‹ La Perichole operabouffe en deux actesChapitre 46 sur 88 · CHOEUR DE FEMMES · texte numérisé non relu

CHOEUR DE FEMMES

... \ Oui, oui, oui, oui I ,

On quitta la tabla que les clercs enlèvent.

LES NOTAIRES, avec une grande gaieté.

C’est fini, mes petils amis,

Au nom de la loi, vous êtes unis !

/ CHOEUR

Au nom de la loi, vous êtes unis I

Les notaires descendent A gauche.

CHOEUR

Le beau mariage Que nous voyons là !

Le joli ménage Que cela fera !

Que la vie est belle,

Quand le vin est bon I J’ai dans là cervelle Des airs de chanson !

LA PÉRICHOLE , A Piquillo.

Donnez-moi la main, cher seigneur.

PIQUILLO.

Je vous la donne de bon cœur I

Vous me paraissez un peu gris.

PI QUI LLO.

Ma belle, c’est que je le suis.

r i CHOEUR.

Gai ! gai I mariez-vous !

Vivent les deux époux !

DON ANDRÈS, venant au milieu avec Panatellns, bas*.

Et maintenant, séparez-les,

Et qu'on les conduise an palais I

* Les notaires, Don Pedro, Don Andrès, La Périchole, Piquillo, Panatellas, Mastrilla, Guadalena, Berginella.

LA P ÉRIGIIO LE

PAN AT E L L A S , bas.

Séparément ?

DON ANDRÈS , bas.

Ccrlainemenl.

Ils sj séparent. — Don Andrès retourne A la gauche de la Péricholo et Punctellas A la gauche de Piquillo.

CHOEUR *

Il «c fait tard, la nuit est noire ;

, Qu’on les reconduise chez eux 1

Allons, partez... tout porte à croire Que vous serez heureux tous deux 1

Pendant ce choeur, les assistants se sont écartés et laissent un vide su milieu du théâtre. Entrent alors de droite et do gauche deux riches palanquins portés -chacun par quatre hommes. Don Andrès fait monter la Périchole sur celui do gauche, et Piquillo est poussé par Panatcllas sur celui do droite. — Alors les porteurs enlèvent les palanquins sur leurs épaules.

**PIQUILLO, reprenant A tuê-tète le motif de la Jeune Indienne. Un an plus tard, gage de leur tendresse,

Un jeune enfant dort sous un parasol.

Et ses parents chantent avec ivresse :

Il graridira, car il est Espagnol !

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