ACTE DEUXIÈME
circuler me l’ont éhanté trois fois tout à l'heure. Comme j'ai ' un fonds d’honnôteté, je ne me soucie pas qu’ils me le chantent une quatrième fois. — Donc bonjour !
Il fait un mouvement pour t'en aller.
PANATELLAS, le retenant*
Doucement...
Quoi encore ?
PANATELLAS
Une formalité... une petite formalité de rien du tout. —
C' ttc femme, que vous avez épousée, il faut que vous la présentiez.
PIQUILLO.
Que je la présente!., cl à qui ?
DON PEDRO
Mais à la cour... au vice-roi.
PIQUILLO.
Comment! moi, le mari, il faut que je présente ma femme...
DON PEDRO
Vous ôtes surpris?
„ PIQUILLO.
Un peu. ..'mais j'ai tort. — Chaque paysages usages... Et comme cela, au moins, je ne partirai pas d’ici sans l’avoir vue, ma femme I
DON PEDRO
Ah ! elle est jolie.
PIQUILLO.
Vraiment ?
P ANATELLAS.
Elle est très-jolie. — Vous verrez ça tout à l’heure. Quand elle entrera, vous la prendrez par la main et vous la présenterez à Son Altesse, en disant : Altesse, je vous présente la marquise. — Son Altesse vous répondra probablement : Bien obligé.
PIQUILLO.
Et ce sera tout?
LA PJÉR1GHOLE
PANATELLAS
Ce sera tout. — Vous serez libre. •
PIQUILLO.
Et je pourrai courir après la feinmo que j’aime?
DON PEDRO
Tant qu’il vous plaira.
PIQUILLO.
Dépêchons-nous alors... Est-ce bientôt ceite présentation?
• Ritournelle du morceau suivant. — Les rideaux s’ouvrent. PANATELLAS. 0
C’est tout de suite... Voici Son Altesse, cl tout à l’heure votre femme.
Il remonte avec don Pedro, et tous sortent par le fond à gauche, pour rentrer avec le vice-roi.
PIQUILLO, riant.
51a femme!... (a lui-même.) Ça me fait tout de même quelque chose de la voir... pas grand’ chose... mais quelque chose 1
Entrent par le fond, de droite et de gauche, les dames de la cour et les courtisans, qui se rangent dé chaque côté de la scène. — Un huissier les suit et reste nu fond.