‹ La Perichole operabouffe en deux actesChapitre 14 sur 88 · PI OU IL L O · texte numérisé non relu

PI OU IL L O

Les voilà bien I...

LA PÉRICHOLE, rejetant la loucoupe aur le tapis.

Nous quitter pour courir après deschiens savants !... pour aller écouter une musique de saltimbanques !...

EUe prend les quatre coins du tapis et le mot sous son bras aree tout ce

qu'il contient.

PIQUILLO.

Tandis que nous... qui représentons l’art...

LA PÉRIC.HOL E.

L’art sérieux...

PIQUILLO.

Ou nous laisse là... seuls tous les trois...

Comment, tous les trois ?...

PIQUILLO, comptant sur ses doigts.

Eh bien, oui... toi, moi, et l’art.

LA PÉRICHOL E.

Ah!...

PIQ UILLO.

Pauvre art I... après ça, tu sais... de nous trois... c'est encore lui le moins à plaindre... car enfin... l’art... il est immortel... Et alors, n’est-ce pas... étant immortel, il n’a besoin ni de déjeuner, ni de souper... tandis que nous... qui en avons besoin, nous n’avons pas déjeuné, nous...

El quant à souper, nous nous en passerons...

PIQUILLO.

C’est probable.

Qu’esl-ce que tu as, loi ?

PIQUILLO, cherchant dans ta poche.

Moi, je n’ai rien...

Ce n’est pas assez...

Et toi, qu’est-ce que lu as? ,

Moi, j’ai... je commence à avoir un peu d’appétit...

PIQUILLO.

C’est trop...

Je le sais bien que c’est trop, mais ce n’est pas ma faute...

. PIQUILLO.

O mon amante !...

LA PÉRICHOLE, se jetant dans ses bras.

O mon amant I...

PIQUILLO.

Tu m’aimes au moins?...

Oui, je t’aime !...

PIQUILLO.

Puisqu’il ne nous reste plus l’un à l’autre que toi à moi, et moi à toi... dk-le-moi encore une fois que tu m’aimes...

LA PÉRItlIOLE.

Eh! oui... je t’aime !...

PIQUILLO.

Parce que, vois-tu... tout ça, au fond, ça me serait encore bien égal, si je n’avais pas là une idée qui me tracasse...

Quelle idée?... voyons...

PIQUILLO, avec conviction.

J’ai peur que ça ne l’ennuie de ne jamais rien avoir à manger...

Moi!... par exemple!...

PIQUILLO.

Oui... j’ai peur qu’à la longue,..

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