‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 160 sur 299 · Lenormant. Revue de dur., février 1907, p · texte numérisé non relu

Lenormant. Revue de dur., février 1907, p

anses, on les réduisit et on referma la paroi. Aucune réaction péritonéale ne se produisit. Le malade guérit.

Éventration. — M. Lenormant rapporte 4 cas d’éventrations post-opératoires dus à MM. Bryant, Jaboulay, Jeannel et Poncet. Il pense que cet accident est dû à la technique employée; aussi conseille-t-il, pour obvier cà cette complication, de fixer le côlon à la paroi pelvienne postérieure et latérale et non à la paroi abdominale antérieure.

Occlusion intestinale post-opératoire. — L’occlusion intestinale peut se produire après la colopexie de deux façons : par coudure de l’anse fixée ou par volvulus si le côlon est très long et très mobile. Pour l’éviter, von Eiselsberg, dit M. Lenormant, a réséqué le côlon pelvien, Herzen et Rotter ont établi une anastomose entre ses deux extrémités.

2° Complications tardives. — Parmi les complications tardives de la colopexie nous ne signalerons que les récidives. Elles se produisent parfois au bout de quelques semaines, le plus souvent au bout de quelques mois. Elles permettent la réapparition de tous les troubles qui ont conduit à la fixation du côlon et nécessitent une nouvelle intervention.

ABLATION DES CANCERS DU RECTUM (Voie sacrée)

Méthode coccygienne de Kocher. — Méthode sacrée de Kraske.

Méthode ostéoplastique avec résection temporaire du sacrum de Rydygier.

L’ablation des cancers du rectum par la voie sacrée reste encore une très grave opération dont les résultats sont subordonnés non seulement à la technique, mais encore à la direction des soins post-opératoires.

Qu’on ait fait la résection ou l’amputation, les malades doivent être l’objet de soins minutieux et dévoués de la part du chirurgien.

CHIRURGIE DE L'INTESTIN

SOINS CONSÉCUTIFS

, Le repos le plus absolu sera conseillé les premiers jours. Le malade sera alimenté avec du bouillon, des œufs, un peu de vin et des peptones préparées. On évitera le lait, qui donne de la diarrhée; ces malades, en effet, doivent être constipés pendant n à 20 jours.

Le pansement sera refait plusieurs fois par jour, toutes les 2 à 3 heures environ et chaque fois on fera un lavage local à l’eau bouillie ou salée, au lysol à 1 pour 100 ou avec une solution d’acide salicylique à 10 pour 100. A chaque pansement il faudra bien examiner la plaie et à la moindre rougeur faire sauter 1, 2 ou plusieurs points de suture si on n’a pas drainé. Puis le malade sera pansé à sec à la gaze phéniquée, iodoformée ou thymolée. Dans les cas où l’infection s’étend rapidement, Mikulicz conseille le bain permanent.

La position à donner au malade n’est pas indifférente. Dans un des cas de Hochenegg, raconte Martin du Pan('), le malade est mort de péritonite par la faute du médecin qui faisait le pansement. Il avait, dit-il, placé le patient en position genu-pectorale, de sorte qu’un abcès périrectal s’est ouvert dans le péritoine, au lieu de s’écouler par la plaie. Pour éviter ces accidents dus à la rétention de pus, certains chirurgiens, comme Kocher, laissent la plaie largement béante jusqu’à l’intestin et tamponnent avec de la gaze iodoformée.

Les douleurs opératoires se calment en général assez vite. L’opéré ne souffre guère après 2 ou 3 jours, à moins de complications.

Il faudra être également très circonspect dans l’administration des lavements. Notre maître M. Morestin(*), a vu un lavement donné inintelligemment déterminer une cellulite

Page 1