‹ La Périchole, comédie en un acte, mêlée de chantChapitre 10 sur 22 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LE VICE-ROI, mai.

Elle est partie... et je ne l'ai pas vue !.. Comme elle doit être irritée contre moi! .. et j'ai pu souffrir qu'un valet la chassât pour ainsi dire de mon palais... elle que j'ai tant aimée!.... ( Plus- bas. ) Elle que j'aime encore !... elle qui était venue !.. Oh ! mon oncle grondera s'il le veut, je sens qu'il m'est impossible de vivre sans cette femme... elle est mon ame , ma raison , mon courage!... Par son esprit, par ses tatens, par ses caprices même , elle m'anime de toutes les facultés qu'elle

a reçues du ciel... Sans elle , je ne serais rien rien qu'un

obscur vice-roi et depuis qu'elle manque à ma vie... Ce

salon est encore plein de sa présence; c'est ici, dans l'intimité, et lorsque mes travaux m'empêchaient d'aller la voir au théâtre, qu'elle venait me charmer et me rendre toutes les illusions de la scène par son admirable talent...

Air de la Sylphide. (Mme Duchambge.)

Pour moi quelle souffrance!

Quand j'ai clù la bannir, Partout desa présence Je trouve un souvenir.

Plus de bonheur sans elle...

Mais, regrets superflus, En vain ma voix l'appelle, Elle ne viendra plus !

{Pendant lu ritournelle de l'air.) Mais s'il étail vrai qu'elle m'eût trahi ! . . . Ali ! Léonora ! . . . Léonora !. . .

(A peine a-t-il prononcé ce nom , que la Périchole paraît à la porte société, et s'avance doucement derrière le divan où le vice-roi est a

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