TABLEAU XI
Valeurs relatives de w pour SO?, celle de l'air à 17° étant prise pour unité dans la même paroi qu'au tableau X.
| max. min.
Ceci donne vraisemblablement l’image de ce qui se passe pour les gaz en général. Nous ne les avons étudiés dans ce mémoire que
dans la région précédant peu leur minimum et dans la région qui le suit en températures élevées. C’est comme si nous n'avions étudié l’anhydride sulfureux qu’à partir de 150°. On a retrouvé ainsi le même phénomène que pour l’air, l'hydrogène et l’anhydride carbonique: w croît rapidement avec T, puis se stabilise à une limite, une fois le minimum de débit franchi. Avant le maximum de débit, w augmente avec la diminution de T. L’encombrement des capillaires par les molécules de gaz est d'autant plus grand que la matière est plus froide, ce qui confirme ce qu’on observe sur le charbon de bois poreux qui absorbe intensément les gaz à la température d’ébullition de l’air liquide (—180° environ).
En opérant à des températures très froides (entre —180° et 0”, par exemple), on trouverait peut-être un maximum de débit pour l'air, l’anhydride carbonique, l'hydrogène, etc, puis une diminution comme pour SO?. Une expérience cruciale curieuse et qui n’est pas contraire à ces vues, est la suivante : dans un réservoir en « pyrex », on a placé 70 grammes de dégourdi de porcelaine sec (la même que celle de la figure 3). On a fermé le réservoir à la lampe, puis scellé dessus un tube long et fin. Le réservoir et son contenu ont été chauffés progressivement. Soit V le volume exact de gaz renfermé dans le réservoir. Quand on le chauffe, il se dilate