer fortement. Région du nord : culture en serre tempérée, en bâche ombragée et serre froide. Arroser pendant la sève; ajouter du purin, une ou deux fois par mois, pendant l'été.
Région sud et climat de Brest et Cherbourg : élevage en bâche libre. D'abord en pot les premières
CORÈTE. 417
années, puis cultivée en moite, la plante, remaniée tous les deux ans, ou à chaque automne, recevra un arrosage copieux qui tienne la motte de terre aux racines.
Ombrer du soleil et abriter du vent.
Ces plantes en motte viendront ensuite se refaire en pleine bâche dans nos serres du nord.
Gorète. — Kerria.
Arbuste à tige verte, à fleurs jaune safrané, tout Tété, préférant une situation frafche, ombragée, ou la garniture d'une muraille privée de soleil.
Les forceries savent tirer parti de sa Ûoribondité.
Semis. — En mars-avril, semis sous verre, en terrine de sable et terreau. Procédé peu employé, la graine étant rare.
Marcottage. — Buttage de la souche et taille courte des branches.
Séparage fin été et repiquage à l'ombre.
Drageonnage naturel ; lors de l'opération, mettre de côté les racines pour le bouturage.
Multiplication des Kerria japonicat flore pleno^ grandiflora et foliis variegatis^ ces deux derniers étant à fleur simple.
Bouturage. — Bouturage de rameaux ligneux au printemps, en pleine terre. A la même époque, boutures de racines préparées et conservées pendant l'hiver, comme les rameaux précédents.
Jeunes pousses semi-herbacées en juin, sous cloche ; toutes les variétés réussissent de la sorte» Baltbt. — La pépinière. 27
4! g CORMIER.
Modes de bouturage appliqués aux \a,néiés à feuille pminçhée.
Pépinière. — Terrain humifère, tourbeux, sans craie, à Tombre.
Culture par groupes de variétés séparées entre elles et éloignées des genres ou espèces à racines traçantes.
Planter à 0^,35 sur 0-^,50. Écimer le plant à 0",25.
Lors de l'arrachage, mettre de côté les racines superflues pour alimenter le bouturage de racines.
Cormier. — Cormus.
Arbre forestier ou de route, fournissant un bois dur, lourd, apprécié dans Tindustrie, et un fruit qui peut, sous le pressoir, produire une boisson économique. Croissance lente.
Semis. — Durée germinative : de quatre à cinq ans. Les sylviculteurs se contentent de semer par poquets dans les clairières de bois ou sur les lisières, où la terre se trouve remuée.
En pépinière, stratifier à l'automne et laisser tout i 'hiveri au cellier ou dehors, au levant. Semer en mars, iiu pleine terre, par rayons, dans un sol fertile. Couvrir de débris de mousse et herbages, comme en sitimlion forestière.
Repiquage du plant à la première ou à la deuxième année ; écimage du pivot. Si le plant est assez fort, plantation immédiate.
Le Cormier, Cormus ou Sorbus domestica^ est cultivé daas les pépinières par semis et par greffage.
Greffage. — Le sujet est un plant d'Aubépine, Cra-