MORCEAU
« O mon cher amant, je te jure « Que je t’aime de tout mon cœur;
' La Périchole, Panatelias, Don Pedro, Don Andrès.
« Mais, vrai, la misère est trop dure, a Et nous avons trop de malheur !
« Tu dois le comprendre toi-même « Que cela ne saurait durer,
« Et qu’il vaut mieux.. (Dieu ! que je t’aime !)
« Et qu’il vaut mieux nous séparer I « Crois-tu qu’on puisse être bien tendre,
« Alors que l’on manque de pain ?
« A quels transports peut-on s’attendre, a En s’aimant quand on meuN de faim ?
« Je suis faible, car je suis femme,
« Et j’aurais rendu, quelque jour,
« Le dernier soupir, ma chère âme,
« Croyant en pousser un d’amour, o Ces paroles-là sont cruelles,
« Je le sais bien... mais que veux-tu ?..
« Pour les choses essentielles,
« Tu peux compter sur ma vertu.
« Je l’adore !.. Si je suis folle,
« C’est de toi !.. Compte là-dessus,
« Et je signe : la Périchole,
« Qui t'aime, mais qui n’en peut plus !..
Parait Don Andréa sur le seuil de sa petite maison. Il tient un sac de piastres à la main.
Me voilà , moi 1