‹ La Perichole operabouffe en deux actesChapitre 56 sur 88 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PIQUILLO, seul.

Comment z’à madame !... c’est de l’ironie !... Si peu d’éducation que j’aie reçu, je m’aperçois très-bien que c’est de l’ironie... mais ça ne fait rien, j’aurais tort de me fâcher.... C’est en écoutant comme ça les personnes, et en les écoutant sans me fâcher, que j’arriverai peu à peu à me rappeler les choses et à me rendre compte de ma situation... Si je les arrêtais, les personnes, et si je leur demandais : Qu’est-ce que je fais ici?... Si je leur demandais ça tout bêtement, j’aurais l’air d’une bête... tandis qu’en ne demandant rien et en écoulant... Voyons un peu, voyons... Je sais déjà que j’ai épousé une femme... c’est très -bien... Quelle est cette femme!... je nVn sais rien... mais, d’ici à peu de temps sans doute, je rencontrerai des gens qui me le diront.

Musique â l’orchestre, — *■ Les ridenux «'ouvrent — Des courtisans on-

LA PÉ RICIIOLE

trent successivement per le fond de gauche et de droite, et viennent entourer Piqnillo snns rien dire et en se le montrant du doigt»

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