‹ La Perichole operabouffe en deux actesChapitre 2 sur 88 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GUADALENA, BERGINELLA, MASTRJLLA, Péruviens et PÉRUVIENNES, QUELQUES INDIENS.

Au lever du rideau, grande foule et grand mouvement. — Des Péruviens et Péruviennes boivent attablés ou debout; d'autres jouent, — Pendant le chœur, les trois cousines vont et viennent et versent â boire.

CHŒUR

Du vice-roi c’est aujourd’hui la fêle,

Célébrons- la;

D’autant que nous sommes, à tant par tête,

• Payés pour ça.

On nous a dit : Soyez gais,

Criez... si vous criez bien ,

Tout le jour vous boirez frais,

Sans qu’il vous en coûte rien.

Du vice-roi c’est aujourd’hui la fêle, etc.

Les trois cousines descendent sur le devant de le scène.

COUPLETS

GUADALENA *.

Promptes à servir la pratique,

Nous sommes trois cousines, qui Avons ouvert cette boutique,

Pour y vendre du riquiqui.

Qui veut du vin ? Buvez ! buvez !

c HOC OR.

A nous ! à nous ! versez, versez !

GUADALENA.

Il n’est pas dans tout le Pérou,

Ni dans les nations voisines,

Il n’est pas de cabaret où L’on fasse plus gaîment glou-glou Qu’au cabaret des trois cousines'.

CHOEUR

Ah ! qu’on y fait gatment glou-glou,

Au cabaret des trois cousines !

MASTRILLA , passant au milieu **.

Adressez-vous à la deuxième,

Si la première n’est pas là ;

* Berginella, Guadalena, Mastrilla.

** Berginella, Mastrilla, Guadalena.

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