‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 64 sur 299 · Chevalier. Soc. thérapeutique, 1904, in Th. de Z immer · texte numérisé non relu

Chevalier. Soc. thérapeutique, 1904, in Th. de Z immer

on avait bourre la plaie avec de l’acide borique pulvérisé. Le troisième jour apparaît un érythème diffus, accompagné de cyanose, sueurs, vomissements, refroidissement des extrémités. La température monte à 38°2 et le malade meurt dans le délire. A l’autopsie on trouve des ecchymoses sous-péricardiques et de la dégénérescence graisseuse du foie et des reins.

6“ NAPHTOL CAMPHRÉ

Le naphtol camphré si fréquemment employé en injections interstitielles et intra-cavitaires peut aussi produire des accidents. Les premiers cas signalés sont réunis dans la thèse de Robbaz('), qui reconnaît, après de nombreuses expériences, que les préparations anciennes ont un pouvoir toxique plus grand que le même médicament fraîchement préparé, et que le naphtol camphré est un poison convulsivant du système nerveux, pouvant déterminer en outre des embolies du côté de l’appareil respiratoire.

A la suite d’une observation rapportée par M. Guinard d) à la Société de chirurgie en 1904, où, après une injection de 2 5 c. c., on vit se déclarer des crises épileptiformes multiples qui déterminèrent la mort en moins d’une heure, la question des intoxications par le naphtol camphré fut soulevée à la Société de chirurgie.

M. Guinard en réunit 5 cas mortels. Dans 14 autres observations qu’il a rassemblées, les accidents ont été moins graves.

M. Périerf), cherchant à s’expliquer les cas signalés par M. Guinard, pense qu’il ne s’agit pas là d’une absorption simple, car le naphtol camphré est très peu diffusible, mais d’une pénétration par effraction dans le torrent circulatoire par les veines pariétales de la poche rompues. Et M. Quénu(‘)

Page 1