Mingazzini. Revue neurol., 14 mars 190S
rhystéro-traumatisme, l’infection opératoire ou la syphilis actionnée par la stovaïne, mais ne doivent pas être mis sur le compte unique de la stovaïne. Cependant, d’après Finkenlburg, certains éléments nerveux posséderaient une sensibilité spéciale vis-à-vis de la stovaïne.
a) Paralysies des membres inférieurs. — Constatées par différents chirurgiens (Trautenroth, Hildebrandt, Lang, Kœnig); M. Chaput n’a observé que deux cas d’anesthésie du fémoro-cutané.
M. Guinard (*) signale cet accident trois mois après l’opération. La parésie devint progressive et le malade mourut très rapidement.
Borszéky (de Budapest) (2) signale aussi comme accidents éloignés de l’anesthésie lombaire des troubles de la sensibilité et de la motilité dans les membres inférieurs persistant encore 9 à 18 mois après l’opération. Ce sont tantôt des fourmillements, des élancements, des œdèmes rendant la marche très difficile, tantôt des vertiges ou des douleurs rachidiennes.
(3) Paralysie des muscles de l'épaule. — M. Le Dentu (3) a observé une paralysie complète des muscles de l’épaule, qui a duré quinze jours à trois semaines.
y) Paralysie complète des quatre membres. — M. Reynier(4) en a rapporté un cas qui se produisit un mois après la rachistovaïnisation, mais qui guérit en quinze jours.
0) Paralysie du nerf moteur oculaire externe. — M. Chaput en signale 6 cas rapportés par Lœser, Scholer, Feilchenfeld, Vossius, Blanluet et Caron, auxquels il ajoute un cas qu’il a observé lui-même chez un sujet syphilitique, après une injection de 6 centigrammes. Il fait remarquer que ces accidents sont plus fréquents en Allemagne où on se sert de la novocaïne et de l’adrénaline.