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CHAPITRE XII

PLAIES ET CONTUSIONS DU FOIE (Suture et tamponnement)

Toute solution de continuité du foie est traitée de nos jours par la suture ou le tamponnement, suivant les cas. La suture seule est peu recommandable, et il est toujours prudent de la doubler d’un léger tamponnement.

Les suites opératoires sont très délicates dans l’un et l’autre cas, car, si le malade a pu échapper à l’infection primitive de la plaie, il est de toute importance de ne pas l’infecter secondairement.

Il est difficile de fixer des dates pour l’ablation des drains et des mèches. Cette manœuvre sera subordonnée à l’abondance du suintement. En général, il ne faut guère toucher au pansement avant 48 heures, pour permettre aux adhérences péritonéales de constituer, au-dessous du foie et du pansement, une barrière qui séparera la plaie opératoire de la grande cavité péritonéale. Au 3e jour, on pourra enlever les drains et les mèches, et la plaie sera bourrée simplement à la gaze stérilisée.

Un léger suintement bilieux pourra se produire les jours suivants. Il cesse en général spontanément, comme dans les deux cas que nous avons eu l’occasion d’opérer et de guérir en 1901 (*).

1. Salva Mercadé. De l’intervention précoce dans les traumatismes du foie. Revue de Chir., 1002. n* 1, janvier, p. 89.

KYSTES HYDATIQUES DU FOIE

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Les suites et les accidents post-opératoires sont les mêmes qu’après les laparotomies en général. Leur gravité est en relation directe avec le degré d’infection de l’agent traumatisant.

C’est aux cas les plus graves que se rapportent les abcès sous-diaphragmatiques , les abcès du foie , les pleurésies purulentes, les septicémies péritonéales , qu’on a signalées. Ces complications seront traitées par l’ouverture secondaire et le drainage.

KYSTES HYDATIQUES DU FOIE

Les kystes hydatiques du foie peuvent être traités chirurgicalement pai marsupialisation, par énucléation, par la réduction sans suture, par la réduction avec suture. Nous nous proposons d étudier ici les effets et les accidents inhérents à chacune de ces méthodes, sans avoir d’autre but que celui de

les reconnaître facilement en clinique et d’en enrayer le cours.

La première indication à remplir dans toute intervention pour kyste hydatique du foie, c’est de faire une ablation ou une évacuation complète, et de mettre le sujet à l’abri d’une récidive post-opératoire.

Nous avons, à l’heure actuelle, un moyen de vérifier la portée de l’intervention, dans l’étude de Y éosinophilie et dans le séro-diagnostic par la méthode de Weinberg.

MM. Chauffard et Boidin (*) ont montré que les éosinophiles, dans la maladie hydatique, se forment dans le tissu P nkystique, sous l’influence des poisons qui diffusent à travers la membrane. Ils joueraient un rôle antitoxique et s’opposeraient à la diffusion des poisons. Or, cette éosinophilie’

'• Chauffard et Boidin. Soc. Méd. des Hôp., i3 décembre 1907.

34a CHIRURGIE DU FOIE ET DES VOIES BILIAIRES.

abondante dans la maladie hydatique disparaîtrait subitement et définitivement dans les kystes complètement évacués.

Si donc elle persiste après l’intervention, il y a tout lieu de penser qu’il existe un kyste passé inaperçu, ou qu’il se produit une récidive. On conçoit tout l’intérêt de cet examen du sang pour le pronostic post-opératoire. Malheureusement cette méthode est souvent en défaut.

La recherche des anticorps spécifiques, par la méthode de fixation du complément, telle que l’a exposée M. Weinberg ('), est une réaction plus sûre; elle permet de constater, après comme avant l’opération, la présence d’anticorps dans le sérum, et ceux-ci peuvent être même mis en évidence plusieurs mois après l’évacuation du kyste ;mais ils disparaissent ensuite très lentement, si bien que, lorsque quelque temps après l’opération la réaction est de nouveau positive, il faut penser à une récidive. Il serait donc utile d’établir, après l’opération, une courbe qui montrerait la disparition graduelle des anticorps et renseignerait, par conséquent, sur l’évolution post-opératoire de la maladie hydatique.

Récidive post-opératoire. — La récidive est une complication commune à tous les kystes opérés quel que soit le procédé employé. Les précautions multiples qu’on prend à l’heure actuelle pour protéger le péritoine, les injections diverses conseillées pour stériliser le kyste avant de l’ouvrir rendent cependant cette complication de plus en plus rare. L’injection de formol à i pour ioo dans l’intérieur du kyste à la dose de 200 à 3oo grammes aurait à cet effet, d’après M. Quénu, une action parfaite en détruisant les éléments vivants au bout de cinq minutes.

Les récidives post-opératoires s’observent surtout dans la

paroi abdominale.

Dans les 14 observations d’échinococcose secondaire postopératoire rapportées par notre ami M. Cauchoix dans sa

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