‹ La pépinière fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et colonialeChapitre 72 sur 180 · ÉPI^E-VINETTE · texte numérisé non relu

ÉPI^E-VINETTE

semées en caissettes ou terriaes portées sur la bàcbe de la serre, et sous verre, avec chaleur de fond.

Repiquage en août, sous verre, à froid.

Les espèces à feuilles caduques se propagent par semis; les espèces toujours vertes également; toutefois, pour ces dernières, le bouturage est plus rapide.

Les Berberis Thunbergii^ Darwini^ aristata^ dulcis, entre autres, se comportent parfaitement au semis.

La reproduction irrégulière du B. purpurea, à feuille caduque, nécessite un triage du plant ; le feuillage vert appartient au type Berberis vulgaris, ' Marcottage. — Butter les touffes écimées au printemps; sevrer en septembre. Repiquer aussitôt les rejets mal racines. Ce procédé, appliqué aux Berberis Hookeri^ ilicifolia, Neuberti, Wallichi, slenophylla, donne de moins bons résultats que le bouturage.

Bouturage. — Opérer en août, avec les variétés délicates ou toujours vertes, au moyen de petits rameaux semi-ligneux munis de leur talon ; piquer sous cloche, à même dans le sable préparé ou en godel. Les Berberis ^ajo^ntca, Thunbergii, virescens^ se bouturent ainsi.

Le multiplicateur expérimentera les différentes sortes à des époques différentes; ainsi les B. Knightii et stenophyllaj toujours verts, prennent par rameau aoûté, et le B. virescens par rameau herbacé.

Greffage. — Le sujet sera un plant fluet de rÉpine-vinette ordinaire. Greffer au collet, plutôt au-dessous, par placage ou demi-fente ; sous verre, au mois d'août. Après soudure et nourrice sous

châssis, la plante remise en pleine terre sera buttée.

Le greffage est appliqué aux variétés rebelles au bouturage et aux raretés ; par exemple aux B. diaphana eipurpurea Egbertii. Donnera celui-ci, comme sujet, le B. purpurea, plant de semis.

Pépinière. — Tout terrain pour les variétés à feuilles caduques ; terre de bruyère, alluvions et tourbe pour les autres.

Les espèces rustiques sont livrées à la pleine terres par lignes à 0"*,35 sur 0'",50.

ËleVer dans les abris-ombrelles les espèces vertes tenues en godet, puis en petit pot et installées par planches à l'air libre.

Les maniements et livraisons deviennent plus faciles, la plante étant mise en pot ; aii cas de température contraire, un abri la protégera.

Répétons que le semis de rÉpine-vinelte à feuille pourpre oblige à un tria{:i;e consistant à retirer les plants non pourpres, dès le début de la végétation ; ceux-ci seront rejetés ou utilisés ailleurs.

Par sa nature^ TÉpine-vinelte est propre à border les pépinières en plein champ.mais loin des blés.

Parmi les espèces à feuilles persistantes, les B. Dartoini et stenophylla ont déjà fait leurs jHreuves sur les bâches de la forcerie. La pépinière devra donc en préparer l'élevage en pot de moyenne dimension.

Érable. — A

cer.

Beaux arbres rustiques, d'avenue, de parcs d*ornement ou forestiers ; feuilles larges, découpées ou

colorées ; fleurs printanières. Quelques espèces asiatiques en arbrisseaux, au feuillage décoratif.

Semis.— Durée germinative de la graine : huit mois. L'hectolitre pèse de ^0 à i5 kilogrammes.

Stratifier en décembre-janvier et semer en pleine terre, au mois de mars, à la volée ou par rayons ; recouvrir aussitôt au printemps suivant.

Repiquage des plants faibles ou étiolés par le fait d'un semis trop dru.

Semée plus tard, la graine lève l'année suivante. I Les graines des Érables blancs américains : Acer

Lj. eriocarpum,.., semées aussitôt récoltées, en juin,

;r lèvent de suite si elles n'ont pas séché.

p Les espèces d'Erable se reproduisent fidèlement

^ par le semis : Acer campestre^ pseudo-plalanus^

^ tataricum, macrophyllum..., de la série : fleurs en

f grappes; les A. platanoides, Isetum, opulifolium

h ou neapolitanum^ monspessulanum^ saccharinum^

[*, eriocarpum, rubrum..,, série: fleurs en corymbes;

et les Acer japonicum^ polymorphum^ de la série r^ japonaise.

^ Cependant certaines variétés sont plus vigoureuses

greffées, ou provenant du marcottage.

': L'Érable sycomore à feuille pourpre se reproduit

plus exactement par la greffe que par le semis. ' Un bon type d'Érable plane de Schwedler^ isolé de

tout contact sexuel, fournit des semences qui reproduisent la variété.

Marcottage et Bouturage. — Cette double opéra- \\ tion est applicable aux A. pensylvanicum^ macro-

phyllum^ colchicum ou Ixtum^ palmatuniy et à la

tr

i, majeure partie des espèces asiatiques.

Souches mères « rabattues » et buttées au priatemps ; séparage à la chute des feuilles.

Couchage simple des rameaux de souche ; incision sous un œil, en terre. Mélange de bonne terre au couchage et au bultage.

En mai-juin, couchage par rameau herbacé des Érables japonais avec des brins vigoureux, en sol frais.

Repiquage comme bouture des plants faibles.

Bouturage de rameaux à talon, préparés pendant l'hiver, piqués au printemps, en terre fertile.

Greffage. — En général, greffer les variétés sur leur type spécifique ; nous signalerons quelques exceptions.

Ëcussonnage ordinaire ou par incision renversée ou par rameau avec embase (fig. 183), soit au printemps , à œil poussant, soit au mois d'août, à œil dormant. Les greffes par rameau jeune ou âgé de deux ans prennent également en mars-avril ; rez terre ou sur tige.

L'opération sous verre se fait en février-mars, sur jeune plant mis en pot l'année précédente.

L'Érable champêtre, A. campestre^ reçoit par greffage ses sous-variétés; parmi celles-ci, lesjE. compacte et de Schwerin préfèrent à l'écusson la greffe par approche.

Fig. 183. — Greffe sous écorco par rameau avec embase. — Érable jaspé {Acer).

En général, l'Érable sycomore, A- pmido-pioiaritu est le sujet qui sympathise d'abord avec ses varit^tés, ensuite avec les divers groupes, à œil dormant; ainsi l'Acer Ginnala, sous-variété de TAcer tataricum, se greffe mieux sur l'Érable Sycomore que sur son type.

L'Érable rouge, A. rubrum, et ses variétés ont plus d'af6nité avec l'Érable sycomore et semblent gagner en robusticité à son contact.

Sur le plant de Sycomore viennent également se greffer les Acer arginatum^ insigne^ Lobeiii, Rafinesquianujîiy tataricum, Von VolxemL,.

L'Érable jaspé, k. pensylvanicumy vit sur le Sycomore par l'écussonnage de bourgeons anticipés ou de petits rameaux munis de leur embase {fig^ 183). Ici, le greffage en pied met en évideece la lige ornementale de l'arbre.

L'écussonnage des variétés de l 'Érable plane, k. piatanoides^ réussit à œil poussant sur leur type avec des rameaux conservés au silo.

Greffé sur l'É. plane, l'Érable lisse, A, i^vigatum, est plus vigoureux que franc de pied.

L'Érable de Wagner se marie avec l'Érable à fruit cotonneux, A. eriocarpum, dont il est sorti, et celui-ci avec l 'Érable-Sycomore.

L'Érable de Colchide tricolore se reproduit par l'écussonnage sur son type; celui-ci et ses dérivés sympathisent avec le Sycomore.

Les variétés très vigoureuses d'Érable seront greffées, en plein air, par écusson avec incision renversée; l'œil greffon sera simple ou choisi sur des rameaux de l'année précédente [fig. 184). Réunir et

écimer alors les rameaux du sujet dés qu'il sera écussonné.

L'onglet de l'Érable ayant le défaut de se dessécher promptement, il faudra réserver, au début de la végétation, quelques rameaux herbacés sur cet onglet pour y appeler la sève, puis les pincer à trois yeux et les supprimer plus tard.

. Les variétés d'Ërables polymorphe et palmé sont greffées dans l'aubier, de biais, à l'étouffée, sur le type A. polymorphum, qui est multiplié par couchage, semis, bouture. Les Japonais les traitent par approche en travers et par écusson boisé.

Pépinière. — Tout terrain, même calcaire, à l'exception des espèces asiatiques qui préfèrent alluvions tourbeuses et terres de bruyère.

Ouvrir des sentiers d'aérage dans les carrés compacts.

Plantation à QrfiO sur lignes distantes de O'^yTO.

Recepage la seconde année ; ébourgeonnement sévère; dressage de la flèche.

Ëiagage modéré, surtout au centre des carrés. Con^ server la cime aux arbres dits d'alignement.

Contreplanter les sujets dont la racine se dénude.

Les plants qui s'élèvent difficilement seront employés ou vendus pour taillis, sous-bois, broussailles;

Fig. 184. — Rameaugreffon de deux ans; Érable {Acer) (a, bourgeon écusson ; bf greffon de l'écus* son avec embase).

456 ÉRICA.

contreplanter de beaux jeunes sujets bien faits, pour l'usage de gros arbres de remplacement.

Trier les semis des différents Érables à feuille pourpre et placer à part les plants qui ont le mieux conservé le caractère de la variété.

ârica. — Erica.

Charmantes bruyères au feuillage délicat, léger de ton, se confondant avec une inflorescence tubulée, campanulée, urcéolée, au coloris frais et tendre..., la coquetterie de nos serres et du marché aux fleurs.

Une série d'espèces indigènes n'est pas moins élégante dans ses frondaisons miniatures, qui ajoutent aux délices des sous-bois et donnent à la lande fleurie un air de fête, parfois mélancolique quand le soleil quitte l'horizon.

Semis. — Procédé peu usité, sauf par les chercheurs de nouveautés.

Répandre, la graine sur une terrine bien drainée, remplie de terre de bruyère passée au tamis fin. Répandre, avec la semence, du sablon et de la poussière de charbon ; couvrir d'une feuille de verre et porter sous châssis, sur couche de + 18".

Repiquer sur cette même couche ; écimer les plants non ramiGés.

Pourraient être traités par le semis les Éricas indigènes: E. carnea^ ciliaris, cinerea, multiflora, scoparitty tetralix^ vagans, vulgaris^ de pleine terre, et l'E. arborea^ plante d'orangerie ; enfin l'Erica capensiSy plante du Cap dont les nuances varient du carné au pourpre et au cocciné.

ÉRICA.

Bouturage. — Les souches mères, taillées à Tautomne et rentrées en serre, vont se couvrir de jeunes pousses qui serviront au bouturage si la sommité des rameaux de jeunes plants n'y suffit pas.

Longues de 0°*,03 à 0",04, ces ramules seront effeuillées à la base et piquées par potées et caissettes de 150 à 200; drainer le fond avec des tessons recouverts de petites mottes ou débris de terre de bruyère, et saupoudrer la surface avec sablon, charbon pilé, sulfate de cuivre en poudre.

Le thermomètre marque environ-!-20*. Aérer graduellement à la reprise, elle arrive au bout de quarante à cinquante jours.

Ombrer, essuyer la buée ; bassinages modérés à la pomme, sans calcaire.

Transporter récipients ainsi garnis dans la serre froide.

En mai-juin, pendant la sève, repiquage en godets dits 5-7, remplis de terre de bruyère ; pincer une ou deux fois les pousses qui s'allongent.

Nouveau rempotage du i5 mars au i5 avril, en poterie de 12-15, placée sous châssis, en plein terreau.

Deuxième quinzaine de mai, par un temps pluvieux,

Fig. 185. — Rameau ûeur de l'Érica.

458 ÉRYTHRINE.

— les gelées n'étant plus à craindre, — les plantes sortiront de la serre ou resteront en bâche dépanneautée sous une claie; un mois plus tard, enterrer les pois au demi-tiers, bien espacés et en plein soleil,

A chaque remaniement, pincer les brins qui doivent ramifier.

Pépinière. — Terre de bruyère riche en humus, sans calcaire.

Cultiver en serre basse, à deux versants; placer les plantes sur tablette élevée, à proxiaiité du vitrage; température à zéro, jamais au-dessous. L air et la lumière sont indispensables aux variétés qui buîssoonent en hiver pour fleurir au printemps.

Soufrer tous les quinze jours contre le blanc.

Arrosages au goulot, seringages de la serre.

Tels sont les principes de culture de rétablisse me ot Gentilhomme, qui expédie chaque année, de Vincennes, par centaines de mille les jolis Krica nmputlacea^ Bowieana^ candidissima^ Cavendîs/nana, cttbitat globularis major ^ gracilis^ hyemuîis, mammosa^ margaritacea.monadelpha^persoluta aiba^ tricolor, Wilmoreana et ses variétés, toutes espèces à corolle tubulée, campanulée ou urcéolée {flg. 185}.

Érythrine. — Erythrinu.

Arbrisseau faiblement épineux, à feuillage ailé, épais, resplendissant par ses grappes terminales dressées, carmin vermiilonné ou ponceau, d'autant plus éclatantes que Tétendard de la fleur est plus ample que la carène et les ailes.

ÉRYTBRINE. 4S9

Belle plante à isoler sur une pelouse, tout l'été.

Semis.. — La graine trempée ou stratifiée sera semée en terrine remplie de terre de bruyère sableuse et placée sur une tablette de la serre.

Repiquer fin été, en godet, et hiverner sous châssis, sur couche un peu tiède.

Procédé appliqué aux Erythrina crista-galli, corallodendron ou spinosa.

Bouturage. — Les variétés sont reproduites par le bouturage de j eunes pousses herbacées cueillies en mai sur une souche mère mise en végétation, et aussitôt piquées sous cloche, dans la serre.

Repiquage en godets rangés sur un lit de cendre de houille, afin d^éviter un excès d*humidité.

Avec le climat provençal, hivernage à l'air libre, le pied butté et non exposé à l'humidité stagnante.

Greffage. — Sur l'Ërythrine crête de coq, E. cristagalli^ le greffage rendra trapus en végétation, exubérants en floraison, les Ér. Madame Bellanger, Monsieur Barillet^ à rameaux étalés.

Greffage en demi-fente, sous verre ; mai et septembre.

Greffer ou bouturer les Erylhrina compacta^ cornutay carnea, corallodendron.

Pépiniôre. — Terre de jardin, perméable sans excès d'humidité, plein soleil. Climat tempéré.

Culture en pots assez profonds, rangés par planches, à l'air libre, bien lumineux.

Faillis épais; arrosages fréquents au canon.

Hiverner en serre froide ou dans l'orangerie, où les arrosages seront faibles et rares.

Tailler les plantes à la sortie et à la replantation du printemps.

460 ESCALLONIA.

Région sud : culture libre. Replantation en pépinière pour conserver le chevelu aux racines.

De la môme famille, le Glianthus Dampieri^ soudé au Baguenaudier, Colutea arborescens, par le greffage embryonnaire, prend vigueur et floraison pour la vente de « plantes fleuries ».

La Swainsonia, arbuste fruticuleux et florifère, ne redoutant pas la sécheresse, réclame le semis immédiat et surtout le bouturage herbacé, sous cloche, au printemps.

Escallonia. — Escallonia.

Arbuste à feuillage visqueux, persistant, ornemental par ses panicules terminales de fleurs blanches, roses ou pourpres, de juin & septembre. Climat provençal.

Semis. — Semer en février les graines stratifiées cinq ou six semaines plus tôt; opérer en caissette ou terrine sur couche chaude et sous verre. Repiquage dès la troisième feuille, en godet, sous ch&ssis.

Procédé applicable aux Escallonia floribunda^ macrantha, rubj^a^ stenopetala.

Harcottage. — Au printemps, buttage et taille courte de la mère ; éclatage fin été, couchage de rameaux jeunes, avec incision, en terre de bruyère.

Bouturage. — De mai en juillet, rameaux semiherbacés piqués sur couche tiède sous châssis. Quelques espèces, E. discolor, pterocladon^ revoluta^ I prennent bien en juillet-août, avec rameaux déjà à

l'état d'aoûtement, dans la serre tempérée.

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