SUTURES ARTÉRIELLES
La suture des plaies artérielles latérales ne présente aucune particularité à signaler. Elle réussit toujours et n’entraîne jamais de complications secondaires.
Les suites des plaies circulaires sont plus délicates. On peut rétablir la continuité du vaisseau par invagination, sur appareils prothétiques (Payr) ou directement.
La suture par invagination (méthode de Murphy) a donné de mauvais résultats (thromboses, embolies, gangrènes, rétrécissements). Elle est abandonnée aujourd’hui.
La réunion des deux bouts sur appareils prothétiques est encore plus délaissée.
Aussi n’envisagerons-nous que les sutures directes, les seules vraiment intéressantes.
Les suites de la suture artérielle sont relativement bonnes. La cicatrisation se fait normalement si la suture a été bien faite; aussi les complications sont-elles moins à craindre qu’on ne pouvait le penser.
Les hémorragies secondaires et les anévrismes n’ont pas encore été observés.
Le rétrécissement consécutif de l’artère est possible, mais sans inconvénients pour les grosses artères; les auteurs n’ont du reste pas encore signalé de gangrène par sténose.
La thrombose et les embolies sont les seuls accidents à rapporter. Elles entraînent une gangrène totale ou partielle suivant leur importance.
ANÉVRISMES ARTÉRIELS
Les anévrismes atteignent par ordre de fréquence l’artère poplitée, la fémorale, le tronc brachio-céphalique et les carotides, la sous-clavière et l’axillaire.
Nous envisagerons successivement chacune de ses variétés, en étudiant les suites des divers traitements opératoires qui leur ont été appliqués.