‹ La perforation intestinale typique: Diagnostic et traitementChapitre 27 sur 29 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Dans les deux observations publiées dans ce travail, l'intervention fut suivie de guérison, il n’en est malheureusement pas toujours ainsi et loin de là, malgré une opération souvent précoce. Mais il ne faut pas oublier que l’on intervient le plus souvent chez des malades, atteints de typhoïde grave, très affaiblis eltsoumis encore à l’infection éberthienne. Ainsi les résultats sont encore peu brillants.

Les statistiques de Michaux en 1908 concluaient à une mortalité de 81 %, et parmi les 49 malades guéris élaient comptés les typhiques atteints de fausses perforations, chez lesquels l'intervention s’était bornée à une laparotomie exploratrice.

A cette même époque les statistiques allemandes et américaines fournissaient des chiffres de 30 à 35 % de guérisons.

Buizard dans sa thèse de 1909 obtient dans sa statistique 27,41 %, mais dans les cinq dernières annécs c'est-à-dire de 1904 à 1909, il arrive à 35,37 % de guérisons.

Stewart sur huit cas opérés a deux guérisons.

Gueulelte en 1924 depuis 1908 a recueilli 280 cas de perforations avec 38 % de guérisons.

Lenormant et Wilmoth dans les 10 cas qu’ils ont publiés dans la Presse Médicale du 5 août 1931 ont 3 guérisons; d’ailleurs un de leurs malades étant dans un état très grave, ils ont dû se contenter de faire une simple laparotomie avec drainage.

Il semble donc que dans ces dernières années le pourcentage de guérisons augmente. On ne reste pas moins autorisé à prévoir des résultats meilleurs encore grâce à une collaboration plus intime du médecin et du chirurgien et à la crainte toujours moins grande de l’intervention qui sauve.

De quoi meurent les opérés. Soit des suites opératoires ; souvent très affaiblis ils ne peuvent faire les frais d'une opération même courte, et meurent quelques instants après une simple laparotomie faite à l’anesthésie locale.

Dans un bon nombre de cas c’est la péritonite ou ses complications (paralysie intestinale, occlusion) qui les emporte.

Mais il faut rappeler qu'avant tout, ces sujets sont des typhiques et que le chirurgien traite la perforation et la périlonile, mais est tout à fait impuissant pour arrêter le cours de la typhoïde en cours, et empêcher ses nouvelles complications. La iyphoïde à elle seule tue 17 à 20 % des malades qui en sont atteints. Le chirurgien ne peut en partie que prévoir les complications locales inteslinales qui pourraient survenir, c’est pourquoi lintervention n’est complète qu'après avoir isolé l’anse in-

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